A la maison, Défis, Minimalisme

10 astuces à 0€ pour faire des économies

Toujours dans ma mouvance minimaliste et dans le cadre de mon plan d’économies, je vous présente des astuces qui ne coûtent rien et qui permettent de ne pas dépenser plus que nécessaire!

1- Je garde des emballages pour mes propres envois : je ne parle pas des enveloppes matelassées ou des colis que je reçois, ça je pense qu’on le fait tous. Je mets aussi de côté des emballages divers, tels que ceux de la pâtée des chats, qui sont en carton épais. Super pratique pour mes ventes sur Vinted, plutôt que de les mettre au bac de recyclage. Je garde aussi les emballages en papier des légumes et ceux de la boulangerie pour caler le contenu de mes colis.

2- Je reporte le week-end les vêtements de la semaine, s’ils sont encore propres. Laver trop souvent les vêtements les abîme, alors je préfère en tirer le meilleur parti et allonger leur durée de vie. Cela fait faire des économies de lessive et d’électricité.

3- Je n’achète pas ce qu’il est facile d’emprunter, par exemple des livres. Dans toutes les villes, il y a des bibliothèques gratuites, elles proposent en plus souvent des livres électroniques. Plus besoin de se déplacer pendant les horaires d’ouverture.

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4- J’utilise une banque en ligne sans frais. Pas de frais bancaires mensuels etc. Ma carte Visa Premier me coûte 0€. Certes, Boursorama m’a demandé de laisser 5000€ chez eux, mais c’est très vite rentabilisé. Ils font aussi régulièrement des offres promotionnelles sur leurs différents produits. En 2020, j’ai récupéré 200€ de cashback en plaçant de l’argent sur différents produits que j’utilisais déjà (Assurance vie, Compte d’Épargne Financière Pilotée, Compte titres). Mon code parrainage est ici: Boursorama.

5- Je ne suis pas à découvert. Ça rejoint le point d’avant. Certes, j’ai droit à un découvert sans frais pendant 30 jours, mais je préfère ne pas dépenser de l’argent que je n’ai pas. Ce n’est pas facile pour tout le monde, je sais, mais les agios coûtent une fortune, en pure perte.

6- Je fais des listes: shopping listes + to do listes. J’ai une shopping list pour les courses du quotidien, que je complète dès que je manque de pois chiches ou de flocons d’avoine. J’ai aussi une shopping list pour les vêtements et accessoires. Ma garde-robe est plutôt minimaliste, mais je renouvelle parfois des pièces. Quand quelque chose est depuis trop longtemps sur la liste, je l’enlève : si j’ai vécu sans pendant longtemps, c’est que je peux vivre sans pour toujours.

7- Je prends une gourde d’eau du robinet dès que je pars de chez moi pour quelques heures. Certes, il y a le prix de la gourde, mais on peut aussi recycler un bocal ou une petite bouteille en verre. J’évite ainsi l’achat de boissons hors domicile, qui sont chères et qui laissent derrière des emballages plastiques pas très recyclés.

8- Je récupère les bocaux des produits que j’achète. Pas tous, et je ne les garde pas tous non plus. J’aime bien ceux de la confiture Follain que j’ai ramenée d’Irlande. Je teste différents formats pour voir ce qui convient à mes besoins réels et non à mon fantasy self.

9 – Je compare toujours les prix avant de faire un gros achat, type électronique ou électroménager. Amazon n’est pas systématiquement le plus avantageux : Darty, la Fnac et la Redoute ont aussi des bons deals avec les fabricants.

10- Je fais le tri dans mes amis : exit ceux qui ne tiennent pas compte de mes contraintes et souhaits budgétaires : c’est ainsi que j’ai refusé tous les enterrements de vie de jeune fille, systématiquement organisés à l’autre bout de la France… Transport, hôtels, nourriture, activités, part de la future mariée… Tout çà, ça chiffre. Sans compter le mariage lui-même et l’inévitable cadeau pour les mariés. Sans aller faire comme Carrie Bradshaw et me marier avec moi-même, juste que, pour une fois, on célèbre mes choix de vie et qu’on participe à mes frais de vie à moi, je dis non si cela me semble trop dispendieux.

Très clairement, je ne participerai plus aux « weekends entre filles », qui me coûtent, au delà de l’aspect pécuniaire, une bonne dose de stress et de frustration. Les amitiés vieillissent parfois mal.

Je dois dire que c’est pareil pour les restaurants à plusieurs, je souhaite que le budget associé me convienne. Quitte à se contenter d’un café ou d’un verre plutôt qu’une formule complète. Évidemment, en ce moment, la question ne se pose pas vraiment. Mon budget sorties est à 0€ depuis les confinements, comme pas mal de monde, j’imagine.

Et vous, quelles sont vos astuces à 0€ pour économiser pour ce qui compte vraiment pour vous ?

Garde-robe, Minimalisme, Santé

Les réseaux sociaux m’ont pompé trop d’énergie

Alors je suis en train de les remettre à leur place: secondaire. De vrais voleurs de temps. Oui, c’est pratique pour garder contact, enfin, avec ceux qui jouent le jeu. Vu le nombre de personnes qui se connectent juste pour épier autrui, sans jamais rien partager, soit un nombre non-négligeable de mes amis.

Finalement, qu’est ce que ça m’apporte ? Dans ce Ted Talk, un professeur américain (Cal Newport) explique très bien que nous n’avons pas besoin des réseaux sociaux dans notre vie. (après, c’est un homme marié, alors sa femme fait probablement une mission de lien social qu’il n’imagine pas forcément).

