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La femme Prosecco, et moi?

Cet article du Guardian m’a fait réfléchir, en ces temps de cadeau obligatoire. Voilà des années que je ne fais plus de cadeau et que, surtout, je demande à ne pas en recevoir ! Pas besoin de grand chose, horreur du bazar qui traîne, cadeau à côté de la plaque… J’en ai déjà parlé .

Dans cet article, pour ceux qui ne comprendraient pas l’anglais, l’auteure constate qu’elle reçoit des cadeaux sur le thème du Prosecco, ce vin italien, plus abordable que le champagne : bouteilles, t-shirts, mugs… Elle se demande si finalement, « Prosecco » n’est pas devenu un type de personnalité, sa personnalité. Évidemment que non, mais elle vient de réaliser que ces proches connaissent d’elle, c’est son goût pour ce vin, mais pas vraiment grand chose d’autre. Aïe.

Voilà des années que les cartes qu’on m’adresse des cartes à thème »chat », donc je comprends ce qu’elle peut ressentir. Bien sûr, j’adore les félins, mais pour autant, j’aime bien d’autres choses dans la vie: l’art contemporain, le théâtre, la musique latino, la salsa, les voyages etc. Mais finalement, ce que mes « proches » retiennent de ma personnalité, c’est que je suis une « crazy cat lady ».

C’est dur de se le prendre en pleine face, mais force est de constater que mes goûts et ma personnalité ne doivent pas transparaître plus que ça… Encore une fois, je ne souhaite pas de cadeau. C’est juste que ça m’embête d’être perçue uniquement sous le prisme de mon amour pour les chats, je suis tellement plus que çà!

Et vous, recevez-vous des cadeaux et cartes sur le même thème ? Êtes vous plutôt chats ou Prosecco?

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L’amitié, j’y crois ou pas ?

La youtubeuse Laurette a publié récemment une vidéo proclamant qu’elle ne croyait plus en l’amitié suite à des relations amicales s’étant révélées toxiques.

Cela m’a interrogée. Voilà des années que je me sens très seule (je ne suis pas proche de ma famille ni géographiquement ni émotionnellement) et que je me fais assez peu d’amis. Moi aussi, j’ai eu des déceptions amicales, des personnes qui se sont « servi » de moi et qui m’ont traitée mal, le genre de relation unilatérale où une seule partie fait des efforts. L’avantage de l’âge et de l’expérience, c’est que maintenant je repère très vite les mauvais comportements et que je ne les accepte ni ne les excuse plus. Évidemment, cela n’a pas arrangé ma solitude, mais cela m’a épargné pas mal de « drama » et de perte de temps. Pour moi, un véritable ami ne se force pas, et ne force pas, on s’inclut sans effort dans nos vies.

Pour certains, le premier confinement a été une prise de conscience de qui comptait dans leur vie: ceux qui nous ont contactés, ou pas, ceux qu’on a contactés, ou pas. L’ambiance de fin du monde nous a mis face à nos fragilités. Je dois que j’ai été surprise de mes interactions à l’époque : des personnes devenues lointaines se sont manifestées. D’autres censées être plus proches n’ont pas battu un cil. Les faits ne mentent pas. Depuis que j’ai enlevé ma date de naissance de Facebook, seuls mes vrais proches pensent à moi le jour de mon anniversaire.

Mais, en fait, bien avant le confinement, c’est mon incursion à l’étranger qui a été, pour moi, révélatrice de la solidité de mes relations interpersonnelles. Je savais déjà que les « expatriés » se retrouvaient en décalage avec ceux restés au pays, en plus des difficultés naturelles pour se lier avec les locaux. J’avais conscience que mes amis « d’avant » ne s’intéresseraient probablement pas à ce que je vivais à l’étranger. Je n’ai pas été déçue du voyage, sans jeu de mot foireux… Ils n’en avaient rien à cirer !

Mes amies les plus proches venaient de mon école de commerce. On s’est éloigné dès qu’elles se sont mises en couple et elles ont carrément disparu quand elles ont eu des gosses. Et les rares occasions où elles se libéraient de leurs contraintes familiales, en prévoyant les choses des mois à l’avance, elles ne parlaient que de ça. Comme si elles n’étaient plus des êtres humains, mais uniquement des « mères ».

A un moment, je n’ai plus voulu faire l’effort d’aller les voir, car c’était toujours à moi de m’adapter. Honnêtement, nous n’étions plus sur la même planète. Je ne suis pas sûre qu’elles aient réalisé à quel point j’évitais, en plus, de croiser leur progéniture. Les enfants ne m’intéressent pas. Vraiment pas. Je ne les trouve pas « mignons », ni « adorables ». Aucun atome crochu. Passé la visite de politesse au nouveau-né, je fais en sorte de ne pas les recroiser. Je m’en porte très bien. Moi je préfère les animaux. J’irais volontiers voir le chat d’une amie, mais elles n’en ont pas.

Parfois, j’ai ressenti une certaine pression, comme si je devais montrer que je les enviais. Je sais reconnaître le chantage affectif, ma mère me l’a montré sous toutes les coutures. Clairement, je ne me vois pas jouer la comédie. J’ai beaucoup de défauts, mais je ne suis pas une hypocrite. Perso, je ne suis pas jalouse de leur vie. J’aime la mienne comme elle est. C’est fou que mes amies ne semblent pas comprendre que je suis amie avec elles, pas avec leur mari ni leurs enfants. Mais elles ont été absorbées par des entités plus grandes qu’elles, elles n’arrivent plus à dire « je », elles disent toujours « on » ou « nous ».

Je suis tellement indifférente aux enfants que je me désabonne des instagrameuses que j’aime bien dès qu’elles annoncent leur grossesse. Parce qu’après, ça ne cause que biberons et caca et prise de conscience écologique blablabla. Avec des photos de leurs enfants, mais toujours de dos. On peut se soucier de la planète sans avoir d’enfant. Et probablement, en faire n’est pas bon pour la planète. Anyway.

