A la maison, Journal, Solo living

Comme une irrépressible angoisse

Voilà des mois que j’ai en tête d’acheter un appartement en France. J’ai même déjà visité une douzaine d’appartements en y sacrifiant des samedis entiers et en marchant des heures et des heures, parfois dans le froid et sous la pluie, car on est en plein hiver… de la motivation, j’en avais!

Photo de George Becker sur Pexels.com

Et puis, la recherche s’est enlisée. J’ai eu des problèmes de capacité de financement, une suite de visites très décevantes. Les prix sont élevés, les biens de médiocre qualité, le cadre de vie bétonné et bruyant. J’ai beaucoup de mal à avoir un coup de coeur et à me décider.

Je me suis toujours dit que si j’hésitais à prendre une décision, c’est que la réponse est « NON »!

Au fond de moi, je crois que ne suis pas prête à m’engager. Acheter un appartement signifie s’ancrer pour 5 ans minimum au même endroit, et je ne parviens pas à le faire. J’ai (encore) des envies d’ailleurs et pas envie de m’installer durablement quelque part. Ces dix derniers mois avec une vie sociale réduite à néant m’ont fait réaliser que ce que j’aimais à Paris était bien fugace. Plus de spectacles, de vie culturelle, de restaurants, pas d’amis à voir. Franchement, quelle était la différence entre Paris et Aurillac ces 10 derniers mois, à part le prix du loyer?

Je pense que je me sentirai mieux à l’écart du tumulte francilien, dans un endroit moins cher, avec une meilleure qualité de vie, plus d’oxygène mais avec des retours réguliers dans la capitale. Je ne veux pas me ruiner pour un appartement. J’aime trop la sécurité de mon compte en banque bien garni. Si j’économise encore quelques années, je pourrais m’acheter un appartement cash et songer à ma retraite anticipée, en Province.

Pourquoi pas m’installer en Normandie? Vernon n’est pas si loin. Ou alors demander une mutation dans l’Est? Le climat n’est pas optimum, mais les gens sont sympas. Tant que je ne suis pas loin d’un aéroport et d’une gare TGV, je crois que je peux être heureuse partout.

Et vous, ça vous angoisse d’investir dans votre résidence principale?

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Faire avec les moyens du bord

J’aurais pu profiter de la nouvelle année 2021 pour faire un défi « rien de neuf » ou de faire un « no buy » très strict pour toute l’année, mais je suis réaliste: je souhaite déménager en 2021, ce que je n’ai pas pu faire en 2020, en partie à cause de « vous savez-quoi », donc il est fort probable que je doive faire du shopping pour mon futur chez moi. J’ai donc opté pour un « no buy » plutôt light (détails ici)

Le but de ce type de challenge est de réfléchir intensément à chaque achat, de s’assurer qu’il apporte de la valeur à nos vies, pas de se priver. Nous vivons dans une société d’abondance, même en ces temps difficiles.

Pour autant, mon objectif d’achat immobilier nécessite le plus d’argent possible. Or ça ne pousse pas sur les arbres, donc j’économise et j’optimise tout ce que je peux. Je poursuis les ventes, non seulement pour débarrasser ce que je n’aime plus et pour garnir la cagnotte garde-robe, mais aussi pour réduire le volume du déménagement et faire des économies sur le cubage. Il n’y a pas de secret avec l’argent: soit on en gagne davantage (mon unique revenu complémentaire en dehors de mon salaire est mon activité de vente sur Vinted et Rakuten, je me suis aussi remise récemment sur e-bay, je n’ai pas la latitude de développer une activité salariée supplémentaire), soit on en dépense moins (je traque déjà tout superflu et je rationalise au maximum) et bien sûr, on place ce qui peut-être placé.

D’une manière générale, j’ai refermé le porte-monnaie et essaye de ne plus me laisser tenter par de nouvelles choses matérielles. J’ai officiellement 5 catégories de « no buy » en 2021.

Photo de Pixabay sur Pexels.com

Aujourd’hui, j’aurais envie et besoin de me séparer de mes rangements ouverts: d’une part, ça fait de la poussière et d’autre part, un de mes chats adore mette le bazar et croquer à belles canines dans tout emballage en carton ou en papier et en faire des confettis. C’est donc une nécessité de migrer le garde-manger dans un rangement qui ferme, à l’abri des félins. Seulement, avec mon prochain déménagement (oui, c’est mon obsession du moment), je n’ai pas envie de me faire livrer un meuble qui pourrait ne plus correspondre à mon espace d’ici 4 mois. Non seulement il y a le coût immédiat du meuble, mais il y aura aussi le coût potentiel de son déménagement, puisque c’est quelque chose que je ne pourrais pas trimbaler seule. Je vais donc réorganiser mes placards fermés existants (et vider, toujours vider) pour atteindre mon objectif.

Parfois, il suffit d’un petit ajustement pour se simplifier la vie! Dernier exemple en date: je n’ai pas de penderie dans mon entrée, et puisqu’on est en plein hiver, je porte un manteau, des gants, un bonnet etc. Je laissais traîner tout ce bazar sur une chaise. Et là, c’est le chat non papivore qui décidait de faire sa sieste sur mon manteau, le laissant plein de poils blancs. Merci minou. J’ai finalement réalisé que, dans ma fameuse entrée, j’ai la porte des toilettes et que je pourrais trouver une patère qui s’accroche à la porte. J’ai très vite trouvé mon bonheur chez Ikea pour 5€. Les manteaux sont désormais en hauteur, hors de portée des chats et je ne me suis pas encombrée d’un nouveau meuble. Ce n’était pas un gros investissement, mais clairement, il en valait la peine!

Et vous, vous êtes plutôt « je fais avec ce que j’ai sous la main » ou « la vie est trop courte, j’achète des solutions »?

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Besoin d’un « no buy » pour 2021?

Nouvelle année, nouvelles résolutions ? Je vois fleurir sur Youtube des vidéos sur cette tendance de fond : faire une diète shopping. Je gravite autour de ce sujet depuis quelques années, moi la shoppeuse compulsive. Et, la maturité aidant, je réussis de plus en plus souvent le challenge. Mais c’est difficile, tant la satisfaction immédiate de l’achat active les zones de récompense dans mon cerveau.