Je l’ai appris bien récemment à mes dépens. Je ne parle pas des confinements de 2020, qui m’ont bien isolée du reste de la planète, comme tout un chacun, mais d’un événement plus intime. J’ai subi une petite opération chirurgicale, et en conséquence, je l’ai partagée après sur Facebook. Je voulais juste un peu de « love » et j’ai finalement eu zéro réaction à mon post, même pas un like. Les gens n’aiment pas les mauvaises nouvelles, les gens n’aiment pas les maladies, même quand elles ne sont pas contagieuses. J’aurais dû le savoir. A la douleur physique s’est ajoutée la douleur mentale devant cette indifférence total de la part de ma centaine d’amis officiels. De quoi se remettre les esprits en place.

De plus, je supporte de moins en moins les publicités présentes entre deux posts (j’ai conscience que ce blog WordPress n’est pas exempt de publicités car j’utilise pour le moment une version gratuite, donc forcément financée par des annonceurs, que je ne choisis pas, en plus). Les pubs Youtube sont vraiment atroces. Pire que sur M6. Merci aux quelques chaînes non monétisées… Parce qu’il faudrait débourser 12€ par mois pour ne pas donner son espace de cerveau disponible à Google via Youtube.

J’ai trouvé d’excellents conseils dans cette vidéo plus longue avec le même intervenant: ne pas avoir d’applications de réseaux sociaux sur son téléphone portable par exemple. C’est décidé, ces voleuses de temps ont toutes été effacées du mien!

Pour autant, j’utilise encore les réseaux, mais de manière plus professionnelle, c’est à dire uniquement sur mon ordinateur portable, quane je suis assise à un bureau, avec un clavier. Pas dans le bus, pas en me couchant.

Petite revue des réseaux que j’ai utilisés:

Twitter: Membre depuis 2009 sur mon compte principal. Je me suis fait insulter un certain nombre de fois par des inconnus ne partageant pas mon opinion. Milieu toxique. Plus d’une fois j’ai désinstallé l’application. C’est dommage, j’y trouve des gens spirituels et drôles. Mais trop de trolls. Mon compte Peony est là: elodiepeony – mes nouveaux articles de blog s’y partagent automatiquement.

Facebook: Membre depuis 2007. Compte obligatoire pour débloquer d’autres services : WhatsApp Messenger, Instagram… Une période de quelques semaines sans ne me ferait pas de mal. Mes amis n’y postent rien ou presque. Mais c’est essentiel pour garder des contacts avec mes amis internationaux. Donc, à conserver et à utiliser avec modération.

Instagram:Membre depuis 2015. J’ai mis du temps à comprendre l’intérêt puis c’est devenu addictif. Moins de trolls que sur Twitter, puisque c’est surtout un medium d’images. Ma page Peony est là: Elodie Peony – pareil que Facebook: ne suivre que des comptes qui apportent de la valeur et ne pas lire les commentaires, surtout ne pas lire les commentaires.

Pinterest: c’était un concept intéressant au début, pour garder trace de mes achats sur Internet; désormais, c’est un ramassis d’articles pas intéressants entre deux pubs. Trop de perte de temps, pas de valeur. Pas impossible que je supprime complètement. Mon compte Peony est là: Elodie Peony.

LinkedIn: présente depuis 2006, assez incontournable pour la gestion de carrière. Idéal pour garder contact avec d’anciens collègues, pas en mode Facebook. Pour autant, c’est aussi devenu un puits sans fond d’articles, de commentaires, de trolls. Evidemment, je vais garder, car j’y ai une vraie communauté et j’en tire une réelle valeur. Passer moins de temps dessus ne me nuira pas, je pense. J’y suis suffisamment présente (plus de 2500 connexions) pour que l’investissement en temps soit rentable en visibilité et en potentiel de carrière.

Les presque réseaux sociaux, où je gaspille du temps à lire la vox populi: YouTube, The Guardian…

Résolutions pour 2021, au delà du no buy: ne plus lire les commentaires, c’est un puits sans fond

Si quelqu’un connait un réseau social sans pub, je suis preneuse !!

A la maison, Journal, Solo living

La femme Prosecco, et moi?

Cet article du Guardian m’a fait réfléchir, en ces temps de cadeau obligatoire. Voilà des années que je ne fais plus de cadeau et que, surtout, je demande à ne pas en recevoir ! Pas besoin de grand chose, horreur du bazar qui traîne, cadeau à côté de la plaque… J’en ai déjà parlé .

Dans cet article, pour ceux qui ne comprendraient pas l’anglais, l’auteure constate qu’elle reçoit des cadeaux sur le thème du Prosecco, ce vin italien, plus abordable que le champagne : bouteilles, t-shirts, mugs… Elle se demande si finalement, « Prosecco » n’est pas devenu un type de personnalité, sa personnalité. Évidemment que non, mais elle vient de réaliser que ces proches connaissent d’elle, c’est son goût pour ce vin, mais pas vraiment grand chose d’autre. Aïe.

Voilà des années que les cartes qu’on m’adresse des cartes à thème »chat », donc je comprends ce qu’elle peut ressentir. Bien sûr, j’adore les félins, mais pour autant, j’aime bien d’autres choses dans la vie: l’art contemporain, le théâtre, la musique latino, la salsa, les voyages etc. Mais finalement, ce que mes « proches » retiennent de ma personnalité, c’est que je suis une « crazy cat lady ».

C’est dur de se le prendre en pleine face, mais force est de constater que mes goûts et ma personnalité ne doivent pas transparaître plus que ça… Encore une fois, je ne souhaite pas de cadeau. C’est juste que ça m’embête d’être perçue uniquement sous le prisme de mon amour pour les chats, je suis tellement plus que çà!

