Journal

Regarder les objets du passé

Depuis 2014 et mon déclic minimaliste, j’en ai viré des choses et des choses, que ce soit des vêtements, des livres et autres produits culturels ou encore des bidules de cuisine.

J’ai donné, vendu, recyclé ou jeté jusqu’au plus soif, bien aidée par non pas un mais deux déménagements internationaux vers une île puis vers le continent.

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J’ai parfois gardé des clichés de ce qui a quitté ma vie et je suis fière de ce que j’ai accompli dans le domaine. La lutte contre le bazar est constante, comme celle contre la junk food. Après tous ces challenges minimalistes, est-ce que je regrette des objets dont je me suis séparée? Dans l’écrasante majorité des cas: non! et si j’ai eu un regret, j’ai toujours trouvé un objet similaire.

J’essaye de ne plus garder des choses pour des très hypothétiques « au cas où », mais les tentations sont présentes partout, tout le temps. Il est rare qu’un nouvel objet résolve un de mes « problèmes ». Généralement il en crée un immédiat: son stockage, puis sa maintenance et finalement, sa fin de vie.

Bref, mon album photos des objets du passé ne me rend jamais nostalgique. Je me fais plutôt des remarques sur le fait que je ne me rappelais plus que j’avais tel ou tel objet chez moi et que je vis sans depuis des années sans que mon confort de vie n’en ait pati.

On n’a vraiment pas besoin de grand chose pour vivre, c’est évident. L’accumulation d’objets me semble aujourd’hui pathologique, une idée du passé. A quoi bon vivre dans une armoire géante?

A la maison, Défis, Minimalisme

10 astuces à 0€ pour faire des économies

Toujours dans ma mouvance minimaliste et dans le cadre de mon plan d’économies, je vous présente des astuces qui ne coûtent rien et qui permettent de ne pas dépenser plus que nécessaire!

1- Je garde des emballages pour mes propres envois : je ne parle pas des enveloppes matelassées ou des colis que je reçois, ça je pense qu’on le fait tous. Je mets aussi de côté des emballages divers, tels que ceux de la pâtée des chats, qui sont en carton épais. Super pratique pour mes ventes sur Vinted, plutôt que de les mettre au bac de recyclage. Je garde aussi les emballages en papier des légumes et ceux de la boulangerie pour caler le contenu de mes colis.

2- Je reporte le week-end les vêtements de la semaine, s’ils sont encore propres. Laver trop souvent les vêtements les abîme, alors je préfère en tirer le meilleur parti et allonger leur durée de vie. Cela fait faire des économies de lessive et d’électricité.

3- Je n’achète pas ce qu’il est facile d’emprunter, par exemple des livres. Dans toutes les villes, il y a des bibliothèques gratuites, elles proposent en plus souvent des livres électroniques. Plus besoin de se déplacer pendant les horaires d’ouverture.

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4- J’utilise une banque en ligne sans frais. Pas de frais bancaires mensuels etc. Ma carte Visa Premier me coûte 0€. Certes, Boursorama m’a demandé de laisser 5000€ chez eux, mais c’est très vite rentabilisé. Ils font aussi régulièrement des offres promotionnelles sur leurs différents produits. En 2020, j’ai récupéré 200€ de cashback en plaçant de l’argent sur différents produits que j’utilisais déjà (Assurance vie, Compte d’Épargne Financière Pilotée, Compte titres). Mon code parrainage est ici: Boursorama.

5- Je ne suis pas à découvert. Ça rejoint le point d’avant. Certes, j’ai droit à un découvert sans frais pendant 30 jours, mais je préfère ne pas dépenser de l’argent que je n’ai pas. Ce n’est pas facile pour tout le monde, je sais, mais les agios coûtent une fortune, en pure perte.

6- Je fais des listes: shopping listes + to do listes. J’ai une shopping list pour les courses du quotidien, que je complète dès que je manque de pois chiches ou de flocons d’avoine. J’ai aussi une shopping list pour les vêtements et accessoires. Ma garde-robe est plutôt minimaliste, mais je renouvelle parfois des pièces. Quand quelque chose est depuis trop longtemps sur la liste, je l’enlève : si j’ai vécu sans pendant longtemps, c’est que je peux vivre sans pour toujours.

7- Je prends une gourde d’eau du robinet dès que je pars de chez moi pour quelques heures. Certes, il y a le prix de la gourde, mais on peut aussi recycler un bocal ou une petite bouteille en verre. J’évite ainsi l’achat de boissons hors domicile, qui sont chères et qui laissent derrière des emballages plastiques pas très recyclés.

8- Je récupère les bocaux des produits que j’achète. Pas tous, et je ne les garde pas tous non plus. J’aime bien ceux de la confiture Follain que j’ai ramenée d’Irlande. Je teste différents formats pour voir ce qui convient à mes besoins réels et non à mon fantasy self.

9 – Je compare toujours les prix avant de faire un gros achat, type électronique ou électroménager. Amazon n’est pas systématiquement le plus avantageux : Darty, la Fnac et la Redoute ont aussi des bons deals avec les fabricants.

10- Je fais le tri dans mes amis : exit ceux qui ne tiennent pas compte de mes contraintes et souhaits budgétaires : c’est ainsi que j’ai refusé tous les enterrements de vie de jeune fille, systématiquement organisés à l’autre bout de la France… Transport, hôtels, nourriture, activités, part de la future mariée… Tout çà, ça chiffre. Sans compter le mariage lui-même et l’inévitable cadeau pour les mariés. Sans aller faire comme Carrie Bradshaw et me marier avec moi-même, juste que, pour une fois, on célèbre mes choix de vie et qu’on participe à mes frais de vie à moi, je dis non si cela me semble trop dispendieux.

Très clairement, je ne participerai plus aux « weekends entre filles », qui me coûtent, au delà de l’aspect pécuniaire, une bonne dose de stress et de frustration. Les amitiés vieillissent parfois mal.

Je dois dire que c’est pareil pour les restaurants à plusieurs, je souhaite que le budget associé me convienne. Quitte à se contenter d’un café ou d’un verre plutôt qu’une formule complète. Évidemment, en ce moment, la question ne se pose pas vraiment. Mon budget sorties est à 0€ depuis les confinements, comme pas mal de monde, j’imagine.

