Journal

Regarder les objets du passé

Depuis 2014 et mon déclic minimaliste, j’en ai viré des choses et des choses, que ce soit des vêtements, des livres et autres produits culturels ou encore des bidules de cuisine.

J’ai donné, vendu, recyclé ou jeté jusqu’au plus soif, bien aidée par non pas un mais deux déménagements internationaux vers une île puis vers le continent.

Photo de Edward Jenner sur Pexels.com

J’ai parfois gardé des clichés de ce qui a quitté ma vie et je suis fière de ce que j’ai accompli dans le domaine. La lutte contre le bazar est constante, comme celle contre la junk food. Après tous ces challenges minimalistes, est-ce que je regrette des objets dont je me suis séparée? Dans l’écrasante majorité des cas: non! et si j’ai eu un regret, j’ai toujours trouvé un objet similaire.

J’essaye de ne plus garder des choses pour des très hypothétiques « au cas où », mais les tentations sont présentes partout, tout le temps. Il est rare qu’un nouvel objet résolve un de mes « problèmes ». Généralement il en crée un immédiat: son stockage, puis sa maintenance et finalement, sa fin de vie.

Bref, mon album photos des objets du passé ne me rend jamais nostalgique. Je me fais plutôt des remarques sur le fait que je ne me rappelais plus que j’avais tel ou tel objet chez moi et que je vis sans depuis des années sans que mon confort de vie n’en ait pati.

On n’a vraiment pas besoin de grand chose pour vivre, c’est évident. L’accumulation d’objets me semble aujourd’hui pathologique, une idée du passé. A quoi bon vivre dans une armoire géante?

Journal

Ce que je fais pour moi

La pandémie, le confinement, le déconfinement… Ce monde si connecté dans lequel j’évolue et pour lequel je voudrais avoir un impact… Tant de contenu que j’ingurgite mais qui me déprime.

Et bien j’ai atteint ma limite. Je sature. J’ai mis un minuteur sur Facebook (20 minutes par jour, c’est trop? ) désinstallé Twitter sur mon téléphone et fait le tri dans les comptes que je suis. Je ne supporte plus la haine de l’autre, l’oppression des privilégiés sur les plus faibles. Je ne veux plus lire d’histoires de viols, de violences médicales ou policières, de cruauté envers les animaux. Basta! Je sais que ce monde est cruel et injuste, mais la magnitude de ces phénomènes m’inquiète jusqu’au plus profond de moi.

Je reconnais que je suis sensible, mais c’est parce que je suis humaine.

Cette (relative) déconnexion me fait déjà du bien. Je partage des photos de mes chats, des plats que je fais ou encore des objets qui quittent ma maison. Je ne veux plus consommer de contenus négatifs et désespérants.

Photo de Tirachard Kumtanom sur Pexels.com

Sur Youtube, je ne veux plus voir que des adoptions de chatons, des rénovations de meubles trouvés dans la rue ou encore des défis réussis.

Je me souviens du monde sans réseaux sociaux où, à part la télé et les journaux, on avait peu d’actualités à suivre. Où on cherchait des informations dans les livres ou en consultant un expert. Maintenant, les connaissances entières de l’humanité sont à disposition et force est de constater que l’on n’en est pas collectivement plus intelligents, plus empathiques, ni plus bienveillants.

Mais à quoi sert donc le progrès ?

A la maison, Journal, Minimalisme

Mes projets "confinement"

A l’heure où j’écris ces lignes, le « confinement » n’est acté que pour 15 jours. Je doute que nous enrayions la pandémie en si peu de temps, compte tenu du manque de civisme de beaucoup de Français et des Parisiens en particulier. Honnêtement, je pense que l’on va pouvoir revenir normalement au bureau pour début mai 2020, pas avant. Ce qui fera 6 semaines de confinement au total. C’est triste pour moi de voir le pays et le monde entier à l’arrêt, tous ces événements qui rythment le calendrier annulés ou reportés: l’Eurovision, Roland Garros etc. L’économie va souffrir mais l’humain va grandir! Je n’en doute pas. C’est la fin d’un Monde, pas la fin du monde. Quelque part, c’est un événement historique.