Et vous, recevez-vous des cadeaux et cartes sur le même thème ? Êtes vous plutôt chats ou Prosecco?

Journal, Solo living

L’amitié, j’y crois ou pas ?

La youtubeuse Laurette a publié récemment une vidéo proclamant qu’elle ne croyait plus en l’amitié suite à des relations amicales s’étant révélées toxiques.

Cela m’a interrogée. Voilà des années que je me sens très seule (je ne suis pas proche de ma famille ni géographiquement ni émotionnellement) et que je me fais assez peu d’amis. Moi aussi, j’ai eu des déceptions amicales, des personnes qui se sont « servi » de moi et qui m’ont traitée mal, le genre de relation unilatérale où une seule partie fait des efforts. L’avantage de l’âge et de l’expérience, c’est que maintenant je repère très vite les mauvais comportements et que je ne les accepte ni ne les excuse plus. Évidemment, cela n’a pas arrangé ma solitude, mais cela m’a épargné pas mal de « drama » et de perte de temps. Pour moi, un véritable ami ne se force pas, et ne force pas, on s’inclut sans effort dans nos vies.

Pour certains, le premier confinement a été une prise de conscience de qui comptait dans leur vie: ceux qui nous ont contactés, ou pas, ceux qu’on a contactés, ou pas. L’ambiance de fin du monde nous a mis face à nos fragilités. Je dois que j’ai été surprise de mes interactions à l’époque : des personnes devenues lointaines se sont manifestées. D’autres censées être plus proches n’ont pas battu un cil. Les faits ne mentent pas. Depuis que j’ai enlevé ma date de naissance de Facebook, seuls mes vrais proches pensent à moi le jour de mon anniversaire.

Mais, en fait, bien avant le confinement, c’est mon incursion à l’étranger qui a été, pour moi, révélatrice de la solidité de mes relations interpersonnelles. Je savais déjà que les « expatriés » se retrouvaient en décalage avec ceux restés au pays, en plus des difficultés naturelles pour se lier avec les locaux. J’avais conscience que mes amis « d’avant » ne s’intéresseraient probablement pas à ce que je vivais à l’étranger. Je n’ai pas été déçue du voyage, sans jeu de mot foireux… Ils n’en avaient rien à cirer !

Mes amies les plus proches venaient de mon école de commerce. On s’est éloigné dès qu’elles se sont mises en couple et elles ont carrément disparu quand elles ont eu des gosses. Et les rares occasions où elles se libéraient de leurs contraintes familiales, en prévoyant les choses des mois à l’avance, elles ne parlaient que de ça. Comme si elles n’étaient plus des êtres humains, mais uniquement des « mères ».

A un moment, je n’ai plus voulu faire l’effort d’aller les voir, car c’était toujours à moi de m’adapter. Honnêtement, nous n’étions plus sur la même planète. Je ne suis pas sûre qu’elles aient réalisé à quel point j’évitais, en plus, de croiser leur progéniture. Les enfants ne m’intéressent pas. Vraiment pas. Je ne les trouve pas « mignons », ni « adorables ». Aucun atome crochu. Passé la visite de politesse au nouveau-né, je fais en sorte de ne pas les recroiser. Je m’en porte très bien. Moi je préfère les animaux. J’irais volontiers voir le chat d’une amie, mais elles n’en ont pas.

Parfois, j’ai ressenti une certaine pression, comme si je devais montrer que je les enviais. Je sais reconnaître le chantage affectif, ma mère me l’a montré sous toutes les coutures. Clairement, je ne me vois pas jouer la comédie. J’ai beaucoup de défauts, mais je ne suis pas une hypocrite. Perso, je ne suis pas jalouse de leur vie. J’aime la mienne comme elle est. C’est fou que mes amies ne semblent pas comprendre que je suis amie avec elles, pas avec leur mari ni leurs enfants. Mais elles ont été absorbées par des entités plus grandes qu’elles, elles n’arrivent plus à dire « je », elles disent toujours « on » ou « nous ».

Je suis tellement indifférente aux enfants que je me désabonne des instagrameuses que j’aime bien dès qu’elles annoncent leur grossesse. Parce qu’après, ça ne cause que biberons et caca et prise de conscience écologique blablabla. Avec des photos de leurs enfants, mais toujours de dos. On peut se soucier de la planète sans avoir d’enfant. Et probablement, en faire n’est pas bon pour la planète. Anyway.

Le visage de l’enfant est sacré, on ne le montre pas sur Facebook, mais on en abuse sur Whatsapp

Comme à un moment, mes amies en ont quand même un peu marre du huis-clos avec leur conjoint et leurs gamins, a germé l’idée d’un week-end annuel sans eux, entre « filles ». On avait déjà toutes plus de 30 ans, mais on est apparemment restées des « filles ». Bref. Des mois de discussions pour décider de la date, de la destination, du programme. Le premier était sympa (l’attrait de la nouveauté), même s’il y a eu des incidents, comme ce restaurant alsacien avec un buffet à 40€ sans aucune option végétarienne. Et en plus, c’était dégueulasse. Je m’en suis émue, mais zéro solidarité avec moi. Zéro compréhension. C’était ma première année de végétarisme alors j’ai laissé couler, mais j’ai encore ce repas, et surtout les remarques mesquines d’une de mes amies, en travers de la gorge. L’autre surprise quand une d’entre nous nous impose de payer pour une autre sans nous prévenir avant. Toujours la même, tiens, tiens.