Et vous, quelles sont vos astuces à 0€ pour économiser pour ce qui compte vraiment pour vous ?

Garde-robe, Minimalisme, Santé

Les réseaux sociaux m’ont pompé trop d’énergie

Alors je suis en train de les remettre à leur place: secondaire. De vrais voleurs de temps. Oui, c’est pratique pour garder contact, enfin, avec ceux qui jouent le jeu. Vu le nombre de personnes qui se connectent juste pour épier autrui, sans jamais rien partager, soit un nombre non-négligeable de mes amis.

Finalement, qu’est ce que ça m’apporte ? Dans ce Ted Talk, un professeur américain (Cal Newport) explique très bien que nous n’avons pas besoin des réseaux sociaux dans notre vie. (après, c’est un homme marié, alors sa femme fait probablement une mission de lien social qu’il n’imagine pas forcément).

Je l’ai appris bien récemment à mes dépens. Je ne parle pas des confinements de 2020, qui m’ont bien isolée du reste de la planète, comme tout un chacun, mais d’un événement plus intime. J’ai subi une petite opération chirurgicale, et en conséquence, je l’ai partagée après sur Facebook. Je voulais juste un peu de « love » et j’ai finalement eu zéro réaction à mon post, même pas un like. Les gens n’aiment pas les mauvaises nouvelles, les gens n’aiment pas les maladies, même quand elles ne sont pas contagieuses. J’aurais dû le savoir. A la douleur physique s’est ajoutée la douleur mentale devant cette indifférence total de la part de ma centaine d’amis officiels. De quoi se remettre les esprits en place.

De plus, je supporte de moins en moins les publicités présentes entre deux posts (j’ai conscience que ce blog WordPress n’est pas exempt de publicités car j’utilise pour le moment une version gratuite, donc forcément financée par des annonceurs, que je ne choisis pas, en plus). Les pubs Youtube sont vraiment atroces. Pire que sur M6. Merci aux quelques chaînes non monétisées… Parce qu’il faudrait débourser 12€ par mois pour ne pas donner son espace de cerveau disponible à Google via Youtube.

J’ai trouvé d’excellents conseils dans cette vidéo plus longue avec le même intervenant: ne pas avoir d’applications de réseaux sociaux sur son téléphone portable par exemple. C’est décidé, ces voleuses de temps ont toutes été effacées du mien!

Pour autant, j’utilise encore les réseaux, mais de manière plus professionnelle, c’est à dire uniquement sur mon ordinateur portable, quane je suis assise à un bureau, avec un clavier. Pas dans le bus, pas en me couchant.

Petite revue des réseaux que j’ai utilisés:

Twitter: Membre depuis 2009 sur mon compte principal. Je me suis fait insulter un certain nombre de fois par des inconnus ne partageant pas mon opinion. Milieu toxique. Plus d’une fois j’ai désinstallé l’application. C’est dommage, j’y trouve des gens spirituels et drôles. Mais trop de trolls. Mon compte Peony est là: elodiepeony – mes nouveaux articles de blog s’y partagent automatiquement.

Facebook: Membre depuis 2007. Compte obligatoire pour débloquer d’autres services : WhatsApp Messenger, Instagram… Une période de quelques semaines sans ne me ferait pas de mal. Mes amis n’y postent rien ou presque. Mais c’est essentiel pour garder des contacts avec mes amis internationaux. Donc, à conserver et à utiliser avec modération.

Instagram:Membre depuis 2015. J’ai mis du temps à comprendre l’intérêt puis c’est devenu addictif. Moins de trolls que sur Twitter, puisque c’est surtout un medium d’images. Ma page Peony est là: Elodie Peony – pareil que Facebook: ne suivre que des comptes qui apportent de la valeur et ne pas lire les commentaires, surtout ne pas lire les commentaires.

Pinterest: c’était un concept intéressant au début, pour garder trace de mes achats sur Internet; désormais, c’est un ramassis d’articles pas intéressants entre deux pubs. Trop de perte de temps, pas de valeur. Pas impossible que je supprime complètement. Mon compte Peony est là: Elodie Peony.

LinkedIn: présente depuis 2006, assez incontournable pour la gestion de carrière. Idéal pour garder contact avec d’anciens collègues, pas en mode Facebook. Pour autant, c’est aussi devenu un puits sans fond d’articles, de commentaires, de trolls. Evidemment, je vais garder, car j’y ai une vraie communauté et j’en tire une réelle valeur. Passer moins de temps dessus ne me nuira pas, je pense. J’y suis suffisamment présente (plus de 2500 connexions) pour que l’investissement en temps soit rentable en visibilité et en potentiel de carrière.

Les presque réseaux sociaux, où je gaspille du temps à lire la vox populi: YouTube, The Guardian…

Résolutions pour 2021, au delà du no buy: ne plus lire les commentaires, c’est un puits sans fond

Si quelqu’un connait un réseau social sans pub, je suis preneuse !!

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Le test de la maison de retraite

J’ai coutume de dire que je n’ai pas envie d’être la plus riche du cimetière. Ma philosophie de vie est de profiter de mon argent et ne rien laisser derrière moi. Je n’ai pas d’enfant, et même si j’ai des neveux et nièces, je ne souhaite pas leur léguer quoi que ce soit. J’ai peu de proximité émotionnelle avec eux.

Mon objectif est de gagner suffisamment d’argent pour vivre confortablement, y compris pendant mes vieux jours. Je caresse l’idée de l’indépendance financière depuis quelques années et je me mets en ordre de marche: consommation raisonnée, investissement à long terme dans des projets immobiliers. L’idée est qu’à terme, je n’ai plus aucune dette et que mes revenus locatifs me permettent de ne plus travailler.

En marinière… Pour profiter des bonnes choses de la vie.

Pour autant, je ne veux pas me priver de tout et compter tous mes sous un par un. Nous sommes peu de choses sur cette Terre. Il faut vivre dans le moment présent, ce qui m’est difficile. Je fais partie de cette classe moyenne qui, bien qu’ayant fait des études et ayant une jolie carrière, a la frousse d’être déclassée et de perdre ce qu’elle a gagné en travaillant dur. C’est une anxiété très ancrée en moi et ce n’est pas simple de s’en libérer.

