Alimentation, Garde-robe, Perte de poids, Santé

Ajustements: garde-robe, régime

Mon challenge cagnotte garde-robe marche très bien, je pense même que j’ai vu trop grand ! J’en suis à plus de 1500€ de ventes, je ne vois même pas comment j’arriverai à dépenser tout ça. La perte de poids est en revanche au point mort, à cause d’un problème de santé, qui impacte aussi ma garde-robe.

Il y a quelques semaines, on m’a enlevé un kyste au niveau de la thyroïde. Résultat : la moitié de cette glande a dû être enlevée et je me retrouve avec une cicatrice à la base du cou et un traitement hormonal de longue durée.

Je dois protéger la cicatrice du soleil donc je crème tous les jours et je porte des vêtements suffisamment couvrants. Hélas, j’ai beaucoup de cols V et pas beaucoup de cols roulés. J’ai donc fait une dérogation à ma politique shopping, afin de compléter ma garde-robe. Pour faire bonne mesure, j’ai mis en vente des vêtements que je ne porterai durablement plus à cause de la cicatrice.

Si je la couvre, c’est surtout pour qu’elle évolue bien. C’est aussi pour couper court aux questions d’autrui. Le kyste était bénin, mais je n’ai pas envie de raconter le détail de mon opération aux curieux.

Pour être honnête, j’avais bon espoir de pouvoir vivre sans encombres avec une moitié de thyroïde. Un peu comme les personnes qui vivent avec un seul rein. Hélas, je dois passer par une phase médicamenteuse en support. Il n’est pas simple de trouver le bon dosage et actuellement, j’ai des symptômes d’hypothyroïdie. La question de la perte de poids est passée au second plan. Je dois d’abord stabiliser mes hormones.

Je suis une croyante fervente du régime alimentaire comme la première médecine, donc j’ai regardé ce que je pouvais faire pour aider ma fonction hormonale thyroïdienne. Il semblerait que réduire le gluten puisse avoir un effet bénéfique. Cela fait quelques années que je suspecte être sensible au gluten, notamment après avoir été bien dérangée gastriquement à mon retour de Mongolie (alimentation locale naturellement sans blé) et avoir les sinus encombrés constamment.

Donc, je vais adapter mon alimentation et espérer pouvoir prendre soin de ma santé sans la béquille du médicament, à terme. Honnêtement, en ce moment, je suis à plat, et j’ai du mal à me secouer. La saison automnale et la grisaille n’aident pas non plus à me redonner de l’énergie.

Et vous, avez-vous fait face à des problèmes de santé vous ayant fait changer de garde-robe et de régime ?

Garde-robe, Minimalisme

Le cachemire c’est fini

J’ai découvert le cachemire en 2015, sur recommandation d’une amie. Auparavant, je n’étais pas très fan de laine car j’ai toujours trouvé que ça grattait.

Je me suis donc retrouvée propriétaire de 2 pulls Éric Bompard : un rose « freesia » un peu épais et un vert « rameau » très fin. Je pense que j’ai pas mal rentabilisé ces pulls, jusqu’au jour où le pull rose n’a pas survécu à une erreur de machine (et en plus il a déteint sur de la laine mérinos… Sans compter les 2 autres pulls en cachemire de moins bonne qualité qui se sont désagrégés dans le tambour ce jour-là).

Vu que la marque Éric Bompard n’est pas spécialement bon marché (plusieurs centaines d’euros à prévoir pour un pull, fabriqué on ne sait pas vraiment où), j’ai complété ma collection avec des pulls en cachemire Uniqlo (entre 59 et 89€ pièce, de mémoire) et une série de pulls et de gilets en cachemire de la Redoute (payés entre 30 et 50€ pièce, toujours en soldes et de préférence l’été). J’ai adoré cette matière, qui tient chaud, qui supporte bien l’entretien pour peu qu’on utilise la bonne lessive et le bon programme. Certains cachemires ont mieux résisté que d’autres, mais un grand nombre s’est retrouvé avec des trous, plus ou moins importants. Dans l’ensemble, je trouvais que c’était joli et sophistiqué.