Ça semble leur faire plaisir, d’éviter leur mec et leurs gosses pendant tout un week-end, une fois par an. Et pourtant qu’est-ce qu’elles ont pu me bassiner avec leurs désirs de couple et de famille ! Bref, cette histoire de weekend en meute, ça a l’air d’être fun pour elles, mais pas pour moi: il faut payer des activités qui ne me plaisent pas, on est les unes sur les autres. Pas franchement une partie de plaisir. Je ne compte plus les fois où nous avons fait des activités différentes car on n’était pas d’accord. C’est quoi l’intérêt d’un weekend ensemble pour in fine passer ce temps séparément? Autant se faire une soirée restau. Pas la peine d’aller à Rome pour se foutre sur la gueule.

WhatsApp, cette application que j’aime et que je déteste à la fois

On reparle de la conversation WhatsApp qu’on a mise en place, à l’occasion justement d’un de ces weekends annuels? C’était au départ sympa d’avoir toutes les cinq le même niveau d’info, et puis, entre jérémiades du dimanche de la célibataire mal dans sa peau et frustrée et photos des galas de danse ou matches de foot des gamins… Même en y glissant des photos de mes chats pour équilibrer, je ne supportais plus les réflexions passives-agressives de l’une (toujours la même) et le peu de soutien des autres. J’ai longuement hésité à quitter la conversation. J’ai commencé par la mettre en muet, pour ne la regarder que quand j’étais disposée à lire les échanges. Et puis, après des partages de photos des gosses un peu trop « in your face », je l’ai quittée. Sans l’annoncer ni l’expliquer. Ce Whatsapp était devenu un Facebook, mais avec obligation de regarder les photos, mais de face (sur Facebook, on ne voit que des nuques). Chers parents, si vous me lisez, au bout de la cinquantième photo de dos de vos enfants, posez vous la question: soit vous ne les montrez pas du tout, et ça se respecte comme décision, soit vous les montrez de face, car ça sert à quoi de les montrer de dos, si çà se trouve ce sont les enfants du voisin! Voilà voilà.

Pas sûr qu’elles aient compris mes motivations pour m’autoexclure du clan. Aujourd’hui, de ce groupe, seule une de mes « amies » me demande régulièrement de mes nouvelles. Voilà. C’est dit. Elle a un job, un mari et des gosses et elle arrive quand même à m’envoyer des messages de temps en temps. Donc quand on veut, on peut. Sur les 3 autres, il y en a une que je suis allée voir après son accouchement (son troisième à près de quarante ans) et les deux autres que je n’ai pas vues depuis deux ans. Toutes les excuses sont bonnes pour ne pas les croiser. Merci les grèves, le confinement etc. Je maintiens l’illusion que nous sommes amies. Mais je n’ai plus envie d’être leur amie. Je vais peut-être le matérialiser sur Facebook. Vu le peu que nous interagissons, elles ne le remarqueront pas. Et comme elles ne postent rien, je ne verrai pas non plus de différence. Win win!

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Heureusement, j’ai quand même d’autres amis, issus de ma scolarité, de mes cours de théâtre, rencontrés en vacances… Des amis Facebook, quoi. Sinon, plus proches de moi, j’ai mes amis de formation continue et de l’étranger, car nos expériences communes nous ont rapprochés. Nous nous comprenons bien mieux qu’avec mes ex-amies. Je ne me force pas, et c’est agréable!

Alors, aujourd’hui, est-ce que je crois à l’amitié ? En fait, pas tant que ça. J’ai drastiquement revu mes attentes à la baisse : une sortie au spectacle ou au restaurant de temps à autre, mais jamais je n’établis mon emploi du temps sur celui de mes « amis ».

Et vous, avez-vous de vrais amis ? Trouvez-vous facile de vous faire de nouveaux amis ? Quelle place prennent vos amis dans votre vie?

Journal, Voyages

Ce mon voyage en Mongolie m’a appris

Passer quinze jours entre yourtes et yaks, je dois avouer que cela a changé des choses en moi. Et mes deux acolytes, complètement inconnus et impartiaux, ont eux aussi fait avancer mes réflexions personnelles.

Il est évident que pour ce voyage dans un pays très peu touristique (3 millions d’habitants, disséminés sur un territoire grand comme 3 fois la France, en compagnie de 55 millions de têtes de bétail: biquettes, bovins, chevaux…)

Sur le minimalisme:
– ce dont a besoin tient dans une yourte
– s’encombrer d’inutile n’a aucun sens

Sur le végétarisme et le véganisme:
– c’est un luxe d’Occidentaux non soumis à des températures extrêmes… Quand on est nomade, par définition, on ne cultive rien, donc pas de fruits, pas de légumes.
– quand on vit avec du bétail, ce n’est pas qu’on ne le respecte pas en le consommant sous toutes ses formes. Je vais donc me détendre sur la question du cuir.

A la maison, Minimalisme

Film d’actualité, pourtant pas fait pour çà!

Je suis allée au cinéma (je suis l’heureuse détentrice d’une carte UGC illimité) pour voir un film, uniquement parce que j’aime bien les actrices: Amy Poehler et Tina Fey. C’est une comédie familiale, baptisée « Sisters ». Quel rapport avec ce blog? C’est bien simple, j’y ai décelé une parabole du minimalisme! Et oui!

Le pitch?  
Leurs parents à la retraite vendent leur maison familiale devenue trop grande pour eux seuls, deux soeurs sont conviées à débarrasser leurs chambres, ce qu’elles n’ont jamais fait. çà me rappele un post bien récent!