Je viens seulement d’entamer la quarantaine et pourtant je suis assez obsédée par mes « vieux jours ». J’appelle mon appartement en investissement locatif , « ma retraite » parce que je ne crois pas vraiment au système de retraite actuel. Clairement, il sera de moins en moins généreux, malgré tout l’argent que j’aurais mis dedans pendant des décennies.

Je fais partie des « plafonnés », de ceux qui contribuent davantage au système qu’ils n’en bénéficieront jamais. Concrètement, je cotise plus que la moyenne et même si je double mon salaire, ma pension de retraite n’augmentera pas d’un euro. Les contributions d’aujourd’hui paient les pensions d’aujourd’hui et non les miennes dans le futur. Donc je considère que ce sont des taxes.

Bref. Tout ça pour dire qu’au delà de ce constat, je lutte pour vivre de façon minimaliste et ne pas m’encombrer plus que nécessaire. C’est ainsi que j’ai réfléchi à un test pour évaluer mes besoins futurs. J’ai appelé çà le « test de la maison de retraite ».

Parce que, même si on vit dans une villa de 300 mètres carrés, on n’emportera rien au paradis et il est fort probable qu’on finira ses jours dans une maison de retraite, avec pour seul espace de vie une chambre, pas plus. Évidemment, je préférerais mourir chez moi, dans mon sommeil, d’une crise cardiaque. Mais statistiquement, c’est peu probable. Ma génération aura maille à partir avec l’acharnement thérapeutique et nous préférerons sans doute être placés dans un endroit apte à prendre soin de nos vieux corps. D’où la maison de retraite, qui coûte plusieurs milliers d’euros par mois et qui n’est pas finançable avec une simple pension de retraite.

Dès lors que nous serons dans cet espace contraint, on ne pourra conserver que ce qui comptera vraiment pour nous. Les placards ne seront pas aussi vastes que nos logements, nous ne ferons plus la cuisine, nous n’aurons pas d’affaires de sport ni de bagages. Les animaux de compagnie ne seront pas acceptés, donc évitons d’en adopter quand nous serons trop âgés (ou alors des séniors), pour ne pas en faire des orphelins.

J’aime bien le concept du « Swedish death cleaning », cette approche qui consiste à faire le vide de son vivant et de ne pas encombrer ceux qui vivent après nous, c’est pour moi le summum du raffinement et du savoir-vivre. J’aimerais tellement que mes parents comprennent et appliquent ce concept, plutôt que de laisser pourrir leurs possessions entre 3 enfants qui s’en fichent.

J’avance pas à pas vers mon minimalisme et je me trouve bien partie. Si je dois mourir demain, je ne serais pas une charge pour mes héritiers. Il faudrait quand même que je rédige mon testament !

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« No buy challenge » des vacances

Au gré de mes aventures minimalistes, j’ai déjà bien réduit le contenu de mes placards: vêtements, cosmétiques, maquillage, affaires de sport, livres… J’ai encore du boulot dans ma cuisine (ustensiles/robots/garde-manger) mais je crois que je n’ai jamais eu aussi peu de choses chez moi, sauf peut-être quand j’étais étudiante, et encore, j’avais encore une chambre pleine d’affaires (ne me demandez pas quoi, je n’en ai plus aucune idée) chez mes parents.

Je me suis rendu compte que les vacances ont souvent été l’excuse d’une multitude d’achats: bagages, vêtements, équipements de sport, médicaments etc. S’il est plutôt positif de faire l’inventaire chaque année de ce qui traîne dans ses placards, je me désole de retrouver des choses que je n’utilise qu’en vacances. Je ne parle pas d’un adaptateur pour une norme différente de la France, mais par exemple, de pantalons de randonnée, de sandales pour aller dans l’eau etc.

Partir loin de chez soi et faire des activités non habituelles génèrent des dépenses, c’est certain. Mais avoir des choses qui ne me servent qu’une seule fois dans l’année au maximum m’agace. C’est pourquoi cette année, alors même que les stocks sont au plus bas, j’ai décidé de me lancer ce challenge : ne rien acheter pour les vacances à la montagne. Je ne prévois pas de trek ni de camping, je n’ai donc pas besoin de toute une palanquée d’objets qui ne me serviraient que pour çà.

Pour avoir passé pas mal de temps le nez dans mes placards, traquant le moindre article pouvant alimenter ma cagnotte « nouvelle garde-robe », j’ai confiance en mon intuition. J’avais 6 soutien-gorge de sport : 4 feront très bien l’affaire (et sans doute 2 d’ailleurs). J’avais beaucoup d’affaires que je ne peux plus mettre car j’ai trop grossi: pantalons de randonnée, T-shirts de sport. Ils sont partis sur Vinted, pour une bouchée de pain, mais j’ai moins mauvaise conscience puisqu’ils n’encombrent plus mes tiroirs. Je les avais acheté il y a 10 ans pour la plupart, donc ils ont été plus qu’amortis.

Je vais m’en remettre à ce qui me va aujourd’hui: des caleçons un peu extensibles, des hauts larges. Je ne compte pas conserver ma circonférence actuelle, donc pas d’investissement prévu en garde-robe avant un bon moment (je fais même un petit challenge sur le sujet en ce moment).

J’emmènerai ce que j’ai actuellement dans ma trousse de médicaments (je passe mes vacances en France, il y aura toujours une pharmacie pas loin en cas d’urgence), de toilette (j’ai encore du stock pour tout ce dont j’ai besoin) et autres. A priori, je ne vais pas emmener pléthore de paires de chaussures, ce sera pas mal de choses à usage multiple.

Voyager léger : le top!

J’avoue que mes chaussures de randonnée ne me servent qu’en vacances. Je les ai achetées il y a 3 ans, elles ont encore beaucoup de vie en elles. Je suis également largement équipée en sacs de randonnée et de voyage. Il fut un temps où j’en avais 2 de plus: un qui me faisait mal au dos et un de 38 litres, pour les treks de plusieurs jours. J’ai revendu les deux. Je ne me vois pas faire de trek à l’avenir et je ne conserve pas les choses qui ne me conviennent pas. J’ai donc un sac à dos de randonnée à la journée de chez Decathlon, qui fait une vingtaine de litres et qui m’a coûté une dizaine d’euros. Non seulement je l’embarque en randonnée pendant mes vacances, mais il me sert aussi quand je pars en weekend. Il est léger et pratique, je n’ai besoin de rien d’autre. Je l’ai rentabilisé et je compte l’utiliser le plus longtemps possible.