Le visage de l’enfant est sacré, on ne le montre pas sur Facebook, mais on en abuse sur Whatsapp

Comme à un moment, mes amies en ont quand même un peu marre du huis-clos avec leur conjoint et leurs gamins, a germé l’idée d’un week-end annuel sans eux, entre « filles ». On avait déjà toutes plus de 30 ans, mais on est apparemment restées des « filles ». Bref. Des mois de discussions pour décider de la date, de la destination, du programme. Le premier était sympa (l’attrait de la nouveauté), même s’il y a eu des incidents, comme ce restaurant alsacien avec un buffet à 40€ sans aucune option végétarienne. Et en plus, c’était dégueulasse. Je m’en suis émue, mais zéro solidarité avec moi. Zéro compréhension. C’était ma première année de végétarisme alors j’ai laissé couler, mais j’ai encore ce repas, et surtout les remarques mesquines d’une de mes amies, en travers de la gorge. L’autre surprise quand une d’entre nous nous impose de payer pour une autre sans nous prévenir avant. Toujours la même, tiens, tiens.

Ça semble leur faire plaisir, d’éviter leur mec et leurs gosses pendant tout un week-end, une fois par an. Et pourtant qu’est-ce qu’elles ont pu me bassiner avec leurs désirs de couple et de famille ! Bref, cette histoire de weekend en meute, ça a l’air d’être fun pour elles, mais pas pour moi: il faut payer des activités qui ne me plaisent pas, on est les unes sur les autres. Pas franchement une partie de plaisir. Je ne compte plus les fois où nous avons fait des activités différentes car on n’était pas d’accord. C’est quoi l’intérêt d’un weekend ensemble pour in fine passer ce temps séparément? Autant se faire une soirée restau. Pas la peine d’aller à Rome pour se foutre sur la gueule.

WhatsApp, cette application que j’aime et que je déteste à la fois

On reparle de la conversation WhatsApp qu’on a mise en place, à l’occasion justement d’un de ces weekends annuels? C’était au départ sympa d’avoir toutes les cinq le même niveau d’info, et puis, entre jérémiades du dimanche de la célibataire mal dans sa peau et frustrée et photos des galas de danse ou matches de foot des gamins… Même en y glissant des photos de mes chats pour équilibrer, je ne supportais plus les réflexions passives-agressives de l’une (toujours la même) et le peu de soutien des autres. J’ai longuement hésité à quitter la conversation. J’ai commencé par la mettre en muet, pour ne la regarder que quand j’étais disposée à lire les échanges. Et puis, après des partages de photos des gosses un peu trop « in your face », je l’ai quittée. Sans l’annoncer ni l’expliquer. Ce Whatsapp était devenu un Facebook, mais avec obligation de regarder les photos, mais de face (sur Facebook, on ne voit que des nuques). Chers parents, si vous me lisez, au bout de la cinquantième photo de dos de vos enfants, posez vous la question: soit vous ne les montrez pas du tout, et ça se respecte comme décision, soit vous les montrez de face, car ça sert à quoi de les montrer de dos, si çà se trouve ce sont les enfants du voisin! Voilà voilà.

Pas sûr qu’elles aient compris mes motivations pour m’autoexclure du clan. Aujourd’hui, de ce groupe, seule une de mes « amies » me demande régulièrement de mes nouvelles. Voilà. C’est dit. Elle a un job, un mari et des gosses et elle arrive quand même à m’envoyer des messages de temps en temps. Donc quand on veut, on peut. Sur les 3 autres, il y en a une que je suis allée voir après son accouchement (son troisième à près de quarante ans) et les deux autres que je n’ai pas vues depuis deux ans. Toutes les excuses sont bonnes pour ne pas les croiser. Merci les grèves, le confinement etc. Je maintiens l’illusion que nous sommes amies. Mais je n’ai plus envie d’être leur amie. Je vais peut-être le matérialiser sur Facebook. Vu le peu que nous interagissons, elles ne le remarqueront pas. Et comme elles ne postent rien, je ne verrai pas non plus de différence. Win win!

Photo de Helena Lopes sur Pexels.com

Heureusement, j’ai quand même d’autres amis, issus de ma scolarité, de mes cours de théâtre, rencontrés en vacances… Des amis Facebook, quoi. Sinon, plus proches de moi, j’ai mes amis de formation continue et de l’étranger, car nos expériences communes nous ont rapprochés. Nous nous comprenons bien mieux qu’avec mes ex-amies. Je ne me force pas, et c’est agréable!

Alors, aujourd’hui, est-ce que je crois à l’amitié ? En fait, pas tant que ça. J’ai drastiquement revu mes attentes à la baisse : une sortie au spectacle ou au restaurant de temps à autre, mais jamais je n’établis mon emploi du temps sur celui de mes « amis ».

Et vous, avez-vous de vrais amis ? Trouvez-vous facile de vous faire de nouveaux amis ? Quelle place prennent vos amis dans votre vie?

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Le test de la maison de retraite

J’ai coutume de dire que je n’ai pas envie d’être la plus riche du cimetière. Ma philosophie de vie est de profiter de mon argent et ne rien laisser derrière moi. Je n’ai pas d’enfant, et même si j’ai des neveux et nièces, je ne souhaite pas leur léguer quoi que ce soit. J’ai peu de proximité émotionnelle avec eux.

Mon objectif est de gagner suffisamment d’argent pour vivre confortablement, y compris pendant mes vieux jours. Je caresse l’idée de l’indépendance financière depuis quelques années et je me mets en ordre de marche: consommation raisonnée, investissement à long terme dans des projets immobiliers. L’idée est qu’à terme, je n’ai plus aucune dette et que mes revenus locatifs me permettent de ne plus travailler.

En marinière… Pour profiter des bonnes choses de la vie.

Pour autant, je ne veux pas me priver de tout et compter tous mes sous un par un. Nous sommes peu de choses sur cette Terre. Il faut vivre dans le moment présent, ce qui m’est difficile. Je fais partie de cette classe moyenne qui, bien qu’ayant fait des études et ayant une jolie carrière, a la frousse d’être déclassée et de perdre ce qu’elle a gagné en travaillant dur. C’est une anxiété très ancrée en moi et ce n’est pas simple de s’en libérer.

Je viens seulement d’entamer la quarantaine et pourtant je suis assez obsédée par mes « vieux jours ». J’appelle mon appartement en investissement locatif , « ma retraite » parce que je ne crois pas vraiment au système de retraite actuel. Clairement, il sera de moins en moins généreux, malgré tout l’argent que j’aurais mis dedans pendant des décennies.

Je fais partie des « plafonnés », de ceux qui contribuent davantage au système qu’ils n’en bénéficieront jamais. Concrètement, je cotise plus que la moyenne et même si je double mon salaire, ma pension de retraite n’augmentera pas d’un euro. Les contributions d’aujourd’hui paient les pensions d’aujourd’hui et non les miennes dans le futur. Donc je considère que ce sont des taxes.

