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Mon rêve d’un coin de vert

Voilà des années que je me pose la question d’avoir une résidence secondaire. C’est clairement un luxe pour une célibataire. Je n’ai pas toujours vécu dans un « grand » appartement et même si je suis adepte du minimalisme, les confinements successifs n’ont fait que révéler mon besoin d’espace. Je m’étais imaginée louer en région parisienne et devenir propriétaire en Normandie (j’ai vécu au Havre il y a quelques années et j’adore cette ville). Et puis, j’ai finalement migré à Dublin, capitale qui allie les bienfaits de la ville et de la campagne et qui n’est pas très urbanisée. Je suis nostalgique de mon mode de vie bien plus relax et moins pollué que dans la métropole parisienne. Si j’y trouve un job, j’y retourne au galop, mais le contexte actuel n’y est clairement pas favorable. Je me suis fixée un objectif d’être à Paris pour les jeux olympiques de 2024, donc je ne bougerai pas d’ici là.

Ma carrière m’impose de résider en région parisienne (ma situation a à peine changé depuis la rédaction de mon article en 2016, j’ai juste fait un aller-retour en Irlande, projet évoqué en 2016 et concrétisé en 2017, retour en France courant 2019, un peu à contrecoeur) mais j’aspire à un peu plus de sérénité. Pour l’instant, je navigue entre bureau et télétravail et ça me convient. Mais l’avantage du télétravail est qu’on peut le pratiquer ailleurs que dans un appartement francilien. J’apprécie de débuter ma semaine par une journée sans bureau, ça fait débuter mon intense semaine en douceur.

Je rêve toujours d’une petite maison, avec un bout de terrain et peut-être même avec un accès à la rivière. Orlane, qui anime la chaîne « Libre et Sauvage » a pris le temps de la réflexion pour se lancer dans ce projet et elle l’a vraiment fait !

Je suis réaliste, partager mon temps entre la ville et la campagne est clairement une émanation de mon « fantasy self » mais j’aime imaginer la concrétisation de ce projet, cela me donne un os à ronger, une perspective à attendre, bref, un truc concret à faire.

Pourquoi avoir une résidence secondaire?

  • Avoir un « refuge » pour supporter les aléas de l’existence.
  • Avoir de l’espace et du bon air à respirer
  • Avoir accès à des bons produits: locaux, de saison, frais, abordables
  • Rythmer mon existence d’escapades au vert et me faire de nouveaux souvenirs
Photo de JACK REDGATE sur Pexels.com

Les contraintes?

  • A l’achat? Les mêmes qu’un achat de résidence principale: se fader la recherche, les agents immobiliers, le courtier, les banques, le notaire, payer des frais, encore et encore.
  • Les trajets: En train, il faut aller jusqu’à la gare et gérer les incidents possibles, être tributaire du bon vouloir de la SNCF. En voiture, il faut s’occuper de toutes ces joyeusetés : l’essence, l’entretien, le péage, les bouchons, la fatigue de la route, les aléas des pannes, au prix de la liberté de mouvement.
  • Les frais: abonnement Internet, EDF, eau, assurance, taxe foncière, taxe d’habitation, entretien, copro, le cas échéant. Il faut tout prévoir en double, ce qui génère des frais non-négligeables… A l’achat, il y a des biens peu chers, si on est prêts à faire 2 heures de route. Le budget rénovations peut néanmoins être rédhibitoire, en plus des frais courants.
  • La sortie: compte tenu de ma bougeotte, je sais bien que ce projet m’occupera dans les 5 ans. Et ensuite? Que se passera-t-il? Je risque de revendre cette résidence et potentiellement de faire une moins-value, voire de mettre des mois à vendre… Comment savoir? et que faire du contenu de la résidence secondaire?
  • Les gens sur place : pour avoir vécu dans des petites villes, je sais ce qu’est l’ostracisme. Je n’ai pas l’aspiration de me faire des amis sur place, nous serions trop différents, ou alors je pourrais nouer des relations avec d’autres résidents secondaires. Aucune envie de croiser des chasseurs. Et pas envie non plus de faire partie des commérages.

Ma décision: aujourd’hui, ce n’est clairement pas ma priorité. Je ne suis pas prête à m’investir émotionnellement dans ce projet. Mon achat de résidence principale est ma préoccupation première. Peut-être que cela changera à l’avenir, rapidement, d’ailleurs…

Ma solution court terme? Et bien: profiter de ce que j’ai déjà! j’habite à 100 mètres de la forêt de Meudon. J’entends déjà les oiseaux chanter le matin, pour un peu que je laisse télé et radio éteintes. Ce n’est pas si compliqué de faire comme Orlane (pour le ragondin, ça va être difficile de trouver un substitut) avec les moyens du bord.