Et vous, dépensez-vous beaucoup pour ce que vous emmenez en vacances ?

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10 choses que j’aurais aimé savoir plus jeune

Il y a tant de choses que j’aurais aimé savoir (ou réaliser) plus tôt dans ma vie. Mais prendre de la maturité ne se fait pas en un jour. J’ai vécu mes expériences et j’ai fait mes rencontres au moment où je devais les vivre et les faire. Cela ne sert à rien de vivre avec des regrets.

Bref, à l’exercice de « si seulement j’avais su », voilà ce que j’aurais dû faire:

  1. Ne pas écouter mes parents. Sérieusement, ils ne vivent pas sur la même planète que moi. Leur vision de la vie est tellement différente de la mienne qu’ils n’ont jamais été de bon conseil, et ce, depuis mon adolescence honnêtement. C’est encore pire depuis que je suis indépendante. J’ai l’impression qu’ils ne veulent pas mon bonheur, mais le leur. Style que je rentre m’installer dans la campagne profonde, que je ponde 3 gosses et que je devienne caissière à temps partiel chez Super U. (Je n’ai rien contre les caissières, c’est un métier tout à fait honorable, mais j’ai 2 bacs +5 et je parle 3 langues, donc mon horizon professionnel est vaste)
  2. Exprimer clairement ce que je voulais et ce que je ne voulais pas. Combien de fois me suis-je tue pour ne pas froisser les autres, aux dépens de mon propre bonheur? Par exemple, lors de ma première visite à Londres, à 25 ans, je rêvais d’aller visiter la Tate Gallery. Comme « les autres » n’en avaient pas envie, on s’est retrouvé à aller chercher du thé pour la grand-mère d’une d’entre nous dans une rue commerçante. Quelle perte de temps et d’opportunités! J’aurais dû exprimer clairement mon désaccord ou faire ce que j’avais envie de faire de mon côté. Depuis, j’évite de voyager en groupe. Trop de prises de tête et de compromis frustrants.
  3. Comprendre que tout le monde ne peut pas être d’accord avec moi. Je sais bien que chaque personne est différente, mais quand je vois quelqu’un prendre très manifestement la mauvaise voie, j’ai du mal à me taire. Dire ce que je pensais m’a très souvent attiré des critiques infondées. Maintenant, je me tais. Que chacun fasse ses propres erreurs et en tire les conclusions nécessaires. Not my problem.
  4. S’inquiéter en permanence ne sert à rien. Au plus loin que je me souvienne, j’ai toujours été anxieuse, surtout pour surmonter des situations que je ne pouvais pas maîtriser. Très clairement, je n’ai pas eu la sécurité affective nécessaire en grandissant et cela ne s’est pas arrangé à l’âge adulte. Aujourd’hui, je sais que j’ai cette tendance à l’anxiété, voire à l’angoisse mais je sais qu’il ne sert à rien de se battre contre des moulins à vent. La vie est courte, carpe diem!
  5. Supporter les relations toxiques longtemps ne les rend pas moins toxiques. Personne ne change vraiment. Quelqu’un qui ne me respecte pas à un moment donné, ne me respectera jamais. J’ai eu quelques histoires d’amitié qui se sont interrompues brutalement parce qu’elles étaient déséquilibrées et que je ne me suis pas sentie respectée. Aujourd’hui, je n’ai plus peur de « rompre » amicalement car cela fait partie de la vie. Les gens vont et viennent. Une porte se ferme, une autre va s’ouvrir. Ce n’est pas la fin du monde de se « séparer » d’un(e) ami(e).
  6. Baisser ses standards de qualité relationnelle n’apporte rien. Assez similaire au point ci-dessus, mais appliqué aux relations amoureuses. En amour, il ne faut pas se forcer. Toujours faire plaisir à l’autre ne sert à rien. S’il n’y a pas de réciprocité dès le départ, il n’y en aura jamais. ça fait mal d’avoir investi du temps et des sentiments, mais si la relation fait plus de mal que de bien, il faut la rompre. Vraiment pas d’exception.
  7. Plaie d’argent n’est pas mortelle. C’est évidemment mieux d’affronter la vie avec un compte en banque bien rempli. Mais on peut vivre et être heureux sans être très riche. C’est une question de priorités: il vaut mieux vivre en dessous de ses moyens. Si on est un peu juste, mieux vaut se dire que c’est temporaire.
  8. Le minimalisme est le meilleur mode de vie. Voilà plus de 5 ans que je chemine, et je ne suis pas parvenue encore à ma destination. Néanmoins, je n’ai eu qu’à me féliciter d’avoir adopté un mode de vie plus simple, moins contraignant et plus léger.
  9. Il ne faut jamais dire du mal des copains/conjoints/ maris, passés, présents ou futurs de ses amies. Ne jamais donner un avis honnête, toujours rester neutre, même à propos d’un abruti fini. Car critiquer le partenaire d’une amie, c’est critiquer une amie. Et qui sommes-nous pour critiquer les choix d’autrui? Cet apprentissage a été douloureux pour moi, car je me suis autorisée à donner mon avis sur le nouveau petit copain d’une très bonne amie à moi. Le mec en question avait plusieurs nanas en même temps et ne s’en cachait même pas. Il ne respectait pas mon amie, de façon très ouverte, sur à peu près tous les plans. Elle l’idéalisait, se disant amoureuse de lui (en fait, pas vraiment, elle avait juste tellement envie de parler de son « petit ami ») . Quand j’ai fait part de mon opinion à cette amie, je croyais lui rendre service et lui ouvrir les yeux et… elle m’a accusée d’être jalouse! Ce qui était faux et que j’ai très mal pris. Nous ne nous sommes pas parlées pendant 2 ans. Depuis, je pense qu’elle s’est rangée à mon avis sur le type en question, mais moi, plus jamais je ne donne mon avis en la matière à une amie proche, même si on me le demande. Lesson learned!
  10. Il faut avoir des rêves et tenter de les réaliser. Sinon, la vie est si triste! Des rêves, qu’ils soient petits ou grands, nourrissent la vie et rendent l’existence plus belle. Surtout, il faut s’autoriser à rêver, même si les conditions sont difficiles, la santé pas très bonne ou les finances au plus bas.