Bref. Tout ça pour dire qu’au delà de ce constat, je lutte pour vivre de façon minimaliste et ne pas m’encombrer plus que nécessaire. C’est ainsi que j’ai réfléchi à un test pour évaluer mes besoins futurs. J’ai appelé çà le « test de la maison de retraite ».

Parce que, même si on vit dans une villa de 300 mètres carrés, on n’emportera rien au paradis et il est fort probable qu’on finira ses jours dans une maison de retraite, avec pour seul espace de vie une chambre, pas plus. Évidemment, je préférerais mourir chez moi, dans mon sommeil, d’une crise cardiaque. Mais statistiquement, c’est peu probable. Ma génération aura maille à partir avec l’acharnement thérapeutique et nous préférerons sans doute être placés dans un endroit apte à prendre soin de nos vieux corps. D’où la maison de retraite, qui coûte plusieurs milliers d’euros par mois et qui n’est pas finançable avec une simple pension de retraite.

Dès lors que nous serons dans cet espace contraint, on ne pourra conserver que ce qui comptera vraiment pour nous. Les placards ne seront pas aussi vastes que nos logements, nous ne ferons plus la cuisine, nous n’aurons pas d’affaires de sport ni de bagages. Les animaux de compagnie ne seront pas acceptés, donc évitons d’en adopter quand nous serons trop âgés (ou alors des séniors), pour ne pas en faire des orphelins.

J’aime bien le concept du « Swedish death cleaning », cette approche qui consiste à faire le vide de son vivant et de ne pas encombrer ceux qui vivent après nous, c’est pour moi le summum du raffinement et du savoir-vivre. J’aimerais tellement que mes parents comprennent et appliquent ce concept, plutôt que de laisser pourrir leurs possessions entre 3 enfants qui s’en fichent.

J’avance pas à pas vers mon minimalisme et je me trouve bien partie. Si je dois mourir demain, je ne serais pas une charge pour mes héritiers. Il faudrait quand même que je rédige mon testament !

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« No buy challenge » des vacances

Au gré de mes aventures minimalistes, j’ai déjà bien réduit le contenu de mes placards: vêtements, cosmétiques, maquillage, affaires de sport, livres… J’ai encore du boulot dans ma cuisine (ustensiles/robots/garde-manger) mais je crois que je n’ai jamais eu aussi peu de choses chez moi, sauf peut-être quand j’étais étudiante, et encore, j’avais encore une chambre pleine d’affaires (ne me demandez pas quoi, je n’en ai plus aucune idée) chez mes parents.

Je me suis rendu compte que les vacances ont souvent été l’excuse d’une multitude d’achats: bagages, vêtements, équipements de sport, médicaments etc. S’il est plutôt positif de faire l’inventaire chaque année de ce qui traîne dans ses placards, je me désole de retrouver des choses que je n’utilise qu’en vacances. Je ne parle pas d’un adaptateur pour une norme différente de la France, mais par exemple, de pantalons de randonnée, de sandales pour aller dans l’eau etc.

Partir loin de chez soi et faire des activités non habituelles génèrent des dépenses, c’est certain. Mais avoir des choses qui ne me servent qu’une seule fois dans l’année au maximum m’agace. C’est pourquoi cette année, alors même que les stocks sont au plus bas, j’ai décidé de me lancer ce challenge : ne rien acheter pour les vacances à la montagne. Je ne prévois pas de trek ni de camping, je n’ai donc pas besoin de toute une palanquée d’objets qui ne me serviraient que pour çà.

Pour avoir passé pas mal de temps le nez dans mes placards, traquant le moindre article pouvant alimenter ma cagnotte « nouvelle garde-robe », j’ai confiance en mon intuition. J’avais 6 soutien-gorge de sport : 4 feront très bien l’affaire (et sans doute 2 d’ailleurs). J’avais beaucoup d’affaires que je ne peux plus mettre car j’ai trop grossi: pantalons de randonnée, T-shirts de sport. Ils sont partis sur Vinted, pour une bouchée de pain, mais j’ai moins mauvaise conscience puisqu’ils n’encombrent plus mes tiroirs. Je les avais acheté il y a 10 ans pour la plupart, donc ils ont été plus qu’amortis.

Je vais m’en remettre à ce qui me va aujourd’hui: des caleçons un peu extensibles, des hauts larges. Je ne compte pas conserver ma circonférence actuelle, donc pas d’investissement prévu en garde-robe avant un bon moment (je fais même un petit challenge sur le sujet en ce moment).

J’emmènerai ce que j’ai actuellement dans ma trousse de médicaments (je passe mes vacances en France, il y aura toujours une pharmacie pas loin en cas d’urgence), de toilette (j’ai encore du stock pour tout ce dont j’ai besoin) et autres. A priori, je ne vais pas emmener pléthore de paires de chaussures, ce sera pas mal de choses à usage multiple.

Voyager léger : le top!

J’avoue que mes chaussures de randonnée ne me servent qu’en vacances. Je les ai achetées il y a 3 ans, elles ont encore beaucoup de vie en elles. Je suis également largement équipée en sacs de randonnée et de voyage. Il fut un temps où j’en avais 2 de plus: un qui me faisait mal au dos et un de 38 litres, pour les treks de plusieurs jours. J’ai revendu les deux. Je ne me vois pas faire de trek à l’avenir et je ne conserve pas les choses qui ne me conviennent pas. J’ai donc un sac à dos de randonnée à la journée de chez Decathlon, qui fait une vingtaine de litres et qui m’a coûté une dizaine d’euros. Non seulement je l’embarque en randonnée pendant mes vacances, mais il me sert aussi quand je pars en weekend. Il est léger et pratique, je n’ai besoin de rien d’autre. Je l’ai rentabilisé et je compte l’utiliser le plus longtemps possible.

Et vous, dépensez-vous beaucoup pour ce que vous emmenez en vacances ?

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6 choses dont je profite quand je voyage

Quand je suis loin de chez moi, c’est le moment rêvé pour:

Lire des livres!

Je n’ai plus la patience de lire un support papier chez moi, entourée de ma télé, de mon ordinateur et de ma tablette. Alors je profite du temps à tuer sur les quais, dans les trains, les avions et les files d’attente pour bouquiner un peu. Encore mieux : à l’ombre dans un jardin ou dans une chambre d’hôtel. Ce peut être un livre papier ou électronique, je ressens le même plaisir de m’évader par la lecture. Je lis de tout : romans policiers, historiques, sentimentaux, biographies etc. Je commence à faire une allergie au développement personnel et à la diététique, sinon je suis bon public !