J’ai un bon salaire (évidemment chacun voit midi à sa porte), et je pourrais clairement dépenser plus, mais le shopping ne rend pas profondément heureux. Je veux avoir suffisamment de sécurité financière pour faire face aux aléas, comme une perte d’emploi. Donc, ma volonté est de gaspiller le moins possible de mes moyens.

Pour 2021, pas de »no buy » hyper restrictif, car mon grand projet est d’acheter un appartement. De façon réaliste, cela engendrera des frais. J’ai donc besoin de mobiliser tous mes sous pour atteindre mon objectif.

Qui a envie de faire du shopping le masque sur le nez?
Photo de Anna Shvets sur Pexels.com

Voici donc quelques catégories que j’ai retenues pour mon « no buy » de 2021:

Maquillage et cosmétiques : on utilise au max (mon stock de savons est enfin bien entamé !) – je n’anticipe aucun remplacement dans la catégorie. On videra sans remplacer, sauf les basiques, qui sont peu nombreux.

Bijoux : j’ai tout ce dont j’ai besoin. J’ai plutôt envie de réduire la collection. Est-ce que Vinted marche bien pour vendre des bijoux?

Livres papier : j’ai encore une poignée de livres non lus, donc on va commencer par attaquer ceux-là. Petite exception au no buy: si jamais j’ai des bons d’achat à passer à la Fnac ou sur Rakuten, je pourrais acheter des livres, si c’est la seule option pour ne pas gâcher le bon. Je parle bien de livres papier, car il peut m’arriver de télécharger des e-books sur mon Kindle, souvent des livres en anglais introuvables en France.

Appareils électroménagers et électroniques : j’ai tout ce qu’il me faut, et plus encore ! J’ai même récemment encore vendu des appareils superflus. Le mot d’ordre pour cette catégorie en 2021? Moins, moins, moins ! La seule exception serait que dans mon futur appartement, des appareils tels que le frigo ou la machine à laver ne conviendraient pas. L’aspirateur et le matériel informatique trouveront toujours leur place !

Articles de papeterie: même après réduction drastique des stocks, j’ai encore plein de cahiers, classeurs, stylos et autre babioles. Sachant que je digitalise de plus en plus, j’ai clairement de moins en moins besoin d’articles de papeterie. Pas besoin d’acheter quoi que ce soit à ce rayon-là.

Et vous, êtes-vous tentés par un « no buy »?

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Un truc #sololiving : les bananes

Que vous soyez, célibataire, veuf, divorcé, étudiant, retraité ou encore célibataire géographique, c’est un fait, votre foyer compte une personne : cette astuce est faite pour vous !

Photo de Daria Shevtsova sur Pexels.com

Les bananes sont un des fruits les moins chers et les plus accessibles. pas besoin d’emballage, la nature a été prévoyante !

Pour ne pas faire les courses trop souvent ni laisser trop mûrir les bananes, j’en achète à différents degrés de maturité : des mûres a consommer tout de suite et des plus vertes à consommer plus tard.

S’il y a des bananes trop noires à mon goût, je les découpe en morceau et les met au congélateur. Je les ressors plus tard pour faire une crème glacée vegan.

Que pensez-vous de cette astuce #sololiving : utile ou pas ?

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Challenge de janvier 2021: du désencombrement dans la cuisine

Je plaide coupable de maximalisme dans la cuisine. Carrément. Après m’être attaquée à la nourriture, entreposée en bien trop grande quantité pour ma famille d’une personne et deux chats, il est temps de vider les placards hors nourriture et de faire du tri. Et d’en profiter pour faire le vide! Sus aux doublons et ustensiles inutiles !

J’ai vidé 2 tiroirs dans une caisse de « quarantaine »

J’ai une batterie de casseroles et d’ustensiles comme si j’étais à la tête d’une famille nombreuse. Pour moi, il est temps de rationaliser tout ça. Donc, un petit tri façon #konmari, par catégorie, s’impose.

9 bacs à glaçons, 6 fouets, 7 louches et grandes cuillères… Trop, c’est trop !

Depuis 18 mois que je suis revenue en France, ayant abandonné bon nombre de mes équipements à Dublin, j’ai laissé s’accumuler beaucoup trop de choses par rapport à mes besoins réels. Certes, j’ai eu envie de me rééquiper de mes essentiels. Mais pour autant, avoir trop d’objets ne me sert pas vraiment, ça m’empêche de voir ce que j’ai vraiment dans les placards et tiroirs. J’ai parfois du mal à remettre la main sur un objet utile. Et il m’arrive de le remplacer. Quel gâchis…

Du bazar, j’en ai, c’est certain !
Ma collection de spatules, avant le tri

Que faire de mon butin? Est-ce que j’arriverais à en tirer un bon prix, afin d’alimenter ma cagnotte Garde-robe? Ou alors, je donne tout à la ressourcerie de ma rue? Honnêtement, il y a de quoi équiper correctement quelqu’un avec tout mon surplus.

La réponse au bilan de ce mois de désencombrement « cuisine »! Et vous, avez-vous besoin de faire du vide dans votre équipement de cuisine ?

Bilans, Garde-robe, Perte de poids

Cagnotte « garde-robe », le point après 6 mois.

Depuis le 1er juillet 2020, je mets de côté les sous que je récupère en ventes diverses et en cashback, bref, en petits revenus qui ne viennent pas de mon salaire ou de mes placements financiers (à l’exception des intérêts du livret où je loge ces ventes).

Des babioles vendues sur Vinted

Il y a 3 mois, la cagnotte se montait à : 836.22€. J’étais déjà très satisfaite de ce résultat.

Ces 3 derniers mois, j’ai obtenu les résultats suivants :

Perte de poids : zéro. Je suis revenue au point de départ. Je ne me décourage pas pour autant. J’ai eu besoin d’ajuster mon rythme de vie à cause de quelques petits soucis de santé.