ô mon dieu, j’ai 40 ans et je n’ai jamais rangé ma chambre d’enfant! Et il reste tout çà!
Quand on fait les courses, on ne lésine pas sur les quantités!
Mais si, on faut garder tout ce bazar, cela a une valeur (à la rigueur sentimentale et pourtant tu as quitté la maison il y a 20 ans, si çà te manquait vraiment, on l’aurait su, non?)


Il y a de bons moments dans cette comédie, néanmoins à la fin, les deux filles adultes ne récupèrent aucune de leurs affaires (il faut dire qu’elles ont organisé une méga teuf qui a détruit la maison). Comme quoi. Si on s’est passé d’un objet pendant 20 ans, il n’est pas spécialement utile.

Evidemment, cela se passe dans cette Amérique d’abondance et de stockage sans fin.

Une citation inspirante tirée du film: « a house is a building, a home is a feeling » que l’on pourrait traduire par:  « une maison n’est qu’un bâtiment, un foyer est un sentiment ».

Journal, Solo living, Voyages

J’ai décidé de me faire du bien au moral

Pas simple d’être bienveillant envers soi-même et de chercher à se faire du bien, vraiment. J’imaginais que mes vacances d’été seraient similaires à celles de l’année passée: 3 semaines en cure thermale à la montagne. Et puis, j’ai réalisé que cette année, je n’avais pas les mêmes besoins. L’année passée, je découvrais la cure, j’ai d’ailleurs appris beaucoup de choses, mais surtout, j’avais une voiture à disposition et un mémoire à finaliser. Les planètes étaient alignées pour que je prenne le vert, 3 semaines au même endroit sans m’ennuyer.

 
En 2016, je songe à vendre ma voiture, qui me coûte très cher puisque je l’utilise à peine deux fois dans le mois, et encore, plus pour la sortir que par réelle nécessité. Et je n’ai pas de mémoire sur le feu, avec des livres à lire et des pages à noircir. Ainsi, pourquoi donc me « punir » en allant m’isoler en cure?
 
Car si l’année passée, j’y suis allée et que j’ai été bien occupée, je m’y suis sentie quand même bien isolée. Et j’aime bien profiter de mes vacances pour rencontrer de nouvelles tètes et aussi découvrir de nouveaux paysages.
 
C’est donc très rapidement que je me suis intéressée à une alternative à la cure: le trek! Du coup, dans trois mois, je prends la direction de l’Asie Centrale pour quinze jours.

 



J’ai besoin d’une réelle préparation: perdre de la graisse ventrale, mieux respirer, développer mes capacités musculaires. Ce qui était un choix motivé par l’originalité est devenu un objectif très, très sérieux, ce sera peut-être encore plus efficace que la cure!
A la maison

Changer d’air… C’est compliqué!

Voilà près de 4 années que j’habite dans mon appartement. Je l’ai longuement aménagé, fait de multiples travaux, le rénovant du sol au plafond… Mais voilà, il y a 3 choses qui comptent dans le choix d’un appartement: l’emplacement, l’emplacement et l’emplacement. Et malheureusement, même si j’apprécie de me rendre au travail à pied, je trouve que je suis loin de tous mes centres d’intérêt: théâtre, sorties… Les soirs où je m’aventure dans la capitale, c’est toujours coton pour rentrer: travaux sans fin sur la ligne de train, bus qui ne passe plus après 21 heures… Je vais le dire tout net: la vie parisienne me manque. Je veux dire, la vraie vie parisienne, celle où on fait tout en métro, où on peut rester jusqu’à pas d’heure car tout est à proximité.

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Ce que j’apprécie en banlieue: le calme, les prix plus abordables, la proximité de mon travail.

Ce qui me pèse: le manque d’animation à 2 pas, l’éloignement du cours de théâtre, du cours d’italien, les opportunités de sortir sans penser à la logistique, l’éloignement des grandes gares et des aéroports. J’habite certes à 20 minutes à pied de la Défense. Mais çà fait déjà 20 minutes de trajet!

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J’étudie donc un projet pour revenir vivre à Paris intra muros, ou au moins près d’une station de métro. Autant dire que… c’est compliqué. Parce que j’ai acheté et que je suis donc propriétaire, avec toutes les charges s’y afférant et le manque de flexibilité aussi. J’ai demandé des estimations à des agents immobiliers et là, j’ai senti que je n’étais plus « chez moi ». Maintenant, je désire vendre un « produit ». Ouch. J’ai plusieurs options pour partir: soit mettre en place un locataire (en priant qu’il ne dégrade pas le bien et paye bien ses loyers) soit vendre (en espérant ne pas perdre trop de temps ou d’argent).

Autant dire que le choix n’est pas aisé. Pour l’instant, je penche vers la vente, afin de me défaire de ce gouffre sans fin qu’est l’accession à la propriété alors même que la vie et les besoins changent si vite. Si çà se trouve, dans 2 ans, j’habiterai à l’étranger. Si çà se trouve, dans une semaine, je rencontre l’homme de ma vie et l’année prochaine, on fait un bébé! comment savoir à l’avance? en achetant sa résidence principale, il faut être capable de se projeter sur les 10 prochaines années. Exercice trop aléatoire dans mon cas personnel.

Journal, Santé, Solo living

En avoir… ou pas!

Une blogueuse québécoise a fait grand bruit en déclarant que les personnes sans enfants (surtout les femmes) étaient égoïstes et ne contribuaient pas au fonctionnement de la société à hauteur de ce qu’elles en recevaient. Évidemment, elle, cette sainte, s’est dévouée en en faisant quatre.




Outre le fait que tout le monde ne peut pas avoir d’enfant (la stérilité est une réalité pour bon nombre de personnes), il semblerait donc que ne pas désirer d’enfant nous range d’emblée dans la catégorie des égoïstes immatures.