Dormir sans interférences félines

Est-ce que je les dérange, moi, quand ils dorment ?

J’adore mes 2 chats, cela va sans dire, mais je dors mieux sans eux: je bouge tant que je le veux sans craindre de les déranger et je ne suis pas réveillée très (trop!) tôt par leurs estomacs vides. Et même quand ils sont nourris, ils ont naturellement une fonction « snooze » pour s’assurer que je me lève ! Je les aime, oui, mais je profite des nuits à l’extérieur de chez moi pour bien dormir.

Réfléchir à ce dont j’ai vraiment besoin !

Quand on voyage, on est, par définition, « pas chez soi » , on doit donc prévoir ce dont on a besoin. Comme il y a une limite à ce qu’on peut trimballer, on doit bien réfléchir à ce qu’on emporte avec soi. Résultat? Une trousse de toilette libérée de produits superflus, produits multi-usages : un paréo devient un châle, un tote bag se fait sac de plage, etc

Vider mon placard de toilette

Afin d’alléger mon bagage (voir plus haut), je n’emporte jamais de produits pleins ou en grande taille. Je réduis tout ce que je peux: mini brosse à cheveux, tubes déjà bien entamés, flacons à finir. Idéalement, je termine le produit et je jette l’emballage sur mon lieu de villégiature. Ainsi je rentre plus légère.

Ne pas faire les tâches ménagères

C’est mon grand plaisir ! Pour moi, les vacances, c’est synonyme de ne pas bouger le petit doigt ! Pas de coup de balai, pas de vaisselle, pas de lessive… Le vrai bonheur ! Je ne comprends pas vraiment les gens qui louent une maison de vacances et se retrouvent à faire le ménage, comme à la maison. Perso, j’ai trop peu de temps disponible pour çà quand je suis off.

Marcher!

Youpi !

Ce n’est pas que je marche peu « en temps normal », mais clairement, je marche beaucoup plus quand je pars en vacances ou en week-end. La marche à pied est mon activité physique de prédilection, j’avale sans problème mes 10000 pas quotidiens quand je pars crapahuter dans un endroit que je ne connais pas, sans compter le piétinement régulier dans les gares et les aéroports.

Et vous, quelles sont les choses que vous faites en vacances que vous ne faites pas en temps normal ?

Journal

Ce que je fais pour moi

La pandémie, le confinement, le déconfinement… Ce monde si connecté dans lequel j’évolue et pour lequel je voudrais avoir un impact… Tant de contenu que j’ingurgite mais qui me déprime.

Et bien j’ai atteint ma limite. Je sature. J’ai mis un minuteur sur Facebook (20 minutes par jour, c’est trop? ) désinstallé Twitter sur mon téléphone et fait le tri dans les comptes que je suis. Je ne supporte plus la haine de l’autre, l’oppression des privilégiés sur les plus faibles. Je ne veux plus lire d’histoires de viols, de violences médicales ou policières, de cruauté envers les animaux. Basta! Je sais que ce monde est cruel et injuste, mais la magnitude de ces phénomènes m’inquiète jusqu’au plus profond de moi.

Je reconnais que je suis sensible, mais c’est parce que je suis humaine.

Cette (relative) déconnexion me fait déjà du bien. Je partage des photos de mes chats, des plats que je fais ou encore des objets qui quittent ma maison. Je ne veux plus consommer de contenus négatifs et désespérants.

Photo de Tirachard Kumtanom sur Pexels.com

Sur Youtube, je ne veux plus voir que des adoptions de chatons, des rénovations de meubles trouvés dans la rue ou encore des défis réussis.

Je me souviens du monde sans réseaux sociaux où, à part la télé et les journaux, on avait peu d’actualités à suivre. Où on cherchait des informations dans les livres ou en consultant un expert. Maintenant, les connaissances entières de l’humanité sont à disposition et force est de constater que l’on n’en est pas collectivement plus intelligents, plus empathiques, ni plus bienveillants.

Mais à quoi sert donc le progrès ?

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10 choses à savoir sur moi

Au jeu des 10 choses que tout le monde ne sait pas sur moi, j’ai identifié ces quelques « fun facts ». cela ne changera pas votre vie, mais vous me connaîtrez un (tout petit) peu mieux, si vous appréciez déjà mon blog.

  1. Je suis droitière. Pure droitière, incapable de boire de la main gauche par exemple.
  2. La première langue étrangère à laquelle j’ai été exposée était l’allemand. J’ai grandi dans l’Est de la France. La mairie nous a payé des cours d’allemand en CM1. J’ai ensuite étudié l’Allemand depuis le collège jusqu’à mes études supérieures. J’avais fini avec un bon niveau, hélas, je ne le parle plus du tout.
  3. J’ai eu une rôle de soliste dans un opéra. Entre 9 et 16 ans, j’ai été élève dans différentes écoles de musique. J’ai fait du solfège, de la chorale, de l’instrument. Et parmi toutes ces activités, j’ai décroché un rôle de soliste dans l’Opéra pour enfants de Benjamin Britten, « l’Arche de Noë ». J’ai aussi eu un prix de solfège une année. Mais mes jours musicaux sont loin derrière moi. Je n’avais pas de talent d’instrumentiste et je n’ai pas eu l’opportunité de développer mes qualités de chanteuse. J’aime toujours beaucoup la musique classique.
  4. J’ai un pied sur tous les continents, sauf l’Antarctique. Même si les voyages m’ont lassée ces derniers temps, je suis fière d’avoir pu visiter tous ces pays.
  5. J’ai 2 chats, adoptés dans des refuges. Impossible pour moi d’acheter un animal ou de récupérer un chaton auprès d’un proche. Il était essentiel pour moi de donner une maison à un animal dans le besoin. J’ai donc 2 bébés à 4 pattes, qui me tiennent bien occupée.
  6. J’ai appris le russe pendant 2,5 ans et l’italien pendant 3 ans. J’ai une passion pour les langues, même si je parle tellement souvent l’anglais que cela a éclipsé mes autres compétences linguistiques. Mais j’ai parfois des résurgences de russe. Je sais toujours lire le cyrillique, c’est parfois utile.
  7. J’ai fait 2 années de cours de one-man-show et 2 années de cours d’improvisation. L’avantage de vivre à Paris et d’avoir accès à ce type de loisirs. Dans ce cadre, je suis montée sur scène une vingtaine de fois, dont au Point-Virgule et aux Blancs-Manteaux. Je ne sais pas si je reprendrais des cours, un jour. C’était une expérience sympa, mais mon Dieu, tous ces egos à gérer! Les apprentis artistes sont quand même spéciaux. A peine ont-ils mis un pied dans le cours qu’ils se prennent pour Gad Elmaleh ou Florence Foresti. Et le directeur de l’école qui avait une petite tendance à leur laisser croire qu’ils avaient du talent pour leur louer sa salle. La réussite dans ce milieu-là est rare et nécessite énormément de travail. Ce n’est pas parce qu’on fait rigoler ses potes en soirée qu’on saura faire rire une salle remplie d’inconnus.
  8. Je fabrique mon lait végétal moi-même. J’ai un blender chauffant qui a une fonction « lait végétal ». C’est vraiment zéro déchet! Il suffit de faire tremper les graines (soja, amandes, cajou…) et de lancer la machine. Je stocke dans un bocal en verre au frigo et j’ai toujours du lait à la maison!
  9. J’ai le mal de mer. Sur à peu près tous les bateaux. Chaque fois que j’ai fait du snorkeling ou de la plongée, j’ai bien nourri les poissons. Après tout, j’ai un ADN de montagnarde. La mer n’est pas mon élément.
  10. J’ai vécu dans 3 pays anglophones: aux Etats-Unis pour mes études, en Australie dans le cadre d’un Working Holiday Visa raté et plus récemment en Irlande.
Carrière