Voilà en gros ce que je pourrais écrire dans une lettre à un moi plus jeune. Bientôt la quarantaine et je l’aborde très sereinement: quel beau moment de la vie où plus personne ne nous bassine avec des attentes de mariage et de reproduction, où on a de l’argent et encore une excellente santé pour profiter de la vie! Pour moi, c’est certain, cette décennie sera la plus heureuse de mon existence.

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10 opinions pas populaires (voire pas du tout!)

Chaque individu naît et grandit dans ces conditions qui lui sont propres, fait des rencontres, s’instruit, construit son identité et donc forge ses propres opinions. Les miennes sont donc le fruit de mes expériences et de mes recherches personnelles

  1. Je suis devenue végane. Que la première personne à me demander « mais où trouves-tu tes protéines? » meure étouffée par une marinade de tofu et que le premier qui me sort « mais j’adore la côte de boeuf! » regarde une heure de vidéos tournées dans un abattoir. Ce que je mange (ou pas) ne regarde que moi. Je n’ai plus de patience pour l’intolérance et l’ignorance. Le végétalisme est pour moi la meilleure alimentation, d’un point de vue éthique et sanitaire.
  2. Je ne supporte pas la caféine. Si je bois un thé ou une boisson gazeuse caféinée l’après-midi, je ne dors pas avant 2 heures du matin. Quant au café noir, cela me fait le même effet dès une tasse le matin. Donc, même si j’aime l’arôme du café, j’en bois très très peu.
  3. Je n’aime pas le vin. Voilà des années que je me force à en boire pour faire comme tout le monde, mais foncièrement, je n’aime pas çà. L’alcool n’étant pas l’ami de mon tour de taille, j’en consomme peu. Généralement une bière, pas d’alcool fort. Il n’y d’ailleurs pas une seule bouteille d’alcool chez moi.
  4. Je ne veux pas me teindre les cheveux, ni couvrir mes cheveux blancs. Je trouve bizarre de ne pas accepter de vieillir. C’est une coquetterie de la génération de mes parents, que de ne pas assumer son âge, surtout pour les femmes. Comme si prendre de l’âge était synonyme de mourir, alors qu’on est au contraire bien vivant! Cela m’amuse de voir ces couples qui vieillisse dans leur jus, avec Monsieur bien blanchi et Madame et ses cheveux chimiquement pourpres. J’aimais bien expérimenter avec les couleurs, quand j’étais plus jeune, mais cela fait une dizaine d’années que je n’ai pas fait de teinture. Trop d’entretien, trop de frais. Je me préfère au naturel, même si quelques filins blancs me rappellent que je deviens sage. J’assume!
  5. Je ne porte plus de parfum. De façon générale, je supporte de moins en moins les parfums synthétiques, alors j’ai arrêté d’en mettre sur mon corps. Si jamais je sens un peu, je mets de l’eau de Cologne bon marché, certainement pas d’eau de toilette affreusement chère. Pas besoin de plus, vraiment. Et puis, je pense aux autres, c’est insupportable, ce mélange de parfums chimiques quand tout le monde en porte.
  6. Je n’aime pas porter du noir. Le noir est censé mincir, et j’ai tellement été longtemps complexée par mon corps que j’ai clairement abusé. Une année, je me suis même déguisée en Morticia Addams, pas besoin de chercher un costume plus loin que dans mon armoire. Aujourd’hui, je suis une grande adepte du bleu marine et je trouve que le noir est une couleur triste.
  7. Je n’aime pas posséder des objets chers. Résultat d’un cambriolage il y a quelques années et de mon expatriation. Les objets sont un poids. Les objets chers sont encore plus pesants. Je ne veux pas vivre dans un coffre-fort. La vie est trop courte pour s’encombrer avec des babioles qui valent souvent bien moins que ce qu’on s’imagine!
  8. Je ne veux pas d’enfant. Trop hâte d’atteindre mes 40 ans pour qu’on arrête de me bassiner avec çà. Au fond de moi, je n’ai aucun désir d’être mère. Je veux être libre, dormir, vivre pour moi, ne pas avoir de boulets. Alors cette décision est consciente, réfléchie et tout à fait personnelle. Si vous avez envie de vous reproduire, c’est votre choix! Ce n’est juste pas le mien, surtout vu le monde pourri dans lequel on vit et sur cette planète qu’on massacre.
  9. Je veux arrêter, le plus tôt possible, d’être obligée de travailler. Voilà plusieurs années que je m’intéresse au « FIRE movement » (Financial Independance + Retire Early »). J’attends d’avoir trouvé mon nouveau job pour planifier autour, mais hors de question d’attendre 65 ou 68 ans pour prendre ma retraite! Je vise plutôt entre 50 et 55 ans, pour la date à laquelle je ne serai plus obligée de travailler. Non que je veuille me tourner les pouces toute la journée, mais je veux avoir le choix de mon emploi du temps. Peut-être changer de carrière ou travailler à temps partiel.
  10. Je déteste les mariages. Je m’y suis toujours ennuyée à mourir. Je n’aime pas les conventions, tout simplement. Et quel besoin de gâcher le weekend de 200 personnes en même temps, au fin fond de la campagne? Non merci. Ceci dit, l’écrasante majorité de mes amis sont mariés, donc je suis tranquille niveau invitations. Et aussi, je ne comprends pas qu’on dépense une somme folle alors que cela peut ne rien coûter du tout. La vanité de certains me dépasse!

Voilà, 10 opinions qui ne sont pas populaires. Mais je m’en fous. Je vis ma propre vie, rien à battre de ce que pensent les autres!

Minimalisme

Du végétarisme au végétalisme

Je suis devenue végétarienne en février 2013, suite à mes vacances en Thaïlande, où je n’ai pas supporté de voir un chien attaché devant une maison, attendant d’être le repas du midi.

Pourtant, je n’aime pas vraiment les chiens. Mais je n’ai tout d’un coup plus supporté l’hypocrisie de considérer un animal comme de la nourriture, alors qu’un autre animal nous tiendra compagnie et qu’il est inenvisageable de le tuer pour le manger. Quelle différence entre une vache et un chien?