Photo de Elvis sur Pexels.com

Ma principale occupation? Et bien, mon télétravail! C’est la chance de faire un métier (la Gestion des Ressources Humaines) qui permet de travailler à distance. En temps normal, bien sûr, c’est plus facile d’être sur place, au bureau, pour rencontrer des salariés, des managers, faire des réunions de Comité d’Entreprise etc. Mais au bout d’une semaine, tout le monde s’est adapté, Skype for Business tourne à plein. Mon entreprise donnait déjà accès jusqu’à 2 jours de télétravail par semaine. Nous sommes tous équipés en ordinateurs portables, casques etc. Je ne suis pas encore éligible au dispositif car j’ai moins d’un an d’ancienneté, même si c’est moi (ironiquement) qui arbitre les demandes de télétravail. Oui, les cordonniers sont souvent les plus mal chaussés.

Très honnêtement, la première semaine de confinement a été très intense au niveau travail. Parce que la Terre entière (littéralement) est venue vers nous les RH pour avoir des consignes et des conseils. J’ai fait du 8H30-19H, non stop, de lundi à vendredi. Dans ces cas de crise, notre fonction jouit d’une certaine crédibilité et cela fait du bien au moral, cette reconnaissance. Comme j’étais à la maison, je n’ai pas été très dérangée, si ce n’est par mes 2 chats qui, parfois, ont eu besoin d’attention et de nourriture.

Photo de Gustavo Fring sur Pexels.com

Ménage et cuisine: vu que j’ai tout l’attirail à disposition, entre 2 « conference calls », je passe un coup d’aspirateur, de serpillière, ou de chiffon, je lance une machine ou un lave-vaisselle. J’ai changé les meubles de place afin d’optimiser mon installation télétravail. Cela n’a jamais été propre et rangé chez moi! Une vraie fée du logis sommeillait en moi qui n’attendait que d’avoir du temps devant elle. Il est vrai que l’absence de trajet domicile-travail me fait gagner plus d’une heure par jour. Ce n’est pas rien.

Faire ma popote est top! Mais j’ai encore bien trop de junk food dans les placards. Je pense donc qu’il va falloir que je fasse attention à moi: vu que je me dépense moins, je vais devoir diminuer le nombre de calories ingérées.

Blogging: ces derniers mois, j’ai moins trouvé le temps de remplir ces colonnes, alors que j’ai tout plein d’articles en brouillon. Ce serait un peu un fantasme pour moi d’en vivre (j’en suis trèèèèèèèèèèèèèèèèèèès loin, la concurrence est rude, la monétisation est compliquée) et de pouvoir changer de vie et m’installer où je le veux, si possible à un endroit agréable à un faible coût de la vie (la Normandie est aussi un fantasme). Bref. On n’y est pas, et on n’y sera peut-être jamais. Mon job en RH paye très bien mes factures et mes projets. En tout cas, je vais poursuivre la relecture de mes vieux articles, je vais mettre à jour les mots-clés, la mise en page, les photos et corriger les fautes. J’essaye d’en faire le moins possible, car je ne supporte pas les blogs avec une faute par phrase, comme j’en vois trop souvent. S’il y a trop de fautes (typiquement, certains écrivent comme ils parlent et cela donne de la phonétique), je n’arrive alors plus à me concentrer sur la lecture et je passe en mode « correction ».

Rangement numérique: j’ai beaucoup trop de matériel, même si une partie est en vente. A ce jour, j’ai 2 ordinateurs portables personnels ( et un pro), 1 tablette 10 pouces 4G, 1 Kindle 8 pouces HD, 1 smartphone Motorola principal et 1 smartphone Wiko de secours (et un iphone pro) sans compter mon lecteur MP3, mes 2 clés USB grande capacité et autres cartes microSD. J’ai accumulé beaucoup de « choses » au fil du temps: musique, photos, documents de la vie perso. Je jongle entre OneDrive, DropBox, GoogleDrive et autre Norton Backup. Je ne m’y retrouve plus. J’ai conservé beaucoup de choses inutiles. On est loin du minimalisme auquel j’aspire. Un grand ménage numérique s’impose!

Je suis aussi trop équipée en enceintes bluetooth et autre radioréveil et Alexa Echo. C’est bien trop d’électronique pour une seule personne! Je n’ai que 2 oreilles.