Je n’envisage pas de bouger ma résidence principale au vert pour l’instant. J’ai bien trop conscience des difficultés d’intégration que les néo-ruraux rencontrent. Je déteste passer mon temps le cul dans une voiture, je déteste les chasseurs, je n’ai aucune sympathie pour les gens fermés d’esprit… J’aime avoir des médecins, des théâtres, des universités, des aéroports à proximité. C’est ce qui fait mon confort de vie, encore plus que de manger local.

Et vous, une résidence secondaire pour faire un break de la ville, ça vous tente?

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Regarder les objets du passé

Depuis 2014 et mon déclic minimaliste, j’en ai viré des choses et des choses, que ce soit des vêtements, des livres et autres produits culturels ou encore des bidules de cuisine.

J’ai donné, vendu, recyclé ou jeté jusqu’au plus soif, bien aidée par non pas un mais deux déménagements internationaux vers une île puis vers le continent.

Photo de Edward Jenner sur Pexels.com

J’ai parfois gardé des clichés de ce qui a quitté ma vie et je suis fière de ce que j’ai accompli dans le domaine. La lutte contre le bazar est constante, comme celle contre la junk food. Après tous ces challenges minimalistes, est-ce que je regrette des objets dont je me suis séparée? Dans l’écrasante majorité des cas: non! et si j’ai eu un regret, j’ai toujours trouvé un objet similaire.

J’essaye de ne plus garder des choses pour des très hypothétiques « au cas où », mais les tentations sont présentes partout, tout le temps. Il est rare qu’un nouvel objet résolve un de mes « problèmes ». Généralement il en crée un immédiat: son stockage, puis sa maintenance et finalement, sa fin de vie.

Bref, mon album photos des objets du passé ne me rend jamais nostalgique. Je me fais plutôt des remarques sur le fait que je ne me rappelais plus que j’avais tel ou tel objet chez moi et que je vis sans depuis des années sans que mon confort de vie n’en ait pati.

On n’a vraiment pas besoin de grand chose pour vivre, c’est évident. L’accumulation d’objets me semble aujourd’hui pathologique, une idée du passé. A quoi bon vivre dans une armoire géante?

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Finalement, j’achète !

J’ai cédé au dogme de la finance personnelle. J’ai vraiment hésité et j’ai bien failli abandonner le projet, mais j’ai finalement trouvé le bon compromis entre ménager mon compte en banque et avoir un toit sur la tête.

Entendons-nous bien : j’habite en région parisienne, où le prix de l’immobilier est proportionnel à la distance avec Paris. Vivre intra muros est un luxe dont je me passe. À 11000€ le mètre carré à l’achat et à 30€ mensuel le mètre carré à la location, je n’ai les moyens de vivre que dans un tout petit deux-pièces. J’ai dépassé les quarante ans, et même si j’ai des inclinations minimalistes, je souhaite vivre dans plus d’espace qu’un 35 mètres carrés au septième étage sans ascenseur.

J’ai pris mes aises dans mes cinquante mètres configurés en trois pièces. J’aime ma chambre séparée, j’aime mon bureau dont je ferme la porte le soir, bien à part de mon espace de détente, même si je ne suis pas fan de cuisine ouverte (les odeurs qui s’incrustent, le désordre apparent, le gras qui s’infiltre partout, pourquoi mes contemporains aiment-ils autant les cuisines ouvertes? Mystère).

Donc j’ai orienté ma recherche dans des communes desservies en transport en commun pratiques pour moi : en tram. J’abandonne le 92 et je migre dans le 95. Une page se tourne, une autre.

Finalement, il se passe quand même deux ou trois trucs dans ma vie

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Le challenge minimaliste de mars et avril 2021: vaincre la paperasse

Les challenges de janvier et février 2021 ont été très gentillets. Il est temps désormais que j’affronte ma bête noire: les papiers !

De toutes les tâches qu’un adulte se doit d’accomplir, c’est celle que je déteste le plus. Je préfère faire les vitres plutôt que de m’attaquer au rangement de mes papiers. Certes, la digitalisation croissante m’a grandement soulagée de ce fardeau (mes classeurs d’extraits de compte papier ne me manquent pas) mais j’ai encore de la paperasse à gérer, de façon physique et numérique.

Le challenge est si grand pour moi que je vais y consacrer 2 mois : trier les papiers, numériser et ranger ce qui doit l’être et détruire ce dont je n’ai pas besoin.

Pas mes classeurs. Peut on rêver de classeurs?

J’imagine que je ne suis pas la seule personne à détester m’occuper de ma paperasse. Heureusement pour moi, je suis globalement à jour de ce que je dois faire, je gère beaucoup par prélèvement et j’évite les découverts. Mais je rechigne toujours à m’occuper de mes papiers. Je préfère changer la litière des chats, laver les draps, faire deux heures de meal prep, plutôt que de ranger ces fichus papiers.