J’ai essuyé beaucoup de remarques suite à mon changement de régime alimentaire. En France, les végéta*iens sont une minorité. J’ai passé un temps incomensurable à me défendre (car oui, apparemment, c’est « normal » d’attaquer quelqu’un à propos de son régime alimentaire) et à m’excuser de ne pas tout faire comme tout le monde. Entre ceux qui pensent qu’un végétarien mange du poisson (ah bon, çà ne pousse pas sur les arbres?) et ceux qui demandent tout de suite « comment tu fais pour les protéines? » avant même de te souhaiter un bon appétit, j’ai vécu des moments pénibles.

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Et pourtant, je n’ai pas été satisfaite de mon régime végétarien. J’ai progressivement diminué ma consommation d’oeufs et de produits laitiers, par goût essentiellement. Puis j’ai repris mes lectures et l’évidence m’est apparue: pourquoi ne pas transitionner vers le végétalisme? Un grand nombre de preuves scientifiques convergent vers ce choix bon pour la santé et la planète: adopter un régime à base de plantes uniquement (plant based diet).

Depuis le 1er octobre 2018, je suis donc officiellement végétalienne et tout se passe bien merci. Comme j’ai banni tous les produits à base de lait, je mange nettement moins de « convenience food », tels que des biscuits, gâteaux et autres friandises au chocolat au lait. J’ai dû modifier mes basiques dans ma cuisine, mais rien d’insurmontable.

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Pourquoi ne suis-je pas végane/vegan alors?

C’est encore un peu tôt pour moi. Au fond de moi, je suis prête à ne plus acheter de cuir ou de laine, mais je ne vais pas me séparer de ce que j’ai déjà sans avoir une alternative durable. Donc, très logiquement, je n’achète pas de miel ou de cire d’abeille et j’évite toujours la gélatine, et je remplacerai mes produits d’origine animale au fur et à mesure.

Minimalisme, Solo living

Pourquoi je pratique le zéro cadeau

Je lis çà et là, dans la blogosphère minimaliste, des articles sur « comment passer des fêtes en mode zéro déchet » ou encore « les cadeaux minimalistes à offrir », écrits par des blogueurs qui savent de quoi ils parlent… et pourtant. Qu’est-ce que le minimalisme si ce n’est de se contenter de ce qu’on a déjà?

En lisant leur prose sur les cadeaux, je dois dire que je rigole! Car je suis carrément une extrémiste. Pour moi: pas de cadeaux, ni à donner, ni à recevoir. Voilà 4 années de suite que cette décision s’applique et j’en suis très heureuse. Pour moi, Noël, c’est pour les enfants de moins de 18 ans, à la rigueur pour les étudiants qui dépendent encore de leurs parents.

Voilà longtemps que j’ai réalisé que les cadeaux qu’on me faisait (et je suppose que la réciproque est exacte pour ceux que je fais) ne me plaisaient pas dans 90% des cas. J’ai décidé, en pleine conscience, de n’être encombrée que des achats que je fais pour moi-même. De même que je refuserai tout héritage matériel, je refuse les cadeaux.

Ma philosophie peut paraître radicale, mais déjà, Noël, je vis très bien sans. Qu’est-ce que j’ai en horreur toutes ces obligations! Je me contente d’un repas amélioré avec des proches que j’ai choisis et de passer du temps de qualité avec eux (et pourquoi attendre Noël, c’est faisable toute l’année). Cela suffit amplement à mon bonheur. J’évite les cohues dans les magasins, le stress des ruptures de stock et l’inconfort d’un cadeau mal ciblé.

Bref, faire l’impasse sur le matérialisme, c’est que du bonheur!

Journal, Minimalisme, Solo living

Pourquoi un blog pour les célibataires minimalistes urbains?

Parce que je n’en ai pas trouvé! le minimalisme semble être très prisé des mères de famille et de quelques pères aussi. Mais on peut s’intéresser au minimalisme et à la frugalité, même s’il n’y a qu’une personne dans son foyer.

C’est peut-être même un plus grand challenge encore quand on vit seul, car on peut s’étaler plus facilement qu’en couple.

Il me semble aussi que le minimalisme des champs est différent du minimalisme des villes, car en ville, on a rarement un jardin ou un verger, on fait rarement du compost (c’est plus difficile car les filières compost sont inexistantes).

Alors, voilà, j’ai envie de faire entendre ma voix!

Mon style de vie se veut de plus en plus simple, car j’ai plusieurs objectifs:
– prendre ma retraite (c’est à dire quitter Corporate America) le plus tôt possible
– voyager régulièrement
– être en bonne santé

Journal

A propos des magazines féminins

Pour parler d’autres choses que de bouffe, de fringues, de produits de beauté ou encore de rangement (sujets éminemment liés au minimalisme auquel je m’astreins), je vais aborder aujourd’hui un sujet connexe: la féminité vue par les publicitaires. Il faut le dire: être une femme, c’est compliqué. Nous avons plein de « problèmes » pour lesquels les publicitaires et les industriels veulent proposer (vendre, refourguer…) des « solutions ». 

En plus de mon aversion irréversible envers les magazines féminins, dont l’unique objectif est de récupérer du fric, en vous vendant du contenu (en fait, du papier) qui vous fait saliver et en vendant à des régies publicitaires du temps disponible de vos cerveaux, j’ai aussi une relation ambiguë à la télévision, surtout à ce qui la finance: la publicité. Je n’ai plus de télé, mais j’avais l’habitude de couper le son pendant les coupures de publicité, tellement je me sens agressée pour la musique criarde, les slogans faciles, les produits parfaitement inutiles qu’on s’est cru obligés de créer et de commercialiser.

Sans vouloir faire ma vieille schnock, je constate que peu de produits dont on fait la réclame sont vraiment essentiels: avez-vous vu de la publicité pour du vinaigre blanc, du bicarbonate de soude ou encore du vrai Savon de Marseille? En revanche, pour des sauces toutes faites, des détergents en tout genre et des cosmétiques toxiques, il y en a pléthore. Limite le logo « vu à la télé » est devenu pour moi un repoussoir: si cela a besoin d’un budget marketing démentiel pour se vendre, c’est que c’est un besoin créé de toutes pièces pour un produit dont on n’a pas besoin et qu’il faut vraiment mettre le paquet pour convaincre  le chaland de débourser un kopeck… Et finalement, quand on se penche un peu sur les styles de vie minimalistes (car j’en distingue plusieurs), on prend conscience qu’il en faut peu pour être heureux. Mais le bonheur ne fait pas vendre, la peur du manque si.