Évidemment, je ne peux qu’exprimer mon profond désaccord. Avoir, ou pas, un ou des enfants reste pour moi un choix personnel et un choix qui doit être respecté. Je suis une adulte, j’assume mes choix et moi, je n’ai pas de désir d’enfant. C’est tout. Pour autant, moi aussi, j’ai une vie, un boulot, des problèmes… Que je trouve un peu trop systématiquement amoindris, voire niés, parce que je suis célibataire et sans enfant. Comme si le titre de « parent » donnait une dignité supérieure, des droits supplémentaires à se plaindre et à imposer sa vision du monde à autrui. 

Même si j’ai moins de logistique à gérer que des parents, je suis tout autant emmerdée par les dégâts des eaux, impôts à payer et autres joyeusetés de la vie quotidienne. Et çà, trop de gens l’oublient. Je suis toujours seule à me coltiner l’installation de la fibre, les relevés de compteurs ou encore les courses. Personne avec qui partager, personne à qui déléguer. Alors je me considère tout autant occupée qu’une personne en couple ou qu’un parent, mon temps n’est pas moins précieux.

Déjà que je paye tout plein pot sans bénéficier de grand chose, j’aimerais juste du respect et çà commence par arrêter de me demander: « et toi, les enfants, c’est pour quand? » 
Franchement, c’est l’affaire de qui? De quoi se mêle-t-on?

A la maison

L’absence

La vie sans mon chat, c’est difficile, c’est sans saveur…

C’est le matin que l’absence est le plus criante: ma boule de poils ne saute plus sur mon lit pour me tirer du lit: parfois, c’était la faim, parfois c’était la seule mission de faire en sorte que je me lève. Je ne compte plus le nombre de fois où elle a servi de « snooze » au réveil, puis, une fois que j’étais levée, elle repartait vers sa sieste.

Puis au moment des repas, plus besoin de prendre la précaution de mettre la nourriture hors de portée de pattes. Elle raffolait tant du jambon, de la dinde et du saumon… jusqu’au jour où je suis devenue végétarienne. Elle aimait également le beurre, même dans les croissants, et le fromage de chèvre.

Je ne suis également plus dérangée dans la salle de bains. Mon bébé adorait l’eau et se postait volontiers sur le rebord de la baignoire quand je prenais un bain.

 
Le soir en rentrant, la maisonnée est vide. Le chat sortait de sa sieste pour venir me saluer et réclamer câlins et pitance. C’était un chat très calme, pas joueur, qui n’aimait rien tant que se poser sur le radiateur pour roupiller.
 
J’imagine encore qu’elle va surgir de derrière un meuble, ou squatter une panière ou un carton posé à même le sol, ou encore venir sur moi quand je téléphone, comme pour dire « tu ne t’occupes pas de moi et je n’aime pas çà ».
 
Mais non, cela n’arrivera plus jamais. RIP, bébé-chat.
 
 
Journal

Mal à mon pays

Mal à la démocratie, mal au moral… Parfois les événements sont des tsunamis auprès desquels les soucis quotidiens font figures de vaguelettes.

J’ai tout de suite pensé à cette chanson qui fête presque ses 50 ans et qui est d’une déconcertante modernité:
« Que l’on touche à la liberté
Et Paris se met en colère
Et Paris commence à gronder
Et le lendemain, c’est la guerre

Paris se réveille
Et il ouvre ses prisons
Paris a la fièvre:
Il la soigne à sa façon

Il faut voir les pavés sauter
Quand Paris se met en colère
Faut les voir, ces fusils rouillés
Qui clignent de l’œil aux fenêtres
Sur les barricades
Qui jaillissent dans les rues
Chacun sa grenade
Son couteau ou ses mains nues

La vie, la mort ne comptent plus
On a gagné on a perdu
Mais on pourra se présenter là-haut
Une fleur au chapeau

On veut être libres
A n’importe quel prix
On veut vivre, vivre, vivre
Vivre libre à Paris

Attention, ça va toujours loin
Quand Paris se met en colère
Quand Paris sonne le tocsin
Ça s’entend au bout de la terre
Et le monde tremble
Quand Paris est en danger
Et le monde chante
Quand Paris s’est libéré

C’est la fête à la liberté
Et Paris n’est plus en colère
Et Paris peut aller danser
Il a retrouvé la lumière

Après la tempête
Après la peur et le froid
Paris est en fête
Et Paris pleure de joie »
A la maison, Journal

Plus que jamais vigilante sur le "made in Asia"

Non, je ne veux pas être parano. Non, je ne veux pas virer écolo radicale. Et pourtant, même si j’aspire à avoir une vie sociale paisible, il y a des choses que je ne peux plus laisser passer.
 
C’était tellement réconfortant pour moi de m’acheter des fringues, sur le coup d’une impulsion, parce que j’étais énervée/triste/euphorique… Le shopping était pour moi un réconfort émotionnel. Et ensuite, il me fallait organiser tout ce barda: avoir une armoire, une penderie, des commodes etc. Cela m’occupait des soirées et des weekends, absorbée par le consumérisme ambiant. Mais voilà presque 2 ans que je me penche sur ma consommation globale et sur le minimalisme, et ce shopping déraisonnable m’a coûté de l’argent et de l’énergie. J’y ai mis un peu d’ordre et j’ai tenté d’y mettre un peu de distance. Le résultat n’est pas encore à la hauteur de mes espérances, mais j’ai déjà commencé par un inventaire, première étape de prise de conscience pour me savoir à quel moment « beaucoup » devient « trop ».
 