La laine est issue des animaux

Suite à un griffage de chat, j’ai dû apporter le pull vert « rameau » chez un retoucheur spécialisé. Cela m’a plutôt coûté cher en temps (2 déplacements dans Paris, sans compter la visite initiale en magasin) et en argent. Il va s’en dire que les cachemires troués sont partis au recyclage, car la réparation coûtait plus cher que le produit lui-même.

Suite à mes différents tris de garde-robe, à l’aube de l’hiver 2020-2021, il restait encore ces quelques articles en cachemire dans ma penderie:

  • le fameux pull vert « rameau » Éric Bompard
  • un pull très décolleté bleu ciel La Redoute
  • un gilet noir col rond La Redoute
  • un gilet bleu roi grand décolleté la Redoute

J’ai décidé de me séparer de tout çà. D’une part, je trouve que c’est trop d’entretien et j’ai été un peu traumatisée par mon accident de lessive vu l’argent fichu en l’air. Par principe, je veux les articles qui nécessitent le moins d’entretien possible et clairement le cachemire n’est pas la bonne option. D’autre part, je ne suis pas à l’aise avec l’idée de m’habiller avec des matières animales. Je me passe de produits animaux dans mon alimentation, alors pourquoi devrais-je en consommer pour me vêtir ?

J’ai donc mis ces articles en vente sur mon Vinted (pseudo verte_pale), et je rajoute également :

  • 1 marinière 100% laine de mérinos Armor Lux (là encore un vêtement que j’ai bien rentabilisé en 5 ans mais qui m’est trop juste)
  • 1 pull en laine mérinos rouge Banana Republic avec des froufrous (le décolleté est définitivement trop décolleté)

Me restera-t-il de la laine dans ma garde-robe ? La réponse est oui: j’ai un manteau en laine bleu marine Gérard Darel (made in Lithuania) et une marinière coton-laine Armor Lux (Made in France). Le reste de mes vêtements d’hiver est soit en coton, soit en synthétique. Il en va du cuir comme de la laine chez moi: j’ai encore quelques articles à user jusqu’à la moelle (1 ceinture, quelques paires de chaussures, 1 sac à main) et soit ils ne seront pas remplacés, soit ils le seront par d’autres matières.

Je n’ai pas prévu de remplacer les vêtements en laine, cachemire ou mérinos dont je me sépare. Je ne perds pas de vue mon challenge cagnotte garde-robe.

Et vous, achetez-vous des articles en laine ? Trouvez vous que ce soit ethnique ?

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Challenge de novembre 2020: n’acheter que des produits non transformés

Dans la lignée de mon challenge des vacances, de septembre (sur Instagram, un objet en moins chaque jour) et celui d’octobre (venir à bout de 10 produits dans mon garde-manger), mon challenge de novembre consiste à n’acheter aucun produit transformé. J’ai bien écrit « acheter », pas « consommer ».

Le garde-manger AVANT

Il y a plusieurs raisons pour lesquelles je me lance ce challenge :

  • mon garde-manger est encore trop plein de produits qui ne sont pas bons pour ma santé et ne m’aident pas dans ma perte de poids.
  • mon garde-manger est trop garni. J’ai de quoi tenir un nouveau confinement sans aller au ravitaillement. Du moins, c’est ce que je pense. Je vais pouvoir vérifier mon hypothèse grandeur nature.
  • je veux manger davantage de « vraie nourriture » et me désintoxiquer de certains produits, notamment sucrés, auxquels j’ai tendance à être accro.
  • le nouveau confinement est l’occasion rêvée de maîtriser 100% de ce que je mange, puisque je ne fréquenterais aucune cantine d’entreprise ni restaurant ce mois-ci.
S’il te plaît, donne moi du bon brocolis

Qu’est-ce que ça veut dire concrètement ? Et bien que je n’achèterai que des fruits, légumes, légumineuses, céréales non transformées au delà de ce que renferme déjà mon garde-manger, dont je souhaite diminuer le volume, dans l’optique d’un déménagement prochain.

Est-ce que je ferai des exceptions ? Évidemment, je ne parle que de ma nourriture à moi, les félins seront choyés comme d’habitude et auront droit à leurs rations de croquettes et de pâtée, qui sont des produits ultratransformés, j’en ai concience, mais nous ne vivons pas à la campagne, il n’y a pas de proie dans mon appartement.. Pour le reste, je ne pense pas que j’aurais des manques au vu de mes placards bien pleins! Je ferai le bilan de ce challenge dans un mois.