On nous prend donc vraiment pour des cloches, surtout les femmes…

Petit panorama sexiste: 

– une pub pour des serviettes hygiéniques prétend nous offrir « jusqu’à 8 heures de protection« . Petit rappel: les femmes nubiles saignent tous les mois depuis la nuit des temps. De quoi devrait-on se protéger? 

– une marque lance un déodorant pour avoir « de belles aisselles ». Je vais paraphraser Florence Foresti qui clamait qu’on ne séduisait pas les hommes avec ses cuticules. Scoop, c’est la même chose avec les aisselles. En quoi cela devrait être beau ou pas beau? C’est une partie du corps, c’est tout, comme un doigt de pied ou encore une oreille. 

– j’ai toujours hurlé devant la pub « du côté des mamans« , genre papa reste dans son fauteuil en charentaises et lit son journal, il ramène la pitance, il ne va quand même pas s’abaisser à nourrir lui-même son enfant. Ils ont rajouté « et des papas« . Ma préconisation, histoire de s’épargner la guerre des sexes: « du côté des parents« , ce serait nettement plus pertinent.  

Bref, c’est quand même bien débile toutes ces conneries qu’on veut nous faire gober. Je dis STOP, je dis HALTE LA, je dis DÉBRANCHE TA TÉLÉ qui te met des idées stupides en tête. Ou alors, fais comme moi: supprime-la!

Cosmétiques, Garde-robe, Journal, Santé

La pub et moi: être une femme en 2017 dans le regard des publicitaires

Pour parler d’autres choses que de bouffe, de fringues, de produits de beauté ou encore de rangement (sujets éminemment liés au minimalisme auquel je m’astreins), je vais aborder aujourd’hui un sujet connexe: la féminité vue par les publicitaires. Il faut le dire: être une femme, c’est compliqué. Nous avons plein de « problèmes » pour lesquels les publicitaires et les industriels veulent proposer (vendre, refourguer…) des « solutions ».
 
En plus de mon aversion irréversible envers les magazines féminins, dont l’unique objectif est de récupérer du fric, en vous vendant du contenu (en fait, du papier) qui vous fait saliver et en vendant à des régies publicitaires du temps disponible de vos cerveaux, j’ai aussi une relation ambiguë à la télévision, surtout à ce qui la finance: la publicité.
 
Je n’ai plus de télé, mais j’avais l’habitude de couper le son pendant les coupures de publicité, tellement je me sens agressée pour la musique criarde, les slogans faciles, les produits parfaitement inutiles qu’on s’est cru obligés de créer et de commercialiser. Sans vouloir faire ma vieille schnock, je constate que peu de produits dont on fait la réclame sont vraiment essentiels: avez-vous vu de la publicité pour du vinaigre blanc, du bicarbonate de soude ou encore du vrai Savon de Marseille? En revanche, pour des sauces toutes faites, des détergents en tout genre et des cosmétiques toxiques, il y en a pléthore. Limite le logo « vu à la télé » est devenu pour moi un repoussoir: si cela a besoin d’un budget marketing démentiel pour se vendre, c’est que c’est un besoin créé de toutes pièces pour un produit dont on n’a pas besoin et qu’il faut vraiment mettre le paquet pour convaincre  le chaland de débourser un kopeck…
 
Et finalement, quand on se penche un peu sur les styles de vie minimalistes (car j’en distingue plusieurs), on prend conscience qu’il en faut peu pour être heureux. Mais le bonheur ne fait pas vendre, la peur du manque si. On nous prend donc vraiment pour des cloches, surtout les femmes… Petit panorama sexiste:
 
– une pub pour des serviettes hygiéniques prétend nous offrir « jusqu’à 8 heures de protection« . Petit rappel: les femmes nubiles saignent tous les mois depuis la nuit des temps. De quoi devrait-on se protéger?
 
– une marque lance un déodorant pour avoir « de belles aisselles ». Je vais paraphraser Florence Foresti qui clamait qu’on ne séduisait pas les hommes avec ses cuticules. Scoop, c’est la même chose avec les aisselles. En quoi cela devrait être beau ou pas beau? C’est une partie du corps, c’est tout, comme un doigt de pied ou encore une oreille.
 
– j’ai toujours hurlé devant la pub « du côté des mamans« , genre papa reste dans son fauteuil en charentaises et lit son journal, il ramène la pitance, il ne va quand même pas s’abaisser à nourrir lui-même son enfant. Ils ont rajouté « et des papas« . Ma préconisation, histoire de s’épargner la guerre des sexes: « du côté des parents« , ce serait nettement plus pertinent.
 
 
Bref, c’est quand même bien débile toutes ces conneries qu’on veut nous faire gober. Je dis STOP, je dis HALTE LA, je dis DÉBRANCHE TA TÉLÉ qui te met des idées stupides en tête. Ou alors, fais comme moi: supprime-la!
Journal

Encore une fois mal à mon pays….


Une fois de plus, la sauvagerie a frappé. La France est la terre des Droits de l’Homme, l’attaquer le 14 juillet, alors qu’on célèbre nos Liberté, Egalité, Fraternité, c’est attaquer l’humanité entière.

Je n’ai aucune compassion pour les terroristes. Ils ont perdu leur humanité en ôtant la vie d’innocents.

#PrayforNice #PrayforFrance #PrayfortheWorld

A la maison, Journal, Minimalisme, Solo living

Ne gardez rien pour vos enfants… à moins qu’ils ne vous le demandent explicitement

Wake up call minimaliste!

Dans mes lectures bloguesques, je suis tombée sur cet article (en anglais) qui dit, très fermement: « Chers parents baby boomers, non, vos enfants ne veulent rien récupérer de ce qui vous appartient ». Et que cela n’en fait pas des enfants ingrats, juste des individus qui ont, eux aussi, droit de faire des choix et de prendre des décisions!

Un peu dur à avaler pour une génération, mais évident pour les moins de 40 ans! Leurs parents n’ont de cesse de vouloir leur refourguer leurs meubles, vêtements, vaisselle et autres éléments de décoration.