Culture: j’ai mis Netflix en pause pour une durée indéterminée. Je me suis rendu compte que je ne rentabilisais pas tant que çà mon abonnement, même si j’ai mes programmes chouchous: Crazy Ex Girlfriend, The Good Place… Je me suis retrouvée avec un abonnement Amazon Prime en d’année dernière et il y a pas mal de choses d’intéressantes. Je suis très fan de Mrs Maisel et j’ai adoré pouvoir retrouver l’intégrale de Buffy contre les vampires (tellement mieux en version originale) et de Roswell (plutôt gnangan en revanche dans sa langue d’origine). Toute ma jeunesse!

Canal Plus offre son contenu gratuitement jusqu’à fin mars, ainsi que l‘Opéra de Paris. Je vais tâcher d’en profiter. Autant profiter des bons côtés du confinement!

Journal

My taylor is rich… Or is he?

Après bien des mois de réflexions, j’ai décidé de lancer mon blog en anglais, qui reprendra certains de mes articles phares parus en premier ici.

Photo de Pixabay sur Pexels.com

C’est un drôle d’exercice que d’écrire dans une autre langue que sa langue natale, mais je vis depuis 18 mois à l’étranger et le français me vient de moins en moins naturellement et il arrive que l’anglais me permette de mieux refléter ma pensée. Ce n’est pas du snobisme, c’est une réaction naturelle du cerveau exposé à une autre langue à haute dose.

Je ne sais pas combien de temps je vais rester en Irlande, mais je souhaite entretenir mon niveau d’anglais quoi qu’il en soit. J’aime cette langue, j’apprécie ses nuances et ses difficultés.

Carrière

Pour passer le temps entre 2 entretiens

Une fois n’est pas coutume, je suis en recherche d’emploi. Cela fait partie de la vie et j’ai bon espoir de ne pas rester en recherche d’emploi trop longtemps.

Du coup, j’ai tout le loisir de revoir le contenu de mon blog et de le mettre à jour. Ce blog notes est une agrégation de différents blogs sur différents supports (Blogger, pour ne pas le nommer). Une harmonisation est nécessaire, qui me permet également de faire le ménage dans mes vieux posts, corriger les bugs, l’orthographe etc. Et aussi rectifier mes usages intempestifs de points d’exclamation et des trois petits points. J’en ai vraiment mis à toutes les sauces, ce me semble assez immature.

Présentement, je revis mon séjour en Australie, il y a 10 ans, à une époque où je n’étais ni minimaliste ni végétalienne. Je ne veux pas réécrire mon histoire, ce n’est pas le propos. Ce blog m’aide à prendre conscience de mon cheminement. Il est important de conserver l’historique.

Alors je n’effacerai pas mon post à la gloire de la viande de kangourou. Ce qui compte c’est qu’aujourd’hui je vive en phase avec mes valeurs. Elles ont évolué et c’est juste humain. J’ai néanmoins viré les quelques posts qui ressemblaient trop à un statut Facebook, du style « Je vais à tel endroit, je donnerai de mes nouvelles tel jour ». Ils n’ont pas de valeur pour moi, autant les dégager. Ils ont eu leur utilité, pour que mes proches ne s’inquiètent pas, mais ils devenus obsolètes.

C’est assez étrange de se relire 10 ans après. C’est comme revoir un ami perdu de vue: on le connaît mais il nous échappe.

Journal, Minimalisme, Solo living

Pourquoi un blog pour les célibataires minimalistes urbains?

Parce que je n’en ai pas trouvé! le minimalisme semble être très prisé des mères de famille et de quelques pères aussi. Mais on peut s’intéresser au minimalisme et à la frugalité, même s’il n’y a qu’une personne dans son foyer.

C’est peut-être même un plus grand challenge encore quand on vit seul, car on peut s’étaler plus facilement qu’en couple.

Il me semble aussi que le minimalisme des champs est différent du minimalisme des villes, car en ville, on a rarement un jardin ou un verger, on fait rarement du compost (c’est plus difficile car les filières compost sont inexistantes).

Alors, voilà, j’ai envie de faire entendre ma voix!