Et vous, avez vous envie de manger davantage de produits bruts et de réduire votre consommation de produits transformés ?

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Le challenge d’octobre 2020: vider les réserves de nourriture

Alors que 2020 nous a fait vivre une période de confinement et que pour la première fois de ma vie, j’ai fait l’expérience de « panic buying », j’ai regardé d’un air désabusé l’état de mes stocks de nourriture. C’est clairement un problème de riches, mais mes placards débordent de produits, un peu comme ma salle de bains il y a quelques années. J’ai vaincu le trop-plein de cosmétiques, la penderie qui déborde, je pense que je suis capable d’atteindre le même résultat avec la bouffe: réduire les stocks au minimum vital, avec uniquement des projets que j’aime.

Dans mon garde-manger, rien n’a été acheté avant juillet 2019 (date de mon emménagement dans mon logement actuel) ou presque (ce paquet toujours pas ouvert de farine de coco). Dans mon éthique de minimaliste, j’essaye de ne pas succomber à toutes les tentations mises au point par les services marketing, que ce soit en ligne ou dans un magasin physique. J’ai concocté une liste de courses sur une application mobile (j’utilise Trello) et je fais tout pour m’y tenir. Les seules choses que j’achète hors liste sont des fruits et légumes de saison, qui seraient à un prix abordable en magasin. Mon objectif est de ne pas faire d’autres extras.

Cupboard goals, if that’s a thing

Je ne désespère pas de déménager dans quelques mois et je souhaite minimiser le volume de choses à empaqueter. Malheureusement pour moi, il y a beaucoup de bazar dans mon placard à nourriture et il est impératif que je cuisine les fonds de placards et que je ne réencombre pas, afin de faire de la place pour ce que j’utilise vraiment souvent et réduire le volume du fond de roulement alimentaire.

D’où ce challenge du mois: consommer ce qui traîne dans les placards et qui ne m’est pas utile (doublon, produit ne faisant pas partie de ma liste de courses usuelle…)

Un échantillon du contenu de mes placards, que je tente de rationaliser depuis des mois

J’ai sélectionné les 10 produits ci-dessus en début de mois, avec l’objectif de les consommer partiellement ou en totalité. Plus facile avec la petite boîte de pois edamame qu’avec le bocal de poivrons jaunes piquants.

Les premiers produits consommés, bon débarras !

Il y a des produits plus évidents que d’autres à « passer »: ce qui demande peu de préparation et qui se cuisine en grande quantité.

J’ai au final vidé quelques autres produits en plus de ceux initialement retenus:

  • paquet d’algues nori (je suis une quiche pour rouler des makis, pourquoi est-ce que je m’obstine?)
  • pot de tahin (j’ai mis un an à en venir à bout, je ne fais pas de houmous si souvent que çà)
  • Poudre de maca
  • davantage de nouilles de haricots mungo
  • Du psyllium (je ne sais pas pourquoi j’ai acheté çà !)
  • Un paquet de lentilles vertes.
Note pour plus tard : la poudre n’est pas de la nourriture !
Pourquoi j’ai acheté du psyllium ? Aucune idée !
Bilan fin de moi : la polenta ne m’a pas inspirée

Et vous, avez-vous des produits à rotation lente dans vos placards? Etes-vous tentés par un défi « je consomme toute la nourriture de mes placards »?

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Mes deux boules de poils

Je suis l’heureuse maîtresse de deux chats:

Lulu est une grande charmeuse.

– Luckie, femelle tigrée de 7 ans, adoptée à 2 ans dans un refuge. Elle a été sauvée d’une situation de »hoarding », une vieille dame ayant recueilli bien trop de chats chez elle (de mémoire, une trentaine dans 60 mètres carrés pour cette dame de plus de 80 ans). Son caractère : très vocale, plutôt collante, elle dort toujours à mes pieds. Elle réclame beaucoup de nourriture et d’attention. Elle est super sociable: aucun problème pour sauter sur les genoux d’un inconnu et de se laisser caresser. Elle aime les balades à l’extérieur et a déjà pris tous les moyens de transport possibles : voiture, bus, métro, ferry, avion… Elle a un caractère dominant et se serait bien contentée de rester chat unique. Son jouet préféré ? Une canne à pêche avec de la peluche pour mordre dedans. Signe particulier : elle adore se faire brosser!