Le « Made in France » a été un moment au cœur de mes préoccupations, mais s’habiller français ou même européen est extrêmement compliqué, car l’industrie textile a quasiment disparu dans l’hexagone. Pareil pour les chaussures. J’avais un peu renoncé, même si je regarde machinalement les étiquettes. Made in India, Philippines, Bangladesh… Mes vêtements ont vu des pays plus exotiques que moi! Cela m’attristait, mais quelle alternative s’offrait à moi? Dans les enseignes que je fréquente, il y a très peu de vêtements qui ne viennent pas d’Asie.
 
Et cet été, une mésaventure m’est arrivée, relative à ce shopping encore trop invasif dans mon existence et à des achats de produits manufacturés en Asie. On ne se rend pas forcément compte que les législations sur les produits utilisés dans l’industrie sont différentes selon les pays, jusqu’à ce qu’on en soit victime.
 
Voici mon récit: début juillet, j’ai commandé une petite paire de tennis à motif léopard chez H&M. Une petite touche fashion et pas chère (10.99€) pour égayer mes tenues toujours très classiques. Je les ai mises peut-être 2 ou 3  jours. Elles m’ont fait une petite écorchure sur le dessus du pied gauche. Même après désinfection, la petite plaie ne cicatrisait pas, elle est devenue purulente et jaunâtre. Je finis par la montrer à un médecin, qui prescrit des analyses. Bilan? Staphylocoque doré. Traitement aux antibiotiques. Puis persistance d’un bel eczéma. Donc nouveau traitement. Le prix initial de ces chaussures a largement gonflé avec tous les frais médicaux. Verdict du dernier médecin: j’ai dû faire une allergie aux œillets métalliques. Serait-ce arrivé avec un produit Made in Europe? Peut-être. Est-ce que la probabilité de faire une allergie avec un produit « Made in Asia » est plus importante? J’en suis convaincue. La Chine a du mal avec le principe de précaution et se soucie encore trop peu des aspects sanitaires de son économie, même si une prise de conscience commence à émerger.
 
Alors quelles leçons en tirer?
Déjà, on achète des produits en provenance de pays appliquant des lois et des normes modernes que ce soit sur les produits autorisés ou le droit du travail.
On opte pour des basiques de bonne qualité, des pièces dont on ne se lasse pas, et donc on est moins tenté par les merdouilles à la mode.
On lave un vêtement avant de le porter, et plutôt deux fois qu’une, afin d’enlever le maximum de substances toxiques utilisées lors de la fabrication.
Puis on garde ses vêtements le plus possible. On les entretient, on les rapièce, on les bichonne. Si la matière est de qualité, elle sera durable, ce qui est bon pour la planète et le porte-monnaie.
Enfin, au moindre problème dermatologique, on consulte! Il n’est pas admissible de risquer de l’eczéma et une septicémie pour une nouvelle paire de chaussures!
 
Cosmétiques

les "indispensables", "must-haves" et autres "tendances" des magazines féminins

Leur lecture me donne généralement envie de gerber ou de hurler:
– chosification du corps féminin
– existence des femmes uniquement au travers d’un regard d’hommes
– consumérisme débridé et décomplexé
– abus de retouche d’image (ce ne sont plus des photos, mais des dessins)

Si certains osent se réclamer d’un certain « féminisme », la plupart ne sont qu’un ramassis de clichés destinés à nous faire consommer des produits dont l’utilité et la valeur sont tout à fait discutables. Je reste souvent interdite devant le prix des vêtements présentés: des centaines d’euros pour le moindre top ou pantalon. Et cette glorification du cuir? Écœurante pour une aspirante vegan. (je vais devoir trouver une appellation pour une végétarienne qui consomme des produits laitiers de temps à autre et qui ne porte pas de cuir, sauf pour les chaussures: flexi-vegan?). Pas la peine de reparler des mannequins qui sont utilisés pour présenter ces produits. Ils sont tellement retouchés qu’on devrait davantage parler de dessin que de photo.


Parmi les « tendances » du moment, j’ai noté la résurrection des salopettes. Sérieusement. Pour des adultes. Je ne vois pas à qui cela peut aller. Après tout, je n’ai rien contre ce vêtement, chacun ses goûts et ses mauvais goûts. Mais qui peut avoir envie d’enfiler ce truc informe et peu flatteur, qui rappelle les ados de 13 ans mal dans leur peau? On nous prend pour des pigeon(ne)s.


Faisons simple et minimaliste, que ce soit pour les vêtements et les mises en beauté.
Le bon goût est bien plus proche du minimalisme que de la quête insensée des dernières tendances, qui s’enchaînent à un rythme effréné dans leur but de nous faire craquer notre fric.

Voilà, voilà, c’était le coup de gueule du moment.

A la maison, Minimalisme

Seconde main?

Les sites sur le minimalisme et l’écologie ne cessent de parler de l’achat d’occasion: boutiques Emmaüs, brocantes, troc entre copines… cela semble la panacée! Je dois dire que je n’ai aucun souci à vendre, en témoignent mes 271 étoiles sur E-bay et mes 423 ventes sur Priceminister, entre autres.