Ventes Vinted : 287.07€ (encore des sacs, des vêtements et autres objets non utilisés, surtout des pulls col V, que je ne porterai pas avant un sacré moment et aussi mes cachemires) – Je garde le compte ouvert et actif pour vendre à la fin de mon challenge les vêtements de bonne qualité qui ne m’iront plus à cause de ma robuste perte de poids (oui, je rêve encore un peu).

Ventes Rakuten : 626.90€ (j’ai vendu un Robot Kitchenaid Artisan qui m’encombrait et que je n’utilisais pas, 2 radios, 2 téléphones portables, 1 casque audio et 2 accessoires pour robot Magimix, reçus avec une offre promotionnelle et dont je ne me servais pas.

Au delà de ces ventes, j’ai aussi vendu, pour 494.70€, 2 ordinateurs portables dont je ne me servais plus afin de financer ma Microsoft Surface, trouvée en promo à 1000€ au lieu de 1700€ au moment du Black Friday. Des années que je louche sur une Surface. Je trouvais que ce n’était pas juste de financer une garde-robe avec des ventes qui finance un remplacement de matériel. J’ai encore un Surface Laptop à céder. Ce que je ferais le trimestre prochain, quand j’aurais trié mes données (documents, musique et photos) – ce qui financera le delta, a priori. Je voulais la Surface et non la Surface Laptop. Comme quoi, il vaut mieux prendre l’original que l’inspiration. Et je suis ravie de ma Surface!

Autres rentrées d’argent non salariales ni commerciales (subventions du CSE pour mes vacances, cashback de ma banque pour avoir mis en place un virement automatique sur mon assurance vie): 100€ de la part de Boursorama (vraiment une bonne banque selon moi!)

Cashback : pas d’encaissement ce trimestre sur igraal, car je n’ai pas atteint le plancher.

Intérêts du livret d’épargne sur lequel j’ai transféré mes ventes petit à petit pour les isoler du reste de mes revenus et économies (30€ étaient déjà sur ce compte sur livret à faible rendement de Boursorama): 0,13€ après prélèvements sociaux. Ça ne va pas chercher loin.

Soit un total trimestriel de 1020€ – pas mal du tout!

Total depuis le début du challenge: 1856,35

Verdict: J’ai pas mal vendu en 2020, alors que je pensais naïvement avoir bien vidé mes placards et ne pas m’être ré-encombrée depuis mon retour en France. J’ai eu tort, la nature a horreur du vide. Il me reste encore beaucoup de poids à perdre, donc le challenge va durer encore 2 trimestres minimum. Je vais souvent le tour de chez moi pour trouver des articles à débarrasser, mais je crois que je suis quand même pas loin du bout de ce que je peux faire! Mais on n’en finit jamais de désencombrer, non?

Et vous, avez-vous des résolutions de bonne année qui vont dans le même sens que les miennes?

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2020, année de challenges !

Bilan de cette année étrange, où j’ai changé de dizaine : il y a des projets que j’ai réalisés et d’autres non. On ne va pas reparler en long, en large et en travers de la pandémie globale que le monde a connue. On ne va pas non plus gloser sur le fameux « monde d’après ». Je n’y crois pas vraiment. Je n’ai vu personne autour de moi changer radicalement de vie. De mon côté, je poursuis mon cheminement vers une vie plus simple et plus riche.

Il y a eu des projets minimalistes : le « no buy » des vacances d’été, en octobre, en novembre et un défi cagnotte. Et des réflexions sur la gestion de garde-robe et la perte de poids, coincées entre deux confinements, celui du printemps et celui de l’automne. Aurons-nous un troisième confinement? C’est prévisible, je dirais. Mais le second était bien moins anxiogène pour moi. J’ai surtout intensifié le télétravail et conscieusement préparé mes attestations de sortie. C’est ma vie sociale qui en a pris un sacré coup, cette année: pas de spectacles, cinés, restaurants et autres musées à ma disposition. Je me prépare à une orgie de sorties quand la situation se sera améliorée, c’est certain!

Photo de Shiva Smyth sur Pexels.com

J’ai essayé d’acheter ma résidence principale en 2020 et je n’ai pas concrétisé ce projet. Je veux vraiment commencer 2021 avec ça. Même avec tout ce blabla sur les Parisiens qui ont fui en province pour se « confiner » au grand air, je peux vous dire que le marché de l’immobilier n’a pas vraiment bougé. Même s’ils apprécient la pureté de l’air provincial (et je les comprends!), ces mêmes personnes ne sont pas prêtes à lâcher la vie culturelle (virtuelle en ce moment) ni les opportunités professionnelles du marché francilien. Oui, le transport et le logement sont problématiques en région parisienne, mais il y a quand même une certaine qualité de vie/ on peut y vivre sans voiture, on a l’anonymat des grandes villes et des opportunités d’apprentissage et de développement comme nulle part ailleurs. Personnellement, je fantasme sur un coin de vert à moi, c’est sûr, mais j’aurais du mal à y vivre de façon permanente. Le télétravail 5 jours par semaine pose 2 principaux problèmes, selon moi: l’isolement à court terme et le manque de connections pour développer sa carrière à long terme. Il faut être arrivé à son pic de carrière et ne plus avoir d’ambition pour adopter ce style de vie de façons permanente. #Myopinion.

Des résolutions pour l’année qui vient? Pas vraiment. Investir dans ma résidence principale en France, m’installer durablement quelque part, rationaliser les stocks, perdre du poids et améliorer ma santé, ce sont mes priorités plus que mes résolutions.

Et vous, avez-vous aimé 2020? Comment s’annonce 2021 de votre côté?

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Le break de Noël, ce moment idéal pour se recentrer sur soi

Cette année 2020 ne s’est pas déroulée comme on l’imaginait, c’est le moins qu’on puisse dire. Je pense que pour la terre entière, il y a un avant et un après. On a tous découvert nos fragilités, on a fait le tri dans nos amis, on a appris à se passer d’une vie sociale « in real life », on a compris ce qui était important pour nous en tant qu’individu.