Mon style de vie se veut de plus en plus simple, car j’ai plusieurs objectifs:
– prendre ma retraite (c’est à dire quitter Corporate America) le plus tôt possible
– voyager régulièrement
– être en bonne santé

Journal

Bientôt 10 ans de blogging

C’est assez incroyable, mais mon premier post remonte bien à 2007. C’était alors la grande mode du blog, ce journal intime partagé. Facebook n’en était qu’à ses balbutiements, Whatsapp n’existait même pas.

Je fais actuellement un grand ménage dans mes posts, ne sélectionnant que ce qui a un intérêt. De plus, avec les changements d’orientation de ce journal en ligne, on s’y perd! Surtout depuis que j’ai importé mon blog d’avant, créé pour garder le contact avec mes proches pendant mon séjour en Australie.

J’ai un grand scoop à partager: on fait un blog pour soi-même plus que pour les autres. Relisant mes vieux posts, j’ai eu du mal à me souvenir des moments que j’évoquais, surtout sans les photos afférentes qui n’ont pas été correctement transférées lors des différents imports. Et puis, finalement, à quoi bon garder du vieux contenu? Tout a changé autour de moi. J’apprécie néanmoins les quelques pointes de minimalisme qui ressortaient des mes premiers messages, alors que je vidais mon appartement parisien avant de partir à l’autre bout du monde. Je parlais aussi de la quantité de bagages à prendre. Pour moi, à l’époque, j’avais pris l’essentiel. Mais j’ai dû jeter plein de choses à l’aéroport car je n’aurais pas pu embarquer sinon. Et je me suis envoyée un colis de 10 kilos aussi.

Bref. On ne change pas fondamentalement, on évolue au plus près de nos valeurs. Le minimalisme et la simplicité volontaire sont ancrés depuis bien longtemps dans ma personnalité.

Bilans, Carrière, Journal, Minimalisme

Bilan 2014

Il est temps de tirer le bilan de l’année écoulée, histoire d voir si on a avancé dans son chemin personnel. Bref.

Les + :

– un grand vide, enfin! 
  • Plus de 300 objets ont débarrassé le plancher et les placards surtout! Chiffre d’affaire: 1962,65€. Appréciable. J’ai aussi fait des dons, à des associations, à des amis ou à ma famille.
  • Sans compter tous les produits périmés/inutilisables qui ont été jetés ou recyclés et le tri des papiers administratifs ENFIN terminé, après des années de procrastination.
– de beaux voyages: Londres, Nicaragua, Grenadines, New York
– découverte du théâtre d’impro
– aucune prise de poids
– cuisine refaite à neuf
– découverte de Pinterest
– une certaine assiduité à suivre mon blog et à me donner des lignes directrices.


Les – :
– instabilité professionnelle: période d’essai, chômage, CDD, chômage
– dossier à monter aux prudhommes (pas drôle, mais quand il le faut…)
– aucune perte de poids significative (à peine un kilo, soit une poussière)
– pas assez de motivation pour reprendre le sport
– dégât des eaux dans une cuisine tout juste refaite à neuf
Journal

To blog or not to blog?

Il y a un risque à bloguer, surtout quand on est en poste, surtout quand on cite des noms et surtout quand on raconte les moindres détails. Certains blogueurs se sont fait licencier en raison du contenu de leur blog. Le bon sens commande de ne pas se rendre coupable de faits fautifs envers son employeur. « Le chien ne mord pas la main qui le nourrit ».

Ce n’est pas le but de mon blog. Pas de diffamation. Je souhaite simplement donner de mes nouvelles à ceux qui me connaissent, de près ou de loin et livrer quelques anecdotes, de préférence drôles.

Mon blog n’est pas un blog-vitrine de mes compétences. Je n’en fais aucune promotion auprès d’inconnus. Mais qui sait, peut-être un de mes interlocuteurs-recruteurs tombera un jour sur mes articles? Il n’y trouvera pas grand chose de très croustillant.

Concrètement, je pense que les articles de la catégorie « Job-Job-Job » se raréfieront une fois mon prochain poste trouvé. Je n’aurais alors plus besoin de cette soupape de décompression, car je n’aurais plus cette pression de la recherche d’emploi.