Fifi adorait ce fauteuil.

-Irish Coffee (Fifi, ou « le petit »), mâle noir et blanc (tuxedo) qui a aujourd’hui 2 ans, adopté à 5 mois. Il a été trouvé dans un jardin de la banlieue de Dublin, avec sa portée, à l’âge de 5 semaines puis a été recueilli en famille d’accueil. Je l’ai récupéré à la clinique vétérinaire le jour de sa stérilisation. Il est très craintif et grosso modo asocial. Il s’était caché dans le plafond de ma cuisine pendant 5 jours quand je l’ai ramené chez moi. Il n’aime pas trop les humains, mais adore ses congénères. Il essaye vainement de charmer sa « grande sœur » mais elle le tolère juste. Son jouet préféré? Une canne à pêche flexible à plumes. Il vient même réclamer de jouer avec, alors qu’il est très peu bavard. Il adore aussi chasser les insectes et grimper partout où il peut. Il aime les chaises et l’arbre à chat. En revanche, pas de caresses (même par moi) ni de curiosité vers les inconnus. Il en a peur et va se cacher quand j’ai des invités.

L’estomac est plein.

Pourquoi ai-je une paire de félins ? Quand j’ai adopté Luckie, je vivais dans 36 mètres carrés. Impensable de prendre un second chat pour éviter qu’elle ne s’ennuie. Elle semblait plutôt bien dans ses pattounes, et adorait aller sur mon balcon, de préfèrence dans la jardinière, avec de la terre. Je n’ai pas réussi à y faire pousser quoi que ce soit dedans, mais elle kiffait à fond!

Puis après quelques déménagements, j’ai eu un appartement de 100 mètres carrés où elle a entrepris de détruire toute la moquette. Je sentais bien qu’elle se sentait seule dans ce grand espace quand je n’étais pas là. J’ai donc décidé de contacter une association de protection animale pour lui trouver un compagnon. Et c’est ainsi que j’ai adopté « Smudge », rebaptisé « Irish Coffee », du moins pour l’État civil.

Les débuts ont été plutôt froids. Le petit allait souvent vers elle, mais elle le repoussait systématiquement. Elle a fini par se détendre et même si ce n’est pas le grand amour, ils se tolèrent et se tiennent compagnie. Ils font même litière commune !

Bref, les deux félins ont pris pas mal de place dans mon existence. Mon logement est adapté à leurs besoins en plus des miens.

Certes, cela fait des contraintes, mais leur présence et leur affection me font beaucoup de bien. Voilà dix ans que je vis avec des chats et que j’aime çà !

Vous aimez les félins? Suivez Luckie et Irish Coffee sur Instagram – il s’agit d’un compte dédié. Mon actu est disponible sur un autre compte Instagram: ElodiePeony

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Les chaînes Youtube vegan que je suis

Voici plusieurs années que je m’intéresse à des chaînes Youtube sur le thème du véganisme. Vous trouverez ci-dessous mes chaînes préférées, plus sur le thème de la cuisine que de l’éthique, quoique de temps en temps, ces chaînes abordent des thèmes non alimentaires.

Peut-être découvrirez-vous de nouveaux contenus inspirants.

Photo de Jean van der Meulen sur Pexels.com

La publiée : Alice Esméralda

Organisée et stylée

J’aime: un visuel soigné, des recettes sympas, du contenu sur le matériel de cuisine, les techniques. C’est une bonne chaîne pour découvrir la cuisine végétalienne.

J’aime moins: le contenu sponsorisé. Après, je comprends que son blog soit monétisé et qu’elle a besoin d’en vivre. Elle est tout à transparente sur ce qui est sponsorisé de ce qui ne l’est pas. Parfois, il y a aussi des ingrédients difficiles à trouver. Mais nous ne sommes pas égaux sur l’approvisionnement en produits alimentaires.

La familiale: Le cul de poule

après çà, on n’a plus faim!