A titre personnel, je pense que j’ai beaucoup « grandi ». Certes, j’ai atteint le cap de la quarantaine cette année, mais l’âge n’est qu’un nombre, pas un indicateur de maturité.

Photo de Akil Mazumder sur Pexels.com

Mes projets ont changé, mes priorités aussi. Je suis toujours passionnée par mon métier, mais l’exercer aussi intensivement à mon domicile n »était pas ce à quoi je m’attendais. J’ai découvert que je pouvais faire des journées productives de chez moi, mais surtout que j’avais besoin d’un espace à part pour ne pas péter un câble. L’appartement que j’ai loué à la va-vite en rentrant d’Irlande avec sa configuration en 3 pièces m’a quelque part sauvé la vie et préservé ma santé mentale. Certes, il n’a pas d’extérieur, mais qu’est-ce que ça fait du bien de fermer la porte sur mon travail et de ne pas mélanger mon espace de vie et mon bureau. Je ne pourrais plus me passer de cet espace séparé. C’est devenu un critère non-négociable dans ma recherche d’achat immobilier (je ne désespère pas d’aboutir en 2021).

Pour cette pause de Noël, que j’ai souvent délaissée pour un break hivernal au soleil (cette année, c’est mort, pas de voyage sous les Tropiques), j’ai décidé de passer du temps sur mon blog. Relire des vieux articles, corriger les fautes et optimiser leur lisibilité (pas simple quand on passe d’une plateforme à une autre), avoir de l’inspiration pour des futurs articles, faire des liens entre eux, mettre à jour les étiquettes, les mots-clés… Il y a beaucoup de choses à faire pour l’améliorer. J’ai été très étonnée de voir sa fréquentation exploser en ce mois de décembre 2020 (plus de 100 visites! à mon échelle, c’est l’Himalaya), puisque j’ai écrit très peu de nouveaux articles. Je pense que c’est mon activité sur les réseaux sociaux qui a drainé quelques nouveaux lecteurs. Bienvenue à vous! J’espère que mon contenu vous intéresse.

J’ai toujours considéré ce blog comme mon petit jardin secret, mon support pour écrire puisque mon rêve d’enfant était de devenir écrivain. Je ne crois pas avoir donné son adresse à un seul de mes proches. Ils pourraient le retrouver entre mon Facebook, l’Instagram de mes chats et mon Instagram perso, mais je ne sais pas s’ils ont suivi le chemin. Ce n’est pas si grave. Je ne partage pas des choses particulièrement confidentielles. Parfois des choses intimes, comme ma série sur les régimes, qui me demande pas mal de travail et que je n’ai d’ailleurs pas finalisée, encore un autre de mes projets pour 2021.

En résumé, je vais « bosser » entre ces pages, afin de réaliser toutes mes envies bloguesques. Je pourrais peut-être passer à une version payante et commencer à monétiser. Je ne sais pas encore. On verra.

Et vous, faites-vous une pause de fin d’année? Si oui, à quelle(s) activité(s) vous consacrerez-vous?

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La femme Prosecco, et moi?

Cet article du Guardian m’a fait réfléchir, en ces temps de cadeau obligatoire. Voilà des années que je ne fais plus de cadeau et que, surtout, je demande à ne pas en recevoir ! Pas besoin de grand chose, horreur du bazar qui traîne, cadeau à côté de la plaque… J’en ai déjà parlé .

Dans cet article, pour ceux qui ne comprendraient pas l’anglais, l’auteure constate qu’elle reçoit des cadeaux sur le thème du Prosecco, ce vin italien, plus abordable que le champagne : bouteilles, t-shirts, mugs… Elle se demande si finalement, « Prosecco » n’est pas devenu un type de personnalité, sa personnalité. Évidemment que non, mais elle vient de réaliser que ces proches connaissent d’elle, c’est son goût pour ce vin, mais pas vraiment grand chose d’autre. Aïe.

Voilà des années que les cartes qu’on m’adresse des cartes à thème »chat », donc je comprends ce qu’elle peut ressentir. Bien sûr, j’adore les félins, mais pour autant, j’aime bien d’autres choses dans la vie: l’art contemporain, le théâtre, la musique latino, la salsa, les voyages etc. Mais finalement, ce que mes « proches » retiennent de ma personnalité, c’est que je suis une « crazy cat lady ».

C’est dur de se le prendre en pleine face, mais force est de constater que mes goûts et ma personnalité ne doivent pas transparaître plus que ça… Encore une fois, je ne souhaite pas de cadeau. C’est juste que ça m’embête d’être perçue uniquement sous le prisme de mon amour pour les chats, je suis tellement plus que çà!

Et vous, recevez-vous des cadeaux et cartes sur le même thème ? Êtes vous plutôt chats ou Prosecco?

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Bilan challenge de novembre 2020

J’aime bien mes petits challenges, souvent liés aux minimalisme et à la modération dans la consommation. En ce mois de novembre 2020, confiné un peu n’importe comment (je suis allée au bureau 1 à 2 fois par semaine), j’avais décidé de ne pas acheter d’aliments transformés.

J’ai réussi une partie du challenge, en vidant encore et encore mes placards de nourritures, et également en poursuivant mes ventes sur Vinted et Rakuten: des vêtements, sacs, et autres ordinateur, téléphone portable et robot Kitchenaid ont trouvé un nouveau foyer. Je suis contente, ça alimente toujours ma cagnotte garde-robe!

Photo de Daria Shevtsova sur Pexels.com

Mais j’ai lamentablement échoué sur le coeur du challenge, à savoir ne pas acheter de produits transformés. Certes, j’ai acheté pléthore de fruits et de légumes, comme d’habitude, mais je me suis laisseé tenter par les sirènes de la bonne boulangerie à côté de chez moi. Je vis des moments stressants et intenses au bureau en ce moment et je sens bien que je compense avec la nourriture. Je ne suis pas trop mon poids en ce moment, car ma balance n’a plus de pile et je n’arrive pas à me motiver pour les changer. Je sens encore les séquelles de ma chirurgie du mois dernier et mon traitement pour la thyroïde n’est pas encore au top par rapport à mes besoins. Il faut du temps pour revenir à la normale.

