Culture, Journal, Minimalisme

Mes inspirations

Mes différentes lectures de ces derniers mois (en fait, années…) m’ont ouvert les yeux, entre:
– Végétarisme
 
 
Difficile de tout combiner, mais je suis en bonne voie. J’ai déjà simplifié beaucoup de choses: livres / meubles / garde-robe / cuisine… Me restent un chantier « cosmétiques » rendu difficile par l’imposant stock de produits trop chimiques dans ma salle de bains et un chantier « bibelots » que je ne sais pas trop par quel bout prendre: mine de rien, je reste encore pas mal sentimentale. Même si je n’aime pas un objet, le fait qu’on me l’ai offert me freine pour m’en débarrasser.
 
Je n’ai pas opté pour des cartons « à jeter dans 12 mois » mais comme j’ai réorganisé il y a environ un an tout mon bazar, il est aisé de repérer ce qui n’a pas servi. En particulier des fournitures de bureau. J’ai décidé de m’en servir au travail: juste retour des fournitures pro utilisées à titre perso au fil des années. Force est de constater que j’aurais du mal à utiliser 190 enveloppes pour ma vie quotidienne dans les 12 prochains mois. Autant en faire quelque chose d’utile. De même pour les stylos publicitaires récupérés au fil du temps: au bureau, on me les pique et il me reste à peine un stylo pour griffonner. Là encore, c’est pour moi que je le fais.
 
J’ai récemment compris que je n’avais qu’une vie. Je mettais un point d’honneur à séparer vie pro et vie perso, bonne élève que je suis… Puis j’ai lu un article « prise de conscience »: oui, je pense à ma vie perso au boulot (ex: usage d’Internet) et Oui, je pense au boulot quand je suis chez moi. Parfois même, çà me réveille. Finie la culpabilité: puisque je n’ai qu’une vie, c’est naturel que les différentes zones de ma vie se superposent. Alors je rgarde mes mails pro le weekend et je réponds au coup de fil de mon banquier pendant les heures ouvrables. C’est aussi simple que çà.
 
J’ai récemment laissé aux encombrants une caisse en plastique non transparent. Sérieux, qui a inventé çà? Non seulement c’est moche mais en plus, c’est loin d’être pratique.
J’ai également laissé des cartons d’emballage. Pas la peine de garder si aucun déménagement ni revente n’est à l’horizon. #lessonlearned
 
 
Alimentation, Culture, Journal, Santé, Solo living

Marre de devoir justifier mes choix (alimentaires et autres)

Des personnes avec qui je n’ai jamais mangé? Je m’enquiers de la composition d’un plat? Je demande si on peut me le faire sans viande ou sans poisson? Et me voilà automatiquement partie sur le pourquoi du comment je ne mange pas de viande ni de poisson, ni de fruits de mer, ni de gélatine… Bla bla bla.
 
Je ne commence jamais par dire que je suis végétarienne, je me suis bien rendu compte que c’était stigmatisant, surtout en France. Pour moi, c’est avant tout un choix de ne pas manger de viande ni de poissons ni de fruits de mer. Conséquence, çà s’appelle « être végétarien ». Je ne recherche pas un titre: la bidoche, la poiscaille, et les effluves de marée basse ne passent pas par moi, c’est tout. Laissez-moi mastiquer mon tofu en paix! Si vous mangez autre chose, c’est votre choix, vous êtes un adulte. Je n’impose mes choix à personne, donc vous faites comme vous voulez. Chacun ses opinions.
 
Par exemple: d’aussi loin que je m’en souvienne, j’ai été opposée à la chasse et à la corrida… Et là, je me retrouve ACCUSEE… d’être citadine, loin des réalités de la campagne, bla bla bla. Sauf que… et bien j’ai grandi dans des coins reculés et même dans le Sud de la France, pas très loin des bastions de la Corrida. Mon propre grand-père était chasseur. Mais quand on n’a pas grand chose à manger, je peux le comprendre. Dans la France de 2015, franchement, a-t-on besoin de chasser? Dans la France de 2015, franchement, comment peut-on apprécier la mise à mort d’animaux même pas nuisibles? J’ai récemment appris qu’il y avait des combats de coq en France, organisés tout à fait légalement, au nom de la tradition… Encore une fois: dans la France de 2015, franchement, pourquoi se délecter de la mise à mort d’animaux de basse-cour?
 