J’aime : les recettes accessibles, les ingrédients faciles à trouver, l’humour de Mélanie

J’aime moins : le côté familial des recettes et donc les quantités gargantuesques des recettes. Forcément, elle a 3 enfants et un jardin. Pas toujours pertinent pour une solo comme moi vivant en appartement. J’apprends quand même des trucs. Mais son repas du soir, c’est du batch cooking pour moi!

L’inspiration mexicaine : Lloyd Lang

miam miam

J’aime : des recettes gaies et colorées, une jolie présentation qui donne envie.

J’aime moins : l’inspiration mexicaine fait que certains ingrédients sont difficiles à trouver !

La militante : la petite Okara

exemple de vidéo spéciale « étudiant »

J’aime : les recettes pour étudiants avec les ingrédients et le matériel idoines, les recettes de tous les jours, l’humour de Marion, son ton bienveillant même si militant.

J’aime moins : des recettes parfois un peu longues et trop élaborées pour moi. Je préfère de loin son contenu pour « étudiant ».

Le cuistot pro: la cuisine de Jean-Philippe

Jean-Philippe nous parle épicerie

J’aime : les recettes véganisées de grands classiques de la cuisine, l’humour de Jean-Philippe et sa touche masculine. Son côté québécois.

J’aime moins : les mots en québécois que l’on doit parfois traduire en français métropolitain. Certains ingrédients sont également difficiles à trouver de ce côté de l’Atlantique.

La petit budget : Mûre et noisettes

J’aime : ses meal prep et ses défis « petit budget » ou « bio » accessibles. Elle détaille bien les aspects budgétaires et son organisation. Idéal pour trouver de l’inspiration pour cuisiner les restes.

J’aime moins : elle a fait le choix d’un équipement de cuisine très minimaliste et la voir cuisiner dans un bol ébréché me fend le cœur. Elle ne détaille pas trop les quantités donc c’est « à l’oeil ». Pas simple de répliquer ses recettes.

Si vous maîtrisez l’anglais, je vous recommande également: Pick up limes

Alimentation, Santé

Perte de poids et véganisme

Je n’ai pas choisi d’être végane pour perdre du poids. J’étais déjà végétarienne depuis plus de 5 ans quand j’ai pris la décision de bannir produits laitiers et œufs de mon régime alimentaire.

Cela a aussi coïncidé avec un moment difficile dans ma vie : gros conflit professionnel lié à du bullying et perte d’emploi.

J’ai donc quitté un emploi sans en avoir un autre en vue, ce qui est très stressant quand on est célibataire et que les revenus dépendent exclusivement d’un travail salarié. La question de savoir comment je vais faire pour m’en sortir financièrement a éclipsé toute autre considération, tout autre projet que j’aurais pu avoir. Je suis toujours en recherche d’emploi aujourd’hui (je loue une partie de mon logement pour faire face à mes dépenses et mon dossier d’indemnisation emploi est en cours, sinon, je vis sur mes petites économies) et j’espère de tout cœur que cette situation prendra fin très vite.

Comme je ne contrôlais plus grand-chose dans ma vie, étant à la merci de recruteurs indécis, et n’ayant plus une table toujours garnie de chocolats, bonbons et gâteaux à un mètre de moi, le moment m’a semblé tout indiqué pour adopter une alimentation exclusivement végétalienne. J’avais déjà beaucoup réduit les produits laitiers ces derniers mois, je consommais occasionnellement du fromage et du beurre, mais aucun yaourt et jamais de lait. Je n’ai jamais été une grande fan d’œufs, mais j’ai succombé au dogme protéinique et faisais régulièrement durcir des œufs pour assurer ce fameux apport en protéines.

Fin septembre 2017, je suis allée à une fête végane à Dublin. Là-bas, tout le monde était comme moi. Il y avait de la bonne bouffe sans cruauté et des conférences avec des intervenants divers : médecins, journalistes, sportifs de haut niveau etc. Et tous démontaient un à un les clichés liés au véganisme : carences, manque de protéines, anémie, manque de muscles. Le constat scientifique est sans appel : le meilleur régime alimentaire pour la santé est à base de plantes et sans trop de graisses (low fat plant based diet).

Le 01er octobre 2018, je suis donc officiellement devenue végétalienne (le véganisme impliquerait que je bannisse cuir et laine de ma consommation. Or j’ai encore des chaussures et des sacs en cuir et des pulls en laine. Je les userai et les remplacerai par des alternatives véganes), donc pour simplifier aux yeux du monde : je mange végane.