Je n’ai pas trop réfléchi au challenge de décembre. On verra ce qui me vient. Mais pour novembre, j’ai dérapé…

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L’amitié, j’y crois ou pas ?

La youtubeuse Laurette a publié récemment une vidéo proclamant qu’elle ne croyait plus en l’amitié suite à des relations amicales s’étant révélées toxiques.

Cela m’a interrogée. Voilà des années que je me sens très seule (je ne suis pas proche de ma famille ni géographiquement ni émotionnellement) et que je me fais assez peu d’amis. Moi aussi, j’ai eu des déceptions amicales, des personnes qui se sont « servi » de moi et qui m’ont traitée mal, le genre de relation unilatérale où une seule partie fait des efforts. L’avantage de l’âge et de l’expérience, c’est que maintenant je repère très vite les mauvais comportements et que je ne les accepte ni ne les excuse plus. Évidemment, cela n’a pas arrangé ma solitude, mais cela m’a épargné pas mal de « drama » et de perte de temps. Pour moi, un véritable ami ne se force pas, et ne force pas, on s’inclut sans effort dans nos vies.

Pour certains, le premier confinement a été une prise de conscience de qui comptait dans leur vie: ceux qui nous ont contactés, ou pas, ceux qu’on a contactés, ou pas. L’ambiance de fin du monde nous a mis face à nos fragilités. Je dois que j’ai été surprise de mes interactions à l’époque : des personnes devenues lointaines se sont manifestées. D’autres censées être plus proches n’ont pas battu un cil. Les faits ne mentent pas. Depuis que j’ai enlevé ma date de naissance de Facebook, seuls mes vrais proches pensent à moi le jour de mon anniversaire.

Mais, en fait, bien avant le confinement, c’est mon incursion à l’étranger qui a été, pour moi, révélatrice de la solidité de mes relations interpersonnelles. Je savais déjà que les « expatriés » se retrouvaient en décalage avec ceux restés au pays, en plus des difficultés naturelles pour se lier avec les locaux. J’avais conscience que mes amis « d’avant » ne s’intéresseraient probablement pas à ce que je vivais à l’étranger. Je n’ai pas été déçue du voyage, sans jeu de mot foireux… Ils n’en avaient rien à cirer !

Mes amies les plus proches venaient de mon école de commerce. On s’est éloigné dès qu’elles se sont mises en couple et elles ont carrément disparu quand elles ont eu des gosses. Et les rares occasions où elles se libéraient de leurs contraintes familiales, en prévoyant les choses des mois à l’avance, elles ne parlaient que de ça. Comme si elles n’étaient plus des êtres humains, mais uniquement des « mères ».

A un moment, je n’ai plus voulu faire l’effort d’aller les voir, car c’était toujours à moi de m’adapter. Honnêtement, nous n’étions plus sur la même planète. Je ne suis pas sûre qu’elles aient réalisé à quel point j’évitais, en plus, de croiser leur progéniture. Les enfants ne m’intéressent pas. Vraiment pas. Je ne les trouve pas « mignons », ni « adorables ». Aucun atome crochu. Passé la visite de politesse au nouveau-né, je fais en sorte de ne pas les recroiser. Je m’en porte très bien. Moi je préfère les animaux. J’irais volontiers voir le chat d’une amie, mais elles n’en ont pas.

Parfois, j’ai ressenti une certaine pression, comme si je devais montrer que je les enviais. Je sais reconnaître le chantage affectif, ma mère me l’a montré sous toutes les coutures. Clairement, je ne me vois pas jouer la comédie. J’ai beaucoup de défauts, mais je ne suis pas une hypocrite. Perso, je ne suis pas jalouse de leur vie. J’aime la mienne comme elle est. C’est fou que mes amies ne semblent pas comprendre que je suis amie avec elles, pas avec leur mari ni leurs enfants. Mais elles ont été absorbées par des entités plus grandes qu’elles, elles n’arrivent plus à dire « je », elles disent toujours « on » ou « nous ».

Je suis tellement indifférente aux enfants que je me désabonne des instagrameuses que j’aime bien dès qu’elles annoncent leur grossesse. Parce qu’après, ça ne cause que biberons et caca et prise de conscience écologique blablabla. Avec des photos de leurs enfants, mais toujours de dos. On peut se soucier de la planète sans avoir d’enfant. Et probablement, en faire n’est pas bon pour la planète. Anyway.

Le visage de l’enfant est sacré, on ne le montre pas sur Facebook, mais on en abuse sur Whatsapp

Comme à un moment, mes amies en ont quand même un peu marre du huis-clos avec leur conjoint et leurs gamins, a germé l’idée d’un week-end annuel sans eux, entre « filles ». On avait déjà toutes plus de 30 ans, mais on est apparemment restées des « filles ». Bref. Des mois de discussions pour décider de la date, de la destination, du programme. Le premier était sympa (l’attrait de la nouveauté), même s’il y a eu des incidents, comme ce restaurant alsacien avec un buffet à 40€ sans aucune option végétarienne. Et en plus, c’était dégueulasse. Je m’en suis émue, mais zéro solidarité avec moi. Zéro compréhension. C’était ma première année de végétarisme alors j’ai laissé couler, mais j’ai encore ce repas, et surtout les remarques mesquines d’une de mes amies, en travers de la gorge. L’autre surprise quand une d’entre nous nous impose de payer pour une autre sans nous prévenir avant. Toujours la même, tiens, tiens.

Ça semble leur faire plaisir, d’éviter leur mec et leurs gosses pendant tout un week-end, une fois par an. Et pourtant qu’est-ce qu’elles ont pu me bassiner avec leurs désirs de couple et de famille ! Bref, cette histoire de weekend en meute, ça a l’air d’être fun pour elles, mais pas pour moi: il faut payer des activités qui ne me plaisent pas, on est les unes sur les autres. Pas franchement une partie de plaisir. Je ne compte plus les fois où nous avons fait des activités différentes car on n’était pas d’accord. C’est quoi l’intérêt d’un weekend ensemble pour in fine passer ce temps séparément? Autant se faire une soirée restau. Pas la peine d’aller à Rome pour se foutre sur la gueule.