10 ans après, rien n’a changé ou presque

En 2009, je rentrais de mon séjour en Australie, le moral au fond des chaussettes. J’avais planifié mon Working Holiday Visa courant 2008 et mon départ pour septembre 2008. J’étais partie de Paris en vendant mes meubles, et j’avais laissé mes autres affaires chez mes parents. Le plan était de partir un an, de trouver dans un premier temps un job puis de voyager dans cet immense pays. J’étais partie avec mes petites économies pour tenir plusieurs mois et surtout me faire plaisir et gagner une belle expérience à l’international, que je n’aurais pas manqué de valoriser à mon retour en France. Voire j’aurais demandé un autre WHV pour rester un an de plus. Dans mes rêves les plus fous, j’aurais trouvé une entreprise pour me sponsoriser pour un permis de travail. L’Australie me semblait idéale: climat agréable, pays anglophone, beaucoup de perspectives d’emploi, des autochtones cools…

Mais tout ne s’est pas passé comme prévu.

Photo de Pixabay sur Pexels.com

D’une part, j’ai vite compris qu’entre le fantasme et la réalité, il y a une certaine différence. L’Etat Australien vend du rêve à des dizaines de milliers de jeunes à travers le monde et encaisse des frais de visa, mais force est de constater que, sans contingent, il y a plus de postulants que de postes à pourvoir. Sur le marché local, la Française avec bon niveau d’anglais que j’étais était en concurrence avec des Néerlandais, Allemands, Taïwanais et autres Irlandais ou Britanniques pour des jobs en quantité limitée (sortis du Fruit picking au fin fond du Queensland). Quant aux Australiens, je n’ai pas vraiment pu tisser de liens avec eux. Non seulement ils ne sont pas très ouverts (ce sont des insulaires, quoi qu’on en dise) et surtout, ils sont racistes, sans aucun complexe. Marine Le Pen, là bas, c’est une modérée. La concurrence entre migrants jouait également beaucoup. Le climat ne m’a pas non plus convenu, ni la nourriture. J’ai assez vite détesté, quand j’y repense.

J’aurais eu une expérience différente si j’avais trouvé un travail mais: 15 septembre 2008, chute de Lehman Brothers, début d’une récession mondiale et contraction immédiate du marché du travail local. Non seulement les entreprises n’embauchaient pas mais elles mettaient leurs salariés à temps partiel pour réduire les dépenses. Autant dire que j’avais atterri en plein marasme… Après 2 mois de vaines recherches, j’ai décidé de voyager et de vivre sur mes économies. Et au bout de 4 mois en tout, je rentrais en France, espérant rebondir très vite. Hélas, 2009 marquait l’entrée en crise de mon pays natal.

J’ai abondamment renseigné cette recherche d’emploi sur mon précédent blog (j’ai exporté les meilleurs posts ici, avec l’étiquette Job-Job-Job) et comme 10 ans après, je me retrouve dans une situation similaire (au chômage, à l’étranger), je ne peux pas manquer de faire un parallèle, même s’il y a heureusement des différences. Déjà, l’Irlande est nettement plus près de la France et je peux faire l’aller-retour « à la maison » sur 2 jours. Impossible avec l’Australie, d’un point de vue logistique et financier. Et je suis aussi dans une zone horaire moins lointaine, puisqu’il n’y a qu’une heure de décalage entre Dublin et Paris. Néanmoins, même si j’ai décroché quelques entretiens intéressants en Irlande, mon profil n’est pas spécialement recherché et il y a 80% de chances que je rentre en France. A quoi bon lutter contre le marché?

La façon dont je prospecte le marché du travail a finalement peu évolué. Il y a des candidatures actives (je vois une annonce et je postule) et des candidatures passives (je poste mon CV en ligne et j’attends qu’on m’appelle) et c’est une grande question de réseau (garder contact avec ceux qui peuvent aider à trouver un job). Je suis sur LinkedIn depuis 2006 mais pendant plusieurs années, il ne s’y est pas passé grand chose et lors de ma recherche de 2009, j’ai très peu utilisé ce réseau social.

A l’époque, les pistes que je décrochais entre recherche passive et active étaient équivalentes. Aujourd’hui, c’est très nettement les recherches actives qui sont les plus fructueuses. Les outils ont changé et les entreprises sont très précautionneuses avec leur budget et créent rarement des postes sur le marché caché (du moins dans mon domaine). Les seules pistes passives sont pour des CDD ou des missions d’intérim et je ne suis pas en mesure d’accepter juste une mission pour rentrer en France.

Photo de Martine Savard sur Pexels.com

Les cabinets de recrutement se sont un peu améliorés, car je n’ai pas eu ces conversations lunaires avec des consultants qui voulaient me refourguer tout et n’importe quoi (anecdotes WTF disponibles ici ou ). Ou alors j’ai mûri et je n’ai pas peur de dire non (poliment, bien sûr) et d’éviter de perdre mon temps.