Des relents de machisme (genre, çà alors, une femme peut avoir ses propres opinions???), de mépris (« la viande, çà rend fort », enfin, çà fortifie surtout les producteurs de viande et la branche d’activité), voilà ce que l’on vit dans la France de 2015, et dans des milieux plutôt favorisés. Je n’ose pas imaginer ce que je vivrais dans des couches plus populaires.
Culture, Journal

Etre féministe aujourd’hui

J’ai parfois l’impression de dire un gros mot quand je parle de féminisme. Certains et certaines estiment que les féministes ne servent plus à rien et ne voient en elles que des hystériques en mal de publicité.

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Pourtant, en toute objectivité, il me semble que la mission que s’étaient donnée les féministes de la première heure est loin d’être atteinte. Les inégalités sont nombreuses, et les clichés sexistes toujours présents, que ce soit dans la vie professionnelle, publique ou dans la sphère privée.

Alors, qu’est-ce qu’être féministe en 2009, en France. On pourrait certainement faire de ce sujet une thèse de doctorat… Pour moi, être féministe, c’est être persuadé qu’une femme ne vaut pas moins qu’un homme, que chaque femme est libre de ses décisions et de ces choix et qu’aucune femme ne devrait se voir refuser une opportunité en raison de son appartenance au genre féminin.

Mais les obstacles sont nombreux, à commencer par la langue Française, qui voit le masculin l’emporte sur le féminin, à tous les coups. 1 homme et 1000 femmes seront toujours « ils ». Et quand on me parle de « Droits de l’Homme », j’ai tendance à me sentir exclue, en tant que femme. Les anglophones parlent de « Human rights », déjà plus universels. Alors, pourquoi ne pas rebaptiser nos principes fondateurs en « Droits de l’Humain »?

Les livres d’Histoire sont également un exemple du sexisme de notre société. On apprend à tous les écoliers que le droit de vote au suffrage universel date de 1848. Or les femmes n’ont été autorisées qu’à voter qu’en 1944.

1944 est donc la vraie date du droit de vote au suffrage universel. Et qui s’émeut de cette aberration pédagogique? A part les féministes…

Culture, Voyages

Australia, un film local

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Avantage de vivre en Australie: on peut voir le film « Australia » en avant-première mondiale, c’est à dire dès le 24 novembre, et non le 24 décembre comme en France.

J’ai profité d’un après-midi avec un temps maussade et imprévisible sur Hobart pour aller voir le film. Un très beau film. J’avais lu des critiques mi-figue mi-raisin, comme quoi le scénario était un peu faiblard et le film trop long.

Et bien moi, je n’ai pas trouvé. Evidemment, le style très théâtral et onirique de Baz Luhrmann est bien présent, car cela reste un film d’auteur, même à gros budget. Je me suis laissé prendre par l’histoire, certes très classique et bien-pensante. C’est vraiment un film à voir sur grand écran, pour admirer les paysages du Nord de l’Australie, tantôt désertiques, tantôt humides. Je n’ai pas trouvé le film trop long, il faut quand même faire justice au film et à la complexité qu’il traite: une classique histoire d’amour, un parcours initiatique pour s’approprier des rites ancestraux, une adoption, une histoire de complot et une vengeance, et là-dessus, un épisode de la Seconde Guerre Mondiale et le drame des Générations Volées d’enfants aborigènes ou de sang mêlé… 2 heures et demie, cela me semble honnête, ce n’est pas une de ses comédies romantiques calibrées à 1H30 ou un film d’action de 1H50.

Seul reproche: Nicole Kidman est tellement maigre qu’elle en est irréelle. Son alchimie avec Hugh Jackman n’est pas 100% convaincante, mais lui est superbe: athlétique, rugueux, un peu tourmenté, peut-être moins subtil qu’un Clatk Gable en Rhett Butler. Il joue un cow-boy et non un homme du monde, sa rudesse est donc légitime. Les scènes apocalyptiques du film ne sont pas sans rappeler « Autant en emporte le vent », le chassé-croisé amoureux en moins. Nicole Kidman n’a cependant pas le piquant d’une Scarlett O’Hara/Vivien Leigh.