Et vous, quelle est votre bête noire en tant qu’adulte ?

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Accepter qu’il ne se passe rien de palpitant

La détox aux réseaux sociaux est plus compliquée que ce que j’imaginais. Pourtant, j’ai bien compris qu’ils ne me servaient pas à grand chose. En tout cas, depuis le premier confinement, je n’ai pas eu grand chose de palpitant à partager et je n’ai rien vu de stupéfiant non plus chez les autres.

Les gens heureux n’ont pas d’histoire… Paraît-il. D’un autre côté, les douze derniers mois n’ont pas été riches en termes de calendrier social. Merci le Covid, Les confinements, couvre-feu et autres fermetures des frontières…

J’aimerais tellement vivre de nouvelles expériences, aventures, faire de nouveaux voyages, pas trop loin de chez moi, rencontrer de nouvelles personnes. Mais le retour de cette « vie d’avant » n’est pas pour bientôt.

Je n’ai même pas tenté de reporter à mai 2021 le voyage au Japon que j’avais réservé pour mai 2020. Ce n’est même pas dit que les Jeux olympiques de Tokyo se tiennent cet été… Pourquoi faire des plans sur la comète ? Mes prochaines vacances seront en France, assurément. Je ne vais pas prendre l’avion avant un sacré bout de temps. Mon passeport expire cette année et je ne suis pas pressée de le renouveler.

Bref, j’accepte qu’il ne se passe rien d’exceptionnel dans ma petite vie. Je laisse l’exceptionnel à la situation qui nous entoure.

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Comme une irrépressible angoisse

Voilà des mois que j’ai en tête d’acheter un appartement en France. J’ai même déjà visité une douzaine d’appartements en y sacrifiant des samedis entiers et en marchant des heures et des heures, parfois dans le froid et sous la pluie, car on est en plein hiver… de la motivation, j’en avais!

Photo de George Becker sur Pexels.com

Et puis, la recherche s’est enlisée. J’ai eu des problèmes de capacité de financement, une suite de visites très décevantes. Les prix sont élevés, les biens de médiocre qualité, le cadre de vie bétonné et bruyant. J’ai beaucoup de mal à avoir un coup de coeur et à me décider.

Je me suis toujours dit que si j’hésitais à prendre une décision, c’est que la réponse est « NON »!

Au fond de moi, je crois que ne suis pas prête à m’engager. Acheter un appartement signifie s’ancrer pour 5 ans minimum au même endroit, et je ne parviens pas à le faire. J’ai (encore) des envies d’ailleurs et pas envie de m’installer durablement quelque part. Ces dix derniers mois avec une vie sociale réduite à néant m’ont fait réaliser que ce que j’aimais à Paris était bien fugace. Plus de spectacles, de vie culturelle, de restaurants, pas d’amis à voir. Franchement, quelle était la différence entre Paris et Aurillac ces 10 derniers mois, à part le prix du loyer?

Je pense que je me sentirai mieux à l’écart du tumulte francilien, dans un endroit moins cher, avec une meilleure qualité de vie, plus d’oxygène mais avec des retours réguliers dans la capitale. Je ne veux pas me ruiner pour un appartement. J’aime trop la sécurité de mon compte en banque bien garni. Si j’économise encore quelques années, je pourrais m’acheter un appartement cash et songer à ma retraite anticipée, en Province.

Pourquoi pas m’installer en Normandie? Vernon n’est pas si loin. Ou alors demander une mutation dans l’Est? Le climat n’est pas optimum, mais les gens sont sympas. Tant que je ne suis pas loin d’un aéroport et d’une gare TGV, je crois que je peux être heureuse partout.

Et vous, ça vous angoisse d’investir dans votre résidence principale?

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Challenge de janvier 2021: du désencombrement dans la cuisine

Je plaide coupable de maximalisme dans la cuisine. Carrément. Après m’être attaquée à la nourriture, entreposée en bien trop grande quantité pour ma famille d’une personne et deux chats, il est temps de vider les placards hors nourriture et de faire du tri. Et d’en profiter pour faire le vide! Sus aux doublons et ustensiles inutiles !

J’ai vidé 2 tiroirs dans une caisse de « quarantaine »

J’ai une batterie de casseroles et d’ustensiles comme si j’étais à la tête d’une famille nombreuse. Pour moi, il est temps de rationaliser tout ça. Donc, un petit tri façon #konmari, par catégorie, s’impose.

9 bacs à glaçons, 6 fouets, 7 louches et grandes cuillères… Trop, c’est trop !