Les basiques sont néanmoins restés les mêmes. Il y a certes plus de canaux de diffusion d’offres (tels que Linkedin et Glassdoor) mais

  • Les recruteurs préfèrent les candidats en poste.
  • Les CVs ont une durée de vie de 6 mois maximum.
  • Les offres ont une durée de vie d’une semaine (mais maintenant, sur Linkedin ou Glassdoor, on peut savoir combien de candidatures ont été envoyées, ce qui donne une bonne idée de la concurrence)

La différence majeure en 10 ans est cette digitalisation du recrutement: les systèmes automatisés de recrutement (ATS: applicants tracking system) sont devenus la norme, tels que Workday, Taleo ou SuccessFactors. Les CVs sont passés à la moulinette de l’algorithme avant qu’un être humain les regardent.

Malgré toutes mes démarches et mon énergie dépensée, je n’ai pas encore abouti… Bon courage à moi!

PS: personne n’a réclamé de lettre de motivation manuscrite cette année. Donc les choses progressent dans le bon sens. Et les vieux consultants sont partis à la retraite, hourra!

Carrière

Pour passer le temps entre 2 entretiens

Une fois n’est pas coutume, je suis en recherche d’emploi. Cela fait partie de la vie et j’ai bon espoir de ne pas rester en recherche d’emploi trop longtemps.

Du coup, j’ai tout le loisir de revoir le contenu de mon blog et de le mettre à jour. Ce blog notes est une agrégation de différents blogs sur différents supports (Blogger, pour ne pas le nommer). Une harmonisation est nécessaire, qui me permet également de faire le ménage dans mes vieux posts, corriger les bugs, l’orthographe etc. Et aussi rectifier mes usages intempestifs de points d’exclamation et des trois petits points. J’en ai vraiment mis à toutes les sauces, ce me semble assez immature.

Présentement, je revis mon séjour en Australie, il y a 10 ans, à une époque où je n’étais ni minimaliste ni végétalienne. Je ne veux pas réécrire mon histoire, ce n’est pas le propos. Ce blog m’aide à prendre conscience de mon cheminement. Il est important de conserver l’historique.

Alors je n’effacerai pas mon post à la gloire de la viande de kangourou. Ce qui compte c’est qu’aujourd’hui je vive en phase avec mes valeurs. Elles ont évolué et c’est juste humain. J’ai néanmoins viré les quelques posts qui ressemblaient trop à un statut Facebook, du style « Je vais à tel endroit, je donnerai de mes nouvelles tel jour ». Ils n’ont pas de valeur pour moi, autant les dégager. Ils ont eu leur utilité, pour que mes proches ne s’inquiètent pas, mais ils devenus obsolètes.

C’est assez étrange de se relire 10 ans après. C’est comme revoir un ami perdu de vue: on le connaît mais il nous échappe.

Journal

A propos des magazines féminins

Pour parler d’autres choses que de bouffe, de fringues, de produits de beauté ou encore de rangement (sujets éminemment liés au minimalisme auquel je m’astreins), je vais aborder aujourd’hui un sujet connexe: la féminité vue par les publicitaires. Il faut le dire: être une femme, c’est compliqué. Nous avons plein de « problèmes » pour lesquels les publicitaires et les industriels veulent proposer (vendre, refourguer…) des « solutions ». 

En plus de mon aversion irréversible envers les magazines féminins, dont l’unique objectif est de récupérer du fric, en vous vendant du contenu (en fait, du papier) qui vous fait saliver et en vendant à des régies publicitaires du temps disponible de vos cerveaux, j’ai aussi une relation ambiguë à la télévision, surtout à ce qui la finance: la publicité. Je n’ai plus de télé, mais j’avais l’habitude de couper le son pendant les coupures de publicité, tellement je me sens agressée pour la musique criarde, les slogans faciles, les produits parfaitement inutiles qu’on s’est cru obligés de créer et de commercialiser.

Sans vouloir faire ma vieille schnock, je constate que peu de produits dont on fait la réclame sont vraiment essentiels: avez-vous vu de la publicité pour du vinaigre blanc, du bicarbonate de soude ou encore du vrai Savon de Marseille? En revanche, pour des sauces toutes faites, des détergents en tout genre et des cosmétiques toxiques, il y en a pléthore. Limite le logo « vu à la télé » est devenu pour moi un repoussoir: si cela a besoin d’un budget marketing démentiel pour se vendre, c’est que c’est un besoin créé de toutes pièces pour un produit dont on n’a pas besoin et qu’il faut vraiment mettre le paquet pour convaincre  le chaland de débourser un kopeck… Et finalement, quand on se penche un peu sur les styles de vie minimalistes (car j’en distingue plusieurs), on prend conscience qu’il en faut peu pour être heureux. Mais le bonheur ne fait pas vendre, la peur du manque si.

On nous prend donc vraiment pour des cloches, surtout les femmes…

Petit panorama sexiste: 

– une pub pour des serviettes hygiéniques prétend nous offrir « jusqu’à 8 heures de protection« . Petit rappel: les femmes nubiles saignent tous les mois depuis la nuit des temps. De quoi devrait-on se protéger? 

– une marque lance un déodorant pour avoir « de belles aisselles ». Je vais paraphraser Florence Foresti qui clamait qu’on ne séduisait pas les hommes avec ses cuticules. Scoop, c’est la même chose avec les aisselles. En quoi cela devrait être beau ou pas beau? C’est une partie du corps, c’est tout, comme un doigt de pied ou encore une oreille. 

– j’ai toujours hurlé devant la pub « du côté des mamans« , genre papa reste dans son fauteuil en charentaises et lit son journal, il ramène la pitance, il ne va quand même pas s’abaisser à nourrir lui-même son enfant. Ils ont rajouté « et des papas« . Ma préconisation, histoire de s’épargner la guerre des sexes: « du côté des parents« , ce serait nettement plus pertinent.  

Bref, c’est quand même bien débile toutes ces conneries qu’on veut nous faire gober. Je dis STOP, je dis HALTE LA, je dis DÉBRANCHE TA TÉLÉ qui te met des idées stupides en tête. Ou alors, fais comme moi: supprime-la!