Cet article a trouvé une résonance particulière chez moi, avec une mère incapable de jeter quoi que ce soit et qui entasse un bordel immonde dont je n’ose prendre la mesure tellement cela me donne la nausée. Mon père ne fait pas mieux avec ses collections en tout genre et qui n’ont aucune valeur pécuniaire, ainsi qu’il l’a appris récemment à ses dépens. L’un comme l’autre s’imagine qu’ils laissent à leurs enfants un quelconque « trésor ». J’ai été très claire avec eux: je ne veux RIEN récupérer. Vraiment rien, pas même les meubles de ma chambre d’adolescente qui m’ont encombrée un temps et que je n’ai pas choisis d’ailleurs. Je n’y attache aucune valeur, ni monétaire, ni sentimentale. Ce ne sont que des objets.

Il y a 6 ans, j’ai mis dans une camionnette toutes mes affaires qui restaient chez eux et j’ai été très claire: c’était l’unique voyage. Malheureusement, ma mère n’a pas joué le jeu et a planqué diverses choses, dans le grenier, la cave, le garage, dans l’armoire de ma sœur… et je n’ai pas pu tout prendre ainsi que je le souhaitais. Bref. J’ai tiré un trait sur ces objets, qui finalement ne me manquent pas. Seules 2 choses m’auraient fait plaisir: récupérer mon blouson en jean d’adolescente et le sweat de mon école. Tant pis. Je les retrouverai peut-être un jour, ensevelis sous tellement d’autres vêtements… J’aurais changé de taille dans tous les sens et ils seront défraîchis, tachés, troués, plus à la bonne taille. Donc finalement, aucun regret.

J’aurais tellement préféré partager des centres d’intérêt avec mes parents, des expériences, des vacances… Plutôt que de les voir obnubilés par leur bazar et m’abandonner chez ma grand-mère à la moindre occasion. Et quand on les écoute, ils ont « fait des sacrifices ».

Ma mère, avec sa baraque de 4 chambres et 160 mètres carrés dont un garage, une cave et un grenier n’a de cesse de se lamenter que « c’est trop petit » pour justifier que ses 2 filles ne viennent jamais la voir. La raison est tout autre, mais bon. Il n’y a que 2 habitants et un chat. Avec mon grand studio de 36 mètres carrés, je lui réponds que ce n’est pas trop petit, c’est juste trop encombré, et bien, elle ne comprend pas! Tout simplement, elle n’imagine pas vider quoi que ce soit (hormis mes souvenirs d’adolescence qui ne lui plaisaient pas). Moi, je suis détachée de çà, ce ne sont que des objets. L’essentiel n’est pas d’avoir un service en porcelaine ou de conserver toute la layette de ses 3 enfants…

Si l’émission « C’est du propre » passait dans cette baraque, elle aurait la nausée. Quant à « un trésor dans votre maison », elle serait très déçue, car rien n’a la moindre valeur! Il parait que la mode est un éternel recommencement, mais la taille qu’on fait quand elle revient n’est pas la même et surtout, les vêtements ne sont plus faits pour durer. Soyons honnêtes, chez mes parents, c’est plutôt « la Halle aux vêtements » que Chanel. Mais ma mère ne jetterait pour rien au monde ses frusques. Comme si elle allait remonter le temps, perdre 25 kilos et porter à nouveau des minijupes. Pathétique. Et je fais 10 cm de plus qu’elle, donc aucun de ses vêtements ne me va, ce qu’elle n’a toujours pas compris, alors que j’ai fini ma croissance il y a plus de 20 ans.

En conclusion, si vous êtes de cette sorte de personne qui s’imaginent que leurs enfants vont récupérer leur armoire normande (mes parents ont imaginé me refourguer leur bibliothèque vitrine couleur acajou de 2 mètres de long alors que j’habitais un studio parisien au 4ème sans ascenseur…), soyez VRAIMENT généreux, laissez vos enfants choisir. S’ils veulent quoi ce soit, ils vous le feront savoir. S’ils ne montrent aucun intérêt pour vos babioles, c’est juste normal, et humain. Pourquoi auraient-ils les mêmes goûts que vous? Pourquoi prendriez-vous le droit de les encombrer de vos affaires?

Transmettez leur vos valeurs, partagez avec eux des souvenirs inoubliables… plutôt qu’une théière de grand mère ou une collection de livres de poche jaunis.

 
 
 
Journal, Santé, Solo living

En avoir… ou pas!

Une blogueuse québécoise a fait grand bruit en déclarant que les personnes sans enfants (surtout les femmes) étaient égoïstes et ne contribuaient pas au fonctionnement de la société à hauteur de ce qu’elles en recevaient. Évidemment, elle, cette sainte, s’est dévouée en en faisant quatre.




Outre le fait que tout le monde ne peut pas avoir d’enfant (la stérilité est une réalité pour bon nombre de personnes), il semblerait donc que ne pas désirer d’enfant nous range d’emblée dans la catégorie des égoïstes immatures.

Évidemment, je ne peux qu’exprimer mon profond désaccord. Avoir, ou pas, un ou des enfants reste pour moi un choix personnel et un choix qui doit être respecté. Je suis une adulte, j’assume mes choix et moi, je n’ai pas de désir d’enfant. C’est tout. Pour autant, moi aussi, j’ai une vie, un boulot, des problèmes… Que je trouve un peu trop systématiquement amoindris, voire niés, parce que je suis célibataire et sans enfant. Comme si le titre de « parent » donnait une dignité supérieure, des droits supplémentaires à se plaindre et à imposer sa vision du monde à autrui. 

Même si j’ai moins de logistique à gérer que des parents, je suis tout autant emmerdée par les dégâts des eaux, impôts à payer et autres joyeusetés de la vie quotidienne. Et çà, trop de gens l’oublient. Je suis toujours seule à me coltiner l’installation de la fibre, les relevés de compteurs ou encore les courses. Personne avec qui partager, personne à qui déléguer. Alors je me considère tout autant occupée qu’une personne en couple ou qu’un parent, mon temps n’est pas moins précieux.

Déjà que je paye tout plein pot sans bénéficier de grand chose, j’aimerais juste du respect et çà commence par arrêter de me demander: « et toi, les enfants, c’est pour quand? » 
Franchement, c’est l’affaire de qui? De quoi se mêle-t-on?