Les implications immédiates m’ont fait renoncer aux œufs et aux produits laitiers bien sûr. Puis j’ai réalisé que le lait était présent dans le chocolat au lait et les œufs dans les gâteaux. Bref, devenir végétalienne limitait sérieusement mes options de « junk food ». L’immense majorité des produits transformés ne sont pas végétaliens. De la même manière que j’ai renoncé aux bonbons en devenant végétarienne, j’ai banni les gâteaux et friandises en devant végétalienne. C’est évidemment bien meilleur pour ma santé. C’est plus facile de dire non à un aliment pour une raison éthique que parce qu’on est au régime. Je ne crois de toute façon plus aux régimes. J’en ai fait une dizaine dans ma vie et ils m’ont tous laissé un bonus à la reprise. Je préfère le changement d’habitudes alimentaires aux diètes temporaires avec effet rebond.

Parallèlement à mon alimentation, j’ai aussi décidé de réduire ma consommation d’alcool. Je n’en buvais pas tant que çà, mais l’alcool me fait prendre du poids, c’est ma kryptonite. J’ai donc attendu le repas de Noël familial pour boire du vin. Puis j’ai bu une bière dans un pub avec des amis. Mais je crois que pour 2019, je peux tenter la sobriété totale. Mon foie ne s’en portera que mieux. Et cette abstinence soutiendra mes efforts de perte de poids.

Tout çà pour introduire le fait que, depuis que j’ai quitté mon emploi, mon alimentation est plus saine, j’ai retrouvé la sensation de satiété et je m’arrête de manger quand je n’ai plus faim. Si le plat n’est pas fini, je ne me force pas, je mets de côté les restes pour plus tard. Je mange de grandes quantités de fruits et de légumes et nettement moins de produits transformés. Je craque encore de temps en temps pour des chips, mais je contrôle ces pulsions et je n’abuse pas. Côté budget, je fais de sacrés économies : les légumes et fruits de saison sont vraiment bon marché.

Le résultat se voit dans mes vêtements et sur la balance, puisque j’ai perdu une huitaine de kilos en l’espace de 5 mois. Cela peut paraître peu pour une si longue période, mais l’expérience montre qu’une perte de poids rapide induit une reprise de poids encore plus rapide et brutale. Autant y aller progressivement pour avoir des résultats durables. Le chemin n’est pas fini pour moi, puisque je suis encore dans la zone du « surpoids ». Quant à l’exercice physique, je ne me suis pas inscrite à une salle de sport, je n’aime pas çà et je crois que je n’aimerais jamais. Alors je marche. Partout, tout le temps. Vu que j’ai du temps pour moi, je boude la voiture et je sors mes baskets pour faire mes courses, aller à la Poste etc.

Est-ce que j’ai perdu du poids parce que j’ai adopté un régime végétalien ? Ce n’est pas aussi net pour moi, car ma perte de poids a commencé au moment où mon niveau de stress est retombé, pas quand j’ai transitionné. Pour autant, je trouve facile de manger sainement, équilibré et rassasiant en étant végane, donc pour moi, mon régime alimentaire a contribué à mes meilleures habitudes et à un rééquilibrage qui fait du bien. Deuxième effet « Kiss cool » : certains vêtements achetés au plus haut de mon poids (parce qu’il faut bien se vêtir) ne me vont plus. Du coup, cela aide mon objectif de réduction de garde-robe. Je vais user au maximum et je ne compte pas racheter beaucoup de fringues avant d’avoir atteint l’objectif. Le plus problématique, ce sont les jeans. Çà ne se porte pas vraiment lose chez moi.

Alimentation, Culture, Journal, Santé, Solo living

Marre de devoir justifier mes choix (alimentaires et autres)

Des personnes avec qui je n’ai jamais mangé? Je m’enquiers de la composition d’un plat? Je demande si on peut me le faire sans viande ou sans poisson? Et me voilà automatiquement partie sur le pourquoi du comment je ne mange pas de viande ni de poisson, ni de fruits de mer, ni de gélatine… Bla bla bla.
 