WhatsApp, cette application que j’aime et que je déteste à la fois

On reparle de la conversation WhatsApp qu’on a mise en place, à l’occasion justement d’un de ces weekends annuels? C’était au départ sympa d’avoir toutes les cinq le même niveau d’info, et puis, entre jérémiades du dimanche de la célibataire mal dans sa peau et frustrée et photos des galas de danse ou matches de foot des gamins… Même en y glissant des photos de mes chats pour équilibrer, je ne supportais plus les réflexions passives-agressives de l’une (toujours la même) et le peu de soutien des autres. J’ai longuement hésité à quitter la conversation. J’ai commencé par la mettre en muet, pour ne la regarder que quand j’étais disposée à lire les échanges. Et puis, après des partages de photos des gosses un peu trop « in your face », je l’ai quittée. Sans l’annoncer ni l’expliquer. Ce Whatsapp était devenu un Facebook, mais avec obligation de regarder les photos, mais de face (sur Facebook, on ne voit que des nuques). Chers parents, si vous me lisez, au bout de la cinquantième photo de dos de vos enfants, posez vous la question: soit vous ne les montrez pas du tout, et ça se respecte comme décision, soit vous les montrez de face, car ça sert à quoi de les montrer de dos, si çà se trouve ce sont les enfants du voisin! Voilà voilà.

Pas sûr qu’elles aient compris mes motivations pour m’autoexclure du clan. Aujourd’hui, de ce groupe, seule une de mes « amies » me demande régulièrement de mes nouvelles. Voilà. C’est dit. Elle a un job, un mari et des gosses et elle arrive quand même à m’envoyer des messages de temps en temps. Donc quand on veut, on peut. Sur les 3 autres, il y en a une que je suis allée voir après son accouchement (son troisième à près de quarante ans) et les deux autres que je n’ai pas vues depuis deux ans. Toutes les excuses sont bonnes pour ne pas les croiser. Merci les grèves, le confinement etc. Je maintiens l’illusion que nous sommes amies. Mais je n’ai plus envie d’être leur amie. Je vais peut-être le matérialiser sur Facebook. Vu le peu que nous interagissons, elles ne le remarqueront pas. Et comme elles ne postent rien, je ne verrai pas non plus de différence. Win win!

Photo de Helena Lopes sur Pexels.com

Heureusement, j’ai quand même d’autres amis, issus de ma scolarité, de mes cours de théâtre, rencontrés en vacances… Des amis Facebook, quoi. Sinon, plus proches de moi, j’ai mes amis de formation continue et de l’étranger, car nos expériences communes nous ont rapprochés. Nous nous comprenons bien mieux qu’avec mes ex-amies. Je ne me force pas, et c’est agréable!

Alors, aujourd’hui, est-ce que je crois à l’amitié ? En fait, pas tant que ça. J’ai drastiquement revu mes attentes à la baisse : une sortie au spectacle ou au restaurant de temps à autre, mais jamais je n’établis mon emploi du temps sur celui de mes « amis ».

Et vous, avez-vous de vrais amis ? Trouvez-vous facile de vous faire de nouveaux amis ? Quelle place prennent vos amis dans votre vie?

Voyages

Voyage, voyages… Edition 2020

Vu sur le blog de Marion, un petit questionnaire sympathique pour parler un peu de mes voyages, dans cette année 2020, où je n’ai pris aucun vol! Incroyable, quand on pense qu’en 2017, j’ai pris 33 fois l’avion…

Voici les questions (si çà vous intéresse d’y répondre sur votre blog)

1) Où voyageras-tu quand la crise liée au coronachiant sera derrière nous ?
2) Quel est le pays où tu as le mieux mangé ?
3) Quel est le pays où les habitants sont les plus sympathiques (même s’il y a des cons partout) ?
4) Devant quel paysage es-tu resté sans voix ?
5) Pour te déplacer en voyage : voiture ou transports en commun ?
6) Si tu devais choisir un dernier pays où voyager, où irais-tu ?
7) Un voyage où tu aurais aimé contrôler la météo ?
8) Des tatouages ou piercings faits en voyage ?
9) As-tu connu des galères administratives au cours d’un voyage ?
10) Quel est le tampon dans ton passeport que tu aimes le plus ?
11) Parmi les pays visités, dans lequel te verrais-tu vivre ?

1) Où voyageras-tu quand la crise liée au coronachiant sera derrière nous ?

Mon grand voyage au Japon a été annulé en mai 2020. C’était LE grand voyage qui devait conclure mes pérégrinations touristiques. Je ne comptais pas aller au delà de l’Europe dans les prochaines années. J’espère y aller en 2021. Plus près de nous, je veux aller faire un tour en Irlande, mon deuxième chez moi (j’habitais à Dublin entre 2017 et 2019).


2) Quel est le pays où tu as le mieux mangé ?

l’Italie. Tout y est bon. La Croatie aussi, ce qui m’a étonnée ! Je crois que j’aime les cuisines méditerranéennes, sauf l’espagnole.


3) Quel est le pays où les habitants sont les plus sympathiques (même s’il y a des cons partout) ?

L’Irlande, bien sûr.


4) Devant quel paysage es-tu resté sans voix ?

Je me souviens très bien de mon excursion au Grand Canyon. C’était mon premier grand voyage. Les rizières de Bali étaient aussi chouettes. J’aime aussi les volcans. Tous ceux que j’ai vus m’ont impressionnée, que ce soit en Sicile, au Nicaragua ou dans les Antilles.


5) Pour te déplacer en voyage : voiture ou transports en commun ?

Généralement transports en commun. Ou minibus.


6) Si tu devais choisir un dernier pays où voyager, où irais-tu ?

Pour moi, la destination ultime est le Japon. J’ai un peu perdu le goût du voyage lointain, honnêtement.


7) Un voyage où tu aurais aimé contrôler la météo ?