Mais je n’ai guère été convaincue côté acheteur: les 2 sacs que j’ai achetés sur ebay n’ont quasiment jamais été portés, même les livres achetés ont souvent été revendus, parfois sans être lus. J’ai entendu des belles histoires de pièces géniales dénichées sur les brocantes ou dans des boutiques d’occasion, mais personnellement, je suis toujours revenue bredouille. Snobisme? Malchance? Aucune idée. Je ne pense pas que je vais insister. A quoi bon persévérer dans une voie qui ne nous convient pas? A l’occasion, je jetterai un œil, mais cela restera probablement très marginal dans mon shopping.
Ceci dit, cette activité consistant à visiter des magasins, les uns après les autres, parfois sans but défini, pendant des heures… me lasse de plus en plus,. Car cela me prend de manière compulsive et irraisonnée, ce que je finis souvent par regretter.
Finalement, j’ai des astuces simples pour faire passer une compulsion de shopping
– faire une lessive, pour redécouvrir ce que je possède déjà.
– prendre une étagère ou un tiroir et la/le ranger, pour prendre conscience du volume occupé par mes affaires.
– aller dans des boutiques où rien ne me plaît jamais: Guess, American Apparel… Histoire de me dire que je n’ai besoin ni envie de rien de plus. 
– éviter H&M et Uniqlo, qui abritent trop de tentations.
– avoir d’autres occupations que le shopping: voir des vraies gens, lire, aller au cinéma!
Cosmétiques, Garde-robe

Renaître en beauté – de l’importance de prendre soin de soi.

Adolescente, j’étais fan de maquillage et de parfum. Il faut dire qu’à défaut de pouvoir me faire plaisir avec les vêtements (physique que je n’assumais pas, multiples complexes, environnement familial qui n’aidait pas), j’ai reporté mes tentatives d’être jolie (présentable?) sur le maquillage et plus tard les sacs. D’aucuns trouveraient ce hobby frivole. Je le comprends. Je demeure même persuadée que les femmes d’aujourd’hui dépensent un peu trop d’énergie et d’argent en fanfreluches et pas assez dans leur carrière et leur confort financier. Je suis très énervée par ces études qui pensent démontrer que l’achat de rouge à lèvres est corrélé au désir de plaire aux hommes; genre, il est inimaginable pour les « chercheurs » qu’une femme ait un autre but dans la vie? et les lesbiennes, alors? Et les femmes déjà maquées?

Reste que j’ai toujours constaté que l’apparence est importante (pour les femmes ET pour les hommes). Ce n’est pas tant d’être jolie voire belle qui est important, car on naît avec un physique à assumer, avec ses atouts et ses imperfections. Pour moi, il faut en tirer le meilleur parti possible et présenter à autrui son meilleur profil. C’est la moindre des politesses d’être propre et un minimum apprêté. Pas besoin de ressembler à un magazine (ceci dit, les modèles présentés tiennent davantage du dessin que de la photographie), mais le minimum est d’avoir une vraie coupe de cheveux, une belle peau, des vêtements qui sont seyants. La personne la plus compétente du monde aura du mal à convaincre avec les cheveux gras et un vieux pull tout délavé. C’est hélas encore plus vrai pour les femmes.
Même si j’ai envie de ne pas être superficielle et de montrer à quel point je suis compétente et professionnelle, j’ai de nouveau investi dans mon physique. Il y a une paire d’années, j’ai corrigé des grains de beauté sur le visage et des dents pas très solides, mettant fin à quelques complexes. Finalement, la solution était simple. J’aurais dû le faire avant, çà valait le coup! Et aujourd’hui, après une année difficile, que j’ai parfois ressentie comme une libération face au consumérisme et parfois comme une privation d’un peu de frivolité et de légèreté, j’ai à nouveau acheté des produits de soin et de maquillage. J’ai demandé des conseils à des pros et je pense que c’est la bonne méthode: ne pas rester seule face à son miroir. C’est difficile d’être objective sur soi. Moi qui pensais avoir un visage à la peau sèche, j’ai en réalité la peau mixte avec des zones grasses sur la zone T (très classique), du coup, je n’ai pas toujours utilisé des produits adaptés. Perte de temps et d’argent. Un peu comme pour les couleurs de vêtement qui me mettent en valeur dont je suis passée à côté.
Mon éducation cosmétique, je me la suis faite seule, à l’aide de magazines féminins (pas forcément les meilleurs conseils, mais au moins, j’avais un interlocuteur) car ma mère ne m’a jamais parlé de beauté, tout juste d’hygiène. Que pensait-elle? Que le naturel était suffisant pour réussir dans la vie? Qu’on séduit un partenaire en gardant les cheveux sales et les ongles à peine coupés? Cela peut être le cas d’une minorité, mais ce que j’ai pu voir, après 5 années d’études et 10 à travailler est qu’il faut avoir la tête de l’emploi (dress for success) et que négliger cette partie, c’est montrer qu’on n’est pas dans le jeu. Hérésie que de se montrer sans maquillage, avec une tenue trop décontractée et des chaussures sales!
Voilà des années que j’ai décidé de ne pas avoir de « tenues de week-end ». Même quand je ne travaille pas, je veux rester présentable quand je sors. C’est une question de confiance en soi. Ce n’est pas de la superficialité. Le visage qu’on présente à autrui est très important. C’est ce qui fait la différence entre être remarqué ou ignoré. Personnellement, j’apprécie les hommes qui prennent soin d’eux et font attention à leur apparence. Sans verser dans le narcissisme, j’aime quand un homme choisit une chemise dans une couleur qui lui va bien, ou une jolie montre. C’est une preuve de bon goût et de sophistication. Et j’aime le bon goût et la sophistication, même si j’aspire au minimalisme. Ce n’est pas contradictoire du tout. Pour moi, le minimalisme est choisir l’essentiel au détriment du superflu. Mais cet essentiel doit donner envie d’en prendre soin et être de bonne qualité. C’est difficile, il faut parfois plusieurs essais, mais c’est bien l’objectif.