Je ne commence jamais par dire que je suis végétarienne, je me suis bien rendu compte que c’était stigmatisant, surtout en France. Pour moi, c’est avant tout un choix de ne pas manger de viande ni de poissons ni de fruits de mer. Conséquence, çà s’appelle « être végétarien ». Je ne recherche pas un titre: la bidoche, la poiscaille, et les effluves de marée basse ne passent pas par moi, c’est tout. Laissez-moi mastiquer mon tofu en paix! Si vous mangez autre chose, c’est votre choix, vous êtes un adulte. Je n’impose mes choix à personne, donc vous faites comme vous voulez. Chacun ses opinions.
 
Par exemple: d’aussi loin que je m’en souvienne, j’ai été opposée à la chasse et à la corrida… Et là, je me retrouve ACCUSEE… d’être citadine, loin des réalités de la campagne, bla bla bla. Sauf que… et bien j’ai grandi dans des coins reculés et même dans le Sud de la France, pas très loin des bastions de la Corrida. Mon propre grand-père était chasseur. Mais quand on n’a pas grand chose à manger, je peux le comprendre. Dans la France de 2015, franchement, a-t-on besoin de chasser? Dans la France de 2015, franchement, comment peut-on apprécier la mise à mort d’animaux même pas nuisibles? J’ai récemment appris qu’il y avait des combats de coq en France, organisés tout à fait légalement, au nom de la tradition… Encore une fois: dans la France de 2015, franchement, pourquoi se délecter de la mise à mort d’animaux de basse-cour?
 
Des relents de machisme (genre, çà alors, une femme peut avoir ses propres opinions???), de mépris (« la viande, çà rend fort », enfin, çà fortifie surtout les producteurs de viande et la branche d’activité), voilà ce que l’on vit dans la France de 2015, et dans des milieux plutôt favorisés. Je n’ose pas imaginer ce que je vivrais dans des couches plus populaires.
Alimentation

Tentations vegan

Je pense que mon régime végétarien va de plus en plus s’orienter vers le végétalisme, même si je m’aménage des options ovo-lacto-végétariennes en dehors de chez moi.

J’envisage clairement de me passer de laitages et d’œufs chez moi. Mais garder une vie sociale et conviviale est déjà un challenge quand on se passe de viande et de poisson, alors ne rajoutons pas de contraintes plus fortes. Pourtant, c’est comme l’alcool, on peut passer des bons moments sans. Barbecue végétarien, çà en fait tiquer plus d’un. Déjà, à titre personnel, je n’ai jamais été fan de barbecue, je trouve çà dangereux, d’une part. Et d’autre part, c’est souvent une cuisson mal utilisée, avec des graisses cramées, bref, c’est pas très « healthy ».

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En ce qui concerne les autres produits animaux, j’avoue que je culpabilise de plus en plus sur le cuir. La laine, curieusement, me pose moins problème : ce n’est jamais qu’une épilation de moutons ou de chèvres, pratique par ailleurs humaine. La laine n’est pas prélevée sur des cadavres.

Mais le cuir (la peau d’animaux morts), je commence à ne plus supporter. Moi et ma collection de sacs en cuir. Pour relativiser, je me disais qu’il y avait une cohérence entre le fait de manger des animaux et d’utiliser leurs peaux. Après tout, c’est écologique, de se servir de parties non comestibles, qui sont, en quelque sorte des résidus de nourriture. Mais dans la même cohérence de s’opposer à la souffrance animale et à l’élevage de ces mêmes animaux pour la consommation humaine, je ne peux plus donc approuver l’exploitation de peaux de cadavres d’animaux, à moins que ce soit des vaches qui meurent de vieillesse, après 20 ans de bonheur bovin à paître en plein air. Autant dire que ça n’existe pas.

A compter de ce jour, je renonce donc à l’achat de sacs en vrai cuir. Je ne vais pas jeter les miens au feu pour autant. Je les ai, ils sont là, autant qu’ils servent. J’ai horreur du gâchis. Néanmoins, j’ai désormais l’image d’un animal qui souffre qui apparaît quand j’utilise du cuir. Je vais peut-être m’en séparer de quelques-uns.

Pour les chaussures, ce sera plus compliqué à changer. Les succédanés de cuir ne sont pas très satisfaisants. Mais je vais m’appliquer. Et je vais faire des économies, c’est sûr, vu le prix du cuir!