Bali! Le jour où nous avons fait l’ascension du Mont Batur, c’était très brumeux. Un peu rageant de se lever à 3 heures du matin pour randonner le ventre vide et ne rien voir du lever de soleil époustouflant promis…


8) Des tatouages ou piercings faits en voyage ?

Non. Pas plus qu’à la maison. Je ne comprends pas les tatouages et je fuis les aiguilles.


9) As-tu connu des galères administratives au cours d’un voyage ?

Pas toujours simple d’avoir les visas avant le voyage, comme pour la Mongolie. J’ai eu un peu peur de sortir du territoire américain alors que mon visa étudiant avait expiré, sinon pas de grosse galère de ce côté-là. Allumer mon téléphone sans désactiver l’itinérance des données m’a coûté 45€ dans les Caraïbes et m’a appris une bonne leçon.


10) Quel est le tampon dans ton passeport que tu aimes le plus ?

Celui de la Mongolie, écrit en cyrillique. Sinon le tampon « coco fesse » des Seychelles est très mignon.


11) Parmi les pays visités, dans lequel te verrais-tu vivre ?

L’Irlande, c’est dans mes plans de retourner y vivre d’ici quelques années. Sinon l’Italie, l’Autriche ou les Pays Bas. J’aimerais bien vivre une année sous les Tropiques, mais je ne sais pas trop où. Peut être dans un pays où je ne suis pas encore allée.

A la maison, Défis, Minimalisme, Solo living

Un couchage d’appoint bien encombrant

Depuis mon retour en France il y a 18 mois, j’ai la chance de louer un appartement de 50 mètres, découpé en 3 pièces. Au delà de ma chambre et du salon-cuisine ouverte, j’ai donc une pièce en plus, qui était destinée à être une chambre d’amis afin de permettre à mes invités d’être à l’aise. Je comptais alors recevoir, en plus de ma famille, mes amis d’Irlande et d’ailleurs. J’ai donc investi, au delà des meubles de base (1 grand lit pour moi, une table, des chaises, un canapé, des étagères de rangement, un meuble télé, des appareils électroménagers) dans une paire de lits empilables de chez Ikea. Je trouvais le concept génial! En théorie, on peut s’en servir pour une ou pour deux personnes, côte à côte ou séparés, comme banquette d’appoint… J’ai reçu deux visites de mon père et une de ma sœur, donc ces lits ont servi.

Puis le confinement est arrivé avec une intensification du télétravail. Au début, dans le déni, ne sachant pas combien de temps la situation allait perdurer, j’ai installé mon « bureau » sur la table à manger, que je n’utilise jamais pour prendre mes repas, car je préfère manger sur mon canapé et ma table basse. J’ai investi ensuite dans un écran d’ordinateur 22 pouces et une imprimante, afin d’améliorer mon confort de télétravail.

Evidemment, les choses ne se sont pas passées comme prévu. Le temporaire s’est éternisé. Je vivais de plus en plus mal la non-séparation de mes espaces de travail et de loisirs. J’ai fini par bouger ma grande table-bureau (160 cm de long) dans ma « chambre d’amis » pour pouvoir fermer la porte derrière moi avec une (longue) journée de télétravail.

Malgré la situation économique actuelle, j’envisage d’acheter un appartement. Honnêtement, je n’imagine pas revenir à un 2-pièces. J’apprécie vraiment d’avoir un bureau à part. Le télétravail est amené à rentrer dans les mœurs, alors autant en prendre son parti et à aménager son intérieur en fonction.

Je n’ai pas encore trouvé le logement de mes rêves (projet quelque peu ralenti par le nouveau confinement), mais je fais le bilan de ce dont j’ai besoin en matière d’ameublement. Très clairement, j’ai bien plus besoin d’un bureau que d’une chambre d’amis. Je pense qu’il sera utile de conserver une fonction de couchage chez moi, mais elle devra être escamotable. En résumé, ces meubles que j’ai achetés mais qui ne me sont pas vraiment utiles au quotidien:

  • les 2 lits empilables sus-mentionnés
  • 3 chaises design (1 aurait suffi, puisque j’ai aussi 2 chaises pliables pour les (rares) invités)
  • 1 étagère 8 cases, qui est la plupart du temps vide, mais qui remplit visuellement l’espace. Je m’en sers d’espace de transition pour les objets en vente ou les colis à livrer.

A contrario, je n’ai pas encore investi dans ces équipements, qui amélioreraient grandement mon confort de vie:

  • 1 chaise de bureau avec un bon dossier (ma chaise design est jolie, mais pas si pratique pour du télétravail permanent)
  • 1 support pour ordinateur portable pour mettre l’écran à bonne hauteur
  • 1 lampe de bureau car maintenant les nuits viennent tôt (pas sûr que j’investisse tout de suite, je vais tester avec une de mes lampes de chevet)

Bilan des courses: j’ai voulu faire simple et efficace dans mon emménagement. Je ne regrette pas mes achats, qui sur le coup me semblaient justifiés. Mais, à l’usage, on se rend compte de ce dont on a vraiment besoin. Mon rice cooker me manque parfois, mais j’ai mon Instant Pot que je n’utilise pas tant que çà qui pourrait le remplacer avantageusement (cuve en inox plus facile d’entretien). J’ai un gaufrier que j’ai passé plus de temps à commander qu’à utiliser en un an. Bref, j’ai fait des erreurs, et j’en referais encore. Ce ne sont que des objets.

Je reconnais mon privilège de n’avoir aucun crédit à la consommation en cours. J’ai pu acheter le contenu de mon appartement en cash. C’est une vraie chance. Cela me permet de me séparer facilement de ces objets s’ils ne me servent pas ou plus.

J’ai donc décidé de vendre les lits empilables. Il est peu probable que j’ai des visiteurs d’ici mon prochain changement de domicile (ceci dit, la recherche immobilière en temps de confinement, ce n’est pas idéal). Si jamais j’en ai et que les lits ne sont plus là, on avisera. Je pourrais juste me contenter d’un matelas sur le sol, quitte à laisser mon lit confortable à mon invité. Il n’est pas dit que mon futur appartement comporte une troisième pièce, mais de toute façon, elle sera un bureau, que j’utiliserai, hors temps de Covid, deux journées complètes par semaine. Il est donc normal que je privilégie mon confort personnel immédiat à un confort ponctuel hypothétique pour un invité.