Le personnage de l’enfant de sang-mêlé a un peu de Harry Potter en lui et est tout à fait crédible. Pas sûr cependant que l’acteur qui le joue ait un grand avenir, étant quand même très typé.

Je pense que je n’ai pas compris toutes les subtilités du film, accent australien oblige, mais j’ai vraiment apprécié les paysages d’une Australie que je ne connais pas, à l’exact opposé de celle qui m’est désormais familière.

Culture, Voyages

A night at the Opera

Parfois les rêves n’ont pas de prix… Heureusement pour tout le reste, il y a Mastercard. J’ai toujours rêvé d’aller voir un ballet à l’Opéra Garnier. Mais c’est très cher (minimum 90€ la place) et il faut s’y prendre des mois à l’avance (et encore, c’est complet très, très vite).

J’ai donc profité de l’opportunité d’être à Sydney, la ville qui abrite le plus célèbre opéra du monde, l’icône de la ville. J’ai eu, dans l’après-midi, une place pour le ballet donné le soir-même, « Manon », d’après Manon Lescaut, un ballet de Kenneth MacMillan sur une musique de Jules Massenet.

Contre toute attente, j’ai eu une très bonne place, au 7ème rang et au centre. Pas donnée: 145 AU$ (74€), mais c’était la catégorie la plus chère. Je crois que j’ai eu de la chance, parce que la salle était blindée… Evidemment, il y avait 80% de femmes et 80% de seniors dans l’assemblée. Le ballet n’intéresse pas les jeunes? Ou alors, c’est trop cher?

Bref. Je suis très contente d’avoir pu saisir l’occasion de réaliser 2 rêves en même temps: aller dans l’Opéra de Sydney, et aller voir un vrai ballet. L’occasion pour moi de me pomponner un peu, parce qu’en tant que backpacker, j’ai oublié ce qu’était un rouge à lèvres.

Le ballet était magnifique, avec un vrai orchestre, et au moins 30 danseurs sur scène. Très beaux costumes de la France du XVIIIème siècle. 2 heures d’un très beau spectacle.

Petite critique: mais que font des danseurs asiatiques dans un ballet qui se déroule en France?

Culture, Voyages

Sydney Christmas Parade

C’est très anglo-saxon, et on se croirait à Disneyland… Après Melbourne il y a 2 semaines, c’est au tour de Sydney d’accueillir dans ses rues une Parade de Noël.

En quoi cela consiste-t-il? C’est un défilé assez hétéroclite, à moitié caravane du Tour de France, à moitié fête de village. Sont réprésentés, en vrac, des marques (Blackberry, David Jones…), des « charities », des offices du tourisme (Incredible India, Philippines) ou encore des écoles de danse et, plus pittoresque encore, une amicale Star Wars. Le défilé se fait à pied ou sur des chars. Les différents intervenants manipulent une fois sur deux de gigantesques ballons.

C’est en tout cas très populaire, à en juger par la foule agglutinée contre les barrières, les gamins au premier rang. Pourtant, bien peu de choses ont été distribuées, à peine des bonbons. Le Père Noël, juché sur son traîneau a, bien entendu, fermé le cortège.

Pour ma part, célébrer Noël alors qu’il fait 26°C et grand soleil, c’est assez inédit.

Culture

How I met… Barney!

Je regarde beaucoup la télé en ce moment, surtout pour m’occuper…

Il y a la télévision câblée ici, parce que le principal locataire est fan de foot européen et qu’il ne veut manquer sous aucun prétexte les matches de son équipe favorite: Liverpool!

A l’occasion, je discute foot avec lui, non que cela me passionne, mais cela nous fait un sujet de discussion.