Cosmétiques, Garde-robe, Journal, Santé

La pub et moi: être une femme en 2017 dans le regard des publicitaires

Pour parler d’autres choses que de bouffe, de fringues, de produits de beauté ou encore de rangement (sujets éminemment liés au minimalisme auquel je m’astreins), je vais aborder aujourd’hui un sujet connexe: la féminité vue par les publicitaires. Il faut le dire: être une femme, c’est compliqué. Nous avons plein de « problèmes » pour lesquels les publicitaires et les industriels veulent proposer (vendre, refourguer…) des « solutions ».
 
En plus de mon aversion irréversible envers les magazines féminins, dont l’unique objectif est de récupérer du fric, en vous vendant du contenu (en fait, du papier) qui vous fait saliver et en vendant à des régies publicitaires du temps disponible de vos cerveaux, j’ai aussi une relation ambiguë à la télévision, surtout à ce qui la finance: la publicité.
 
Je n’ai plus de télé, mais j’avais l’habitude de couper le son pendant les coupures de publicité, tellement je me sens agressée pour la musique criarde, les slogans faciles, les produits parfaitement inutiles qu’on s’est cru obligés de créer et de commercialiser. Sans vouloir faire ma vieille schnock, je constate que peu de produits dont on fait la réclame sont vraiment essentiels: avez-vous vu de la publicité pour du vinaigre blanc, du bicarbonate de soude ou encore du vrai Savon de Marseille? En revanche, pour des sauces toutes faites, des détergents en tout genre et des cosmétiques toxiques, il y en a pléthore. Limite le logo « vu à la télé » est devenu pour moi un repoussoir: si cela a besoin d’un budget marketing démentiel pour se vendre, c’est que c’est un besoin créé de toutes pièces pour un produit dont on n’a pas besoin et qu’il faut vraiment mettre le paquet pour convaincre  le chaland de débourser un kopeck…
 
Et finalement, quand on se penche un peu sur les styles de vie minimalistes (car j’en distingue plusieurs), on prend conscience qu’il en faut peu pour être heureux. Mais le bonheur ne fait pas vendre, la peur du manque si. On nous prend donc vraiment pour des cloches, surtout les femmes… Petit panorama sexiste:
 
– une pub pour des serviettes hygiéniques prétend nous offrir « jusqu’à 8 heures de protection« . Petit rappel: les femmes nubiles saignent tous les mois depuis la nuit des temps. De quoi devrait-on se protéger?
 
– une marque lance un déodorant pour avoir « de belles aisselles ». Je vais paraphraser Florence Foresti qui clamait qu’on ne séduisait pas les hommes avec ses cuticules. Scoop, c’est la même chose avec les aisselles. En quoi cela devrait être beau ou pas beau? C’est une partie du corps, c’est tout, comme un doigt de pied ou encore une oreille.
 
– j’ai toujours hurlé devant la pub « du côté des mamans« , genre papa reste dans son fauteuil en charentaises et lit son journal, il ramène la pitance, il ne va quand même pas s’abaisser à nourrir lui-même son enfant. Ils ont rajouté « et des papas« . Ma préconisation, histoire de s’épargner la guerre des sexes: « du côté des parents« , ce serait nettement plus pertinent.
 
 
Bref, c’est quand même bien débile toutes ces conneries qu’on veut nous faire gober. Je dis STOP, je dis HALTE LA, je dis DÉBRANCHE TA TÉLÉ qui te met des idées stupides en tête. Ou alors, fais comme moi: supprime-la!
A la maison, Journal, Minimalisme, Solo living

Ne gardez rien pour vos enfants… à moins qu’ils ne vous le demandent explicitement

Wake up call minimaliste!

Dans mes lectures bloguesques, je suis tombée sur cet article (en anglais) qui dit, très fermement: « Chers parents baby boomers, non, vos enfants ne veulent rien récupérer de ce qui vous appartient ». Et que cela n’en fait pas des enfants ingrats, juste des individus qui ont, eux aussi, droit de faire des choix et de prendre des décisions!

Un peu dur à avaler pour une génération, mais évident pour les moins de 40 ans! Leurs parents n’ont de cesse de vouloir leur refourguer leurs meubles, vêtements, vaisselle et autres éléments de décoration.

Cet article a trouvé une résonance particulière chez moi, avec une mère incapable de jeter quoi que ce soit et qui entasse un bordel immonde dont je n’ose prendre la mesure tellement cela me donne la nausée. Mon père ne fait pas mieux avec ses collections en tout genre et qui n’ont aucune valeur pécuniaire, ainsi qu’il l’a appris récemment à ses dépens. L’un comme l’autre s’imagine qu’ils laissent à leurs enfants un quelconque « trésor ». J’ai été très claire avec eux: je ne veux RIEN récupérer. Vraiment rien, pas même les meubles de ma chambre d’adolescente qui m’ont encombrée un temps et que je n’ai pas choisis d’ailleurs. Je n’y attache aucune valeur, ni monétaire, ni sentimentale. Ce ne sont que des objets.

Il y a 6 ans, j’ai mis dans une camionnette toutes mes affaires qui restaient chez eux et j’ai été très claire: c’était l’unique voyage. Malheureusement, ma mère n’a pas joué le jeu et a planqué diverses choses, dans le grenier, la cave, le garage, dans l’armoire de ma sœur… et je n’ai pas pu tout prendre ainsi que je le souhaitais. Bref. J’ai tiré un trait sur ces objets, qui finalement ne me manquent pas. Seules 2 choses m’auraient fait plaisir: récupérer mon blouson en jean d’adolescente et le sweat de mon école. Tant pis. Je les retrouverai peut-être un jour, ensevelis sous tellement d’autres vêtements… J’aurais changé de taille dans tous les sens et ils seront défraîchis, tachés, troués, plus à la bonne taille. Donc finalement, aucun regret.

J’aurais tellement préféré partager des centres d’intérêt avec mes parents, des expériences, des vacances… Plutôt que de les voir obnubilés par leur bazar et m’abandonner chez ma grand-mère à la moindre occasion. Et quand on les écoute, ils ont « fait des sacrifices ».