En conclusion, je pense que j’ai besoin d’un couchage d’appoint, mais je ne vais pas sacrifier 2 mètres carrés à un lit une place utilisé de temps en temps alors que j’ai besoin d’un espace de télétravail toutes les semaines!

Et vous, avez-vous des meubles qui ne vous servent pas au final ?

Alimentation, Garde-robe, Perte de poids, Santé

Ajustements: garde-robe, régime

Mon challenge cagnotte garde-robe marche très bien, je pense même que j’ai vu trop grand ! J’en suis à plus de 1500€ de ventes, je ne vois même pas comment j’arriverai à dépenser tout ça. La perte de poids est en revanche au point mort, à cause d’un problème de santé, qui impacte aussi ma garde-robe.

Il y a quelques semaines, on m’a enlevé un kyste au niveau de la thyroïde. Résultat : la moitié de cette glande a dû être enlevée et je me retrouve avec une cicatrice à la base du cou et un traitement hormonal de longue durée.

Je dois protéger la cicatrice du soleil donc je crème tous les jours et je porte des vêtements suffisamment couvrants. Hélas, j’ai beaucoup de cols V et pas beaucoup de cols roulés. J’ai donc fait une dérogation à ma politique shopping, afin de compléter ma garde-robe. Pour faire bonne mesure, j’ai mis en vente des vêtements que je ne porterai durablement plus à cause de la cicatrice.

Si je la couvre, c’est surtout pour qu’elle évolue bien. C’est aussi pour couper court aux questions d’autrui. Le kyste était bénin, mais je n’ai pas envie de raconter le détail de mon opération aux curieux.

Pour être honnête, j’avais bon espoir de pouvoir vivre sans encombres avec une moitié de thyroïde. Un peu comme les personnes qui vivent avec un seul rein. Hélas, je dois passer par une phase médicamenteuse en support. Il n’est pas simple de trouver le bon dosage et actuellement, j’ai des symptômes d’hypothyroïdie. La question de la perte de poids est passée au second plan. Je dois d’abord stabiliser mes hormones.

Je suis une croyante fervente du régime alimentaire comme la première médecine, donc j’ai regardé ce que je pouvais faire pour aider ma fonction hormonale thyroïdienne. Il semblerait que réduire le gluten puisse avoir un effet bénéfique. Cela fait quelques années que je suspecte être sensible au gluten, notamment après avoir été bien dérangée gastriquement à mon retour de Mongolie (alimentation locale naturellement sans blé) et avoir les sinus encombrés constamment.

Donc, je vais adapter mon alimentation et espérer pouvoir prendre soin de ma santé sans la béquille du médicament, à terme. Honnêtement, en ce moment, je suis à plat, et j’ai du mal à me secouer. La saison automnale et la grisaille n’aident pas non plus à me redonner de l’énergie.

Et vous, avez-vous fait face à des problèmes de santé vous ayant fait changer de garde-robe et de régime ?

Défis, Minimalisme

Défis minimalistes : une bonne idée ?

Mes instincts minimalistes remontent déjà à 2014 et mes lectures sur le zéro déchet, le minimalisme et la méthode KonMari (un peu plus tard…). Beaucoup des principes évoqués ont résonné en moi et sont devenus des piliers de ma philosophie de vie. Bien sûr, chacun vit son minimalisme à sa façon et je ne suis là pour juger personne, juste pour partager mon expérience.

J’ai déjà fait un #minsgame, des mois sans achat, et des tonnes et des tonnes de désencombrement: ma garde-robe a fait une cure drastique, ma bibliothèque est réduite à sa plus simple expression et les CD et DVD ont carrément disparu de ma maison au profit du streaming. Ma salle de bain ne ressemble décidément plus à une succursale de Sephora, même si j’achète encore quelques produits çà et là. Il n’y a guère que dans ma cuisine que je suis maximaliste. Je me suis séparée de quelques appareils et gadgets, mais pour autant, j’aurais encore un chantier à mener à cet endroit, je le sais et je songe à lancer un challenge à ce sujet, très probablement début 2021 avant que je ne déménage dans un logement plus permanent que celui que j’occupe.

Photo de OVAN sur Pexels.com

Ce que j’ai retenu de tous ces challenges est que cela ne me réussit pas d’être trop ambitieuse. C’est plus simple de faire un défi « un objet par jour » qu’un challenge de 465 objets sur un mois. Dans certains cas, je n’ai pas de problème à avoir une approche « tout ou rien » mais pour moi, le minimalisme, c’est une philosophie au quotidien et au long cours : m’interroger sur les vrais besoins, distinguer l’envie profonde de la passade. Mais je suis un être humain influençable, j’ai des émotions et parfois le shopping est une pulsion qui me permet d’y faire face. Le tout est de ne pas me laisser submerger. Acheter un vêtement ou un rouge à lèvres de temps en temps parce que j’ai eu une mauvaise journée, ça passe. Sombrer dans le shopping obsessionnel et dépasser mon budget, non. Fort heureusement, j’ai aujourd’hui une bonne situation et des envies de shopping proportionnées à mes moyens, voire même plutôt sous-dimensionnées, ce qui me permet d’économiser pour mes projets plus structurants, comme l’achat de mon futur appartement.

En septembre 2020, j’ai participé sur Instagram au défi lancé par simplement emm, de se débarrasser d’un objet par jour. Je l’ai fait par le biais de mes ventes Vinted et Rakuten mais aussi par le biais de mes dons à la ressourcerie de ma ville et à la boîte à livres de la ville d’à côté. En octobre 2020, j’ai vidé mon garde-manger. Et en ce mois de novembre 2020, je veille à ne pas acheter de produits transformés.

Ce type de défis a pour moi deux intérêts majeurs: d’un côté, on vire. Et de l’autre, on lutte pour ne pas se réencombrer. Et vous, vous aimez les défis?