Du coup, en plus des chaînes de sport, nous avons des chaînes de divertissement. Quasiment que des programmes britanniques ou américains. Le seul show australien que j’ai regardé, c’est « Neighbours », et il me semble qu’il existe 2 ou 3 autres séries australiennes et c’est tout. On peut aussi regarder les adaptations locales de « A prendre ou à laisser », le jeu d’Arthur avec les boîtes, qui ici s’intitule « Deal or No Deal », ou du « Maillon Faible » ( The Weakest Link), « Etes-vous plus forts qu’un élève de 10 ans » (Are you smarter than a Fifth-grader?)… Je préfère ne pas commenter mes résultats pour la dernière émission citée, cela fait peur, mais à ma décharge, je n’ai pas été éduquée dans ce pays.

Je suis devenu accro à Lifestyle Channel, ce qui fait que j’en apprends beaucoup plus sur le mode de vie britannique que sur la société australienne.

Et surtout, j’ai rencontré Barney. Qui est-il? Et bien, c’est un personnage de la sitcom « How I met your mother », et j’adore son humour, ses répliques accrocheuses, son élégance… Un Chandler en plus mignon. Donc j’attends avec impatience la diffusion de la sérié ici. Quel dommage que cette série ne soit en France que sur Canal Plus!

En tout cas, je mens sur mon CV. En tout état de cause, je ne peux pas mettre « Couch Potato » (Accro à la télé) dans la rubrique « Miscellaneous » (Divers), çà le fait pas.

Culture, Voyages

Compte-Rendu Canberra – Jour 2 – après-midi

Dimanche après-midi, direction la National Gallery of Australia. Le bâtiment de l’extérieur n’a pas grand chose d’intéressant, si ce n’est 2 oeuvres d’art. L’oeuvre, suspendue, intitulée « Diamonds » de Neil Dawson. Et je me suis épatée en reconnaissant le style d’Alexander Calder, de loin; intitulé « La Bobine »;

Les photos sont interdites à l’intérieur du Musée donc pas de clichés à vous montrer.

D’ailleurs, à peine étais-je rentrée qu’une employée m’a ordonné de laisser mon sac à dos à la consigne et d’y laisser mon appareil photo. Pour la peine, j’ai visité léger! Même pas une bouteille d’eau. Juste le carton de la consigne dans ma poche.

Thèmes de collections présentées:
– Art Asiatique, essentiellement des Bouddhas, de toutes époques.
– Art océanien/mélanésien
– Art aborigène, dont une salle remplie de didgeridoos, pour une oeuvre intitulée « The aboriginal memorial »
– Art colonial australien (oeuvres des premiers colons européens)
– Impressionnisme (beaucoup d’oeuvres de peintres français)
– Art moderne et contemporain (surtout des artistes australiens et quelques noms connus, comme Jackson Pollock)

Ce que j’en ai pensé? Intéressant, mais pas d’oeuvre majeure, en dehors d’un majestueux mobile de Calder…

Et quel est le thème de la prochaine exposition? Degas. Hum, hum, exotique!

Culture, Voyages

MCA pour Museum of Contemporary Art

Mes proches connaissent mon intérêt pour l’Art Contemporain. Je ne pouvais donc pas être à Sydney sans faire un tour au Musée d’Art Contemporain local: le MCA. Honnêtement, ça ne vaut pas la Tate Modern de Londres ni Beaubourg: pas de collection permanente en vue. Juste une succession d’expositions temporaires.

Au menu: une exposition de jeunes artistes australiens (moins de 35 ans et résidents ou natifs de ce pays), intitulée Primavera 2008, et une autre exposition consacrée à l’œuvre de Yinka Shonibare, un artiste britannique d’origine angolaise.

Je ne connaissais pas, mais c’est toujours l’occasion de s’ouvrir à d’autres horizons. C’est pourquoi j’aime autant l’Art Contemporain, que je préfère de loin à l’Art Classique, voir même à l’Art Moderne… Aujourd’hui était organisé le « Art Baby », une manifestation d’une heure, avec visite guidée et goûter pour les personnes ayant un bébé à charge. Je ne vois pas trop l’intérêt de concentrer autant de poussettes dans cet espace qui n’est pas si grand que çà et qui invite au silence. Le concept est curieux, mais bien dans la mouvance « family-friendly » de l’Australie.