Ma mère, avec sa baraque de 4 chambres et 160 mètres carrés dont un garage, une cave et un grenier n’a de cesse de se lamenter que « c’est trop petit » pour justifier que ses 2 filles ne viennent jamais la voir. La raison est tout autre, mais bon. Il n’y a que 2 habitants et un chat. Avec mon grand studio de 36 mètres carrés, je lui réponds que ce n’est pas trop petit, c’est juste trop encombré, et bien, elle ne comprend pas! Tout simplement, elle n’imagine pas vider quoi que ce soit (hormis mes souvenirs d’adolescence qui ne lui plaisaient pas). Moi, je suis détachée de çà, ce ne sont que des objets. L’essentiel n’est pas d’avoir un service en porcelaine ou de conserver toute la layette de ses 3 enfants…

Si l’émission « C’est du propre » passait dans cette baraque, elle aurait la nausée. Quant à « un trésor dans votre maison », elle serait très déçue, car rien n’a la moindre valeur! Il parait que la mode est un éternel recommencement, mais la taille qu’on fait quand elle revient n’est pas la même et surtout, les vêtements ne sont plus faits pour durer. Soyons honnêtes, chez mes parents, c’est plutôt « la Halle aux vêtements » que Chanel. Mais ma mère ne jetterait pour rien au monde ses frusques. Comme si elle allait remonter le temps, perdre 25 kilos et porter à nouveau des minijupes. Pathétique. Et je fais 10 cm de plus qu’elle, donc aucun de ses vêtements ne me va, ce qu’elle n’a toujours pas compris, alors que j’ai fini ma croissance il y a plus de 20 ans.

En conclusion, si vous êtes de cette sorte de personne qui s’imaginent que leurs enfants vont récupérer leur armoire normande (mes parents ont imaginé me refourguer leur bibliothèque vitrine couleur acajou de 2 mètres de long alors que j’habitais un studio parisien au 4ème sans ascenseur…), soyez VRAIMENT généreux, laissez vos enfants choisir. S’ils veulent quoi ce soit, ils vous le feront savoir. S’ils ne montrent aucun intérêt pour vos babioles, c’est juste normal, et humain. Pourquoi auraient-ils les mêmes goûts que vous? Pourquoi prendriez-vous le droit de les encombrer de vos affaires?

Transmettez leur vos valeurs, partagez avec eux des souvenirs inoubliables… plutôt qu’une théière de grand mère ou une collection de livres de poche jaunis.

 
 
 
Minimalisme

Décroissance ou minimalisme?

Bientôt un an de végétarisme. Aucun regret, si ce n’est celui de devoir faire face à l’incompréhension, voire à l’intolérance.

Ma prochaine lubie? J’hésite entre la décroissance et le minimalisme (dixit une nana dont la salle de bain ressemble à une succursale de Sephora et le salon à un magasin Darty).

Les événements dans ma vie personnelle me portent néanmoins à me recentrer sur l’essentiel et franchement, cela ne va pas de pair avec des placards remplis à ras bord d’objets dont je me sers peu ou que je garde par pur sentimentalisme! Un reste de mon éducation, sans doute. Avec un père collectionneur de collections et une mère qui entasse de façon déraisonnable et ne jette rien, je dois lutter contre cet héritage trop matérialiste.

Après tout, on ne met qu’un pantalon à la fois et on ne peut dormir que dans un seul lit. alors à quoi bon accumuler, entasser, amasser… Pourquoi? Ou pour quoi? Du coup, si on réduit ses besoins, on réduit aussi ses contraintes. Plus besoin de courir après le job qui paye un max afin de payer tous ces frais! Ouf.

Je dois dire que le piège de la consommation est parfait. On se sent valorisé par tout ce qu’on possède, mais on n’emmène rien dans l’au-delà. Et plus, plus on possède de choses, plus on se crée de besoins. Vous avez un smartphone? Vous aurez donc « besoin » d’une pochette protectrice, d’une enceinte blue tooth ou d’une dock station. Vous avez des livres? Vous avez donc besoin d’une bibliothèque adaptée. Tous ces accessoires ont un coût, à la fois en termes d’argent et de temps. A combien valorisez-vous votre virée chez Ikéa? Il y a l’essence, le coût d’usage du véhicule, les petits objets qu’on n’avait pas prévu d’acheter, le budget snack, parce que çà creuse le shopping. Sans compter les heures passées… Chacun à son taux horaire!

Ma conviction est que la denrée la plus rare est le temps. Donc je préfère investir dans ce qui m’en fait gagner et non pas gaspiller. Au final, je veux du temps pour moi, du temps pour regarder l’herbe pousser, les saisons changer, respirer!

Blogs inspirants:

http://www.mamanminimaliste.fr

Alimentation, Journal

Les avantages insoupçonnés d’être végétarien(ne)

Avantage N°1 : mon chat ne mendie plus ma nourriture

Puisque je ne mange plus ni saumon, ni jambon ni filet de poulet rôti (le poulet, c’est son mets préféré), il ne vient plus sur moi ni manger dans mon assiette au moment des repas. Les aliments végétaux n’exercent aucun attrait sur lui, il se contente de ses croquettes. Les chats sont carnivores, mais comme je n’ai ni insectes ni rongeurs à lui mettre sous la dent, il a droit à des croquettes à la dinde.

Avantage N°2 : je découvre des produits méconnus

Laits végétaux, purées de fruits secs, graines germées… ne faisaient pas partie de mon alimentation. Maintenant, je trouve çà bon, et pratique.

Avantage N°3 : je me désintéresse du cuir

Donc j’opte pour des matières bon marché. Pour un sac de marque en cuir, je déboursais 300€. Maintenant, j’envisage des options vegans bien moins onéreuses. Pour 60€ maxi, je trouve mon bonheur.

Avantage N°4 : je tiens enfin un vrai blog

J’ai déjà eu plusieurs expériences de blogs, dont la plupart n’ont pas dépassé les 15 articles. Avec ma découverte du végétarisme et ma prise de conscience complète de la condition animale, j’ai des choses à raconter. Du coup, m’exprimer est plus facile. Je peux garder une mémoire de cette expérience de transition vers un nouveau mode de vie.

Avantage N°5 : j’ai des idées d’écriture pour mes sketches

A mes heures perdues, je prends des cours de théâtre. Il nous est parfois demandé d’écrire et comme j’espère un jour monter sur scène avec mes propres textes, il m’est venu une foule d’idées depuis que j’ai commencé mon régime végétarien il y a quelques semaines. Par exemple, j’ai une amie qui m’a demandé des comptes sur mon choix. J’avais oublié qu’elle travaille au service Marketing d’une entreprise de jambon industriel. Forcément, je la mets au chômage, avec mes nouvelles convictions. Bref, une multitude d’idées fusent et c’est stimulant.