Depuis 18 mois que je suis revenue en France, ayant abandonné bon nombre de mes équipements à Dublin, j’ai laissé s’accumuler beaucoup trop de choses par rapport à mes besoins réels. Certes, j’ai eu envie de me rééquiper de mes essentiels. Mais pour autant, avoir trop d’objets ne me sert pas vraiment, ça m’empêche de voir ce que j’ai vraiment dans les placards et tiroirs. J’ai parfois du mal à remettre la main sur un objet utile. Et il m’arrive de le remplacer. Quel gâchis…

Du bazar, j’en ai, c’est certain !
Ma collection de spatules, avant le tri

Que faire de mon butin? Est-ce que j’arriverais à en tirer un bon prix, afin d’alimenter ma cagnotte Garde-robe? Ou alors, je donne tout à la ressourcerie de ma rue? Honnêtement, il y a de quoi équiper correctement quelqu’un avec tout mon surplus.

La réponse au bilan de ce mois de désencombrement « cuisine »! Et vous, avez-vous besoin de faire du vide dans votre équipement de cuisine ?

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2020, année de challenges !

Bilan de cette année étrange, où j’ai changé de dizaine : il y a des projets que j’ai réalisés et d’autres non. On ne va pas reparler en long, en large et en travers de la pandémie globale que le monde a connue. On ne va pas non plus gloser sur le fameux « monde d’après ». Je n’y crois pas vraiment. Je n’ai vu personne autour de moi changer radicalement de vie. De mon côté, je poursuis mon cheminement vers une vie plus simple et plus riche.

Il y a eu des projets minimalistes : le « no buy » des vacances d’été, en octobre, en novembre et un défi cagnotte. Et des réflexions sur la gestion de garde-robe et la perte de poids, coincées entre deux confinements, celui du printemps et celui de l’automne. Aurons-nous un troisième confinement? C’est prévisible, je dirais. Mais le second était bien moins anxiogène pour moi. J’ai surtout intensifié le télétravail et conscieusement préparé mes attestations de sortie. C’est ma vie sociale qui en a pris un sacré coup, cette année: pas de spectacles, cinés, restaurants et autres musées à ma disposition. Je me prépare à une orgie de sorties quand la situation se sera améliorée, c’est certain!

Photo de Shiva Smyth sur Pexels.com

J’ai essayé d’acheter ma résidence principale en 2020 et je n’ai pas concrétisé ce projet. Je veux vraiment commencer 2021 avec ça. Même avec tout ce blabla sur les Parisiens qui ont fui en province pour se « confiner » au grand air, je peux vous dire que le marché de l’immobilier n’a pas vraiment bougé. Même s’ils apprécient la pureté de l’air provincial (et je les comprends!), ces mêmes personnes ne sont pas prêtes à lâcher la vie culturelle (virtuelle en ce moment) ni les opportunités professionnelles du marché francilien. Oui, le transport et le logement sont problématiques en région parisienne, mais il y a quand même une certaine qualité de vie/ on peut y vivre sans voiture, on a l’anonymat des grandes villes et des opportunités d’apprentissage et de développement comme nulle part ailleurs. Personnellement, je fantasme sur un coin de vert à moi, c’est sûr, mais j’aurais du mal à y vivre de façon permanente. Le télétravail 5 jours par semaine pose 2 principaux problèmes, selon moi: l’isolement à court terme et le manque de connections pour développer sa carrière à long terme. Il faut être arrivé à son pic de carrière et ne plus avoir d’ambition pour adopter ce style de vie de façons permanente. #Myopinion.

Des résolutions pour l’année qui vient? Pas vraiment. Investir dans ma résidence principale en France, m’installer durablement quelque part, rationaliser les stocks, perdre du poids et améliorer ma santé, ce sont mes priorités plus que mes résolutions.

Et vous, avez-vous aimé 2020? Comment s’annonce 2021 de votre côté?

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Le break de Noël, ce moment idéal pour se recentrer sur soi

Cette année 2020 ne s’est pas déroulée comme on l’imaginait, c’est le moins qu’on puisse dire. Je pense que pour la terre entière, il y a un avant et un après. On a tous découvert nos fragilités, on a fait le tri dans nos amis, on a appris à se passer d’une vie sociale « in real life », on a compris ce qui était important pour nous en tant qu’individu.

A titre personnel, je pense que j’ai beaucoup « grandi ». Certes, j’ai atteint le cap de la quarantaine cette année, mais l’âge n’est qu’un nombre, pas un indicateur de maturité.

Photo de Akil Mazumder sur Pexels.com

Mes projets ont changé, mes priorités aussi. Je suis toujours passionnée par mon métier, mais l’exercer aussi intensivement à mon domicile n »était pas ce à quoi je m’attendais. J’ai découvert que je pouvais faire des journées productives de chez moi, mais surtout que j’avais besoin d’un espace à part pour ne pas péter un câble. L’appartement que j’ai loué à la va-vite en rentrant d’Irlande avec sa configuration en 3 pièces m’a quelque part sauvé la vie et préservé ma santé mentale. Certes, il n’a pas d’extérieur, mais qu’est-ce que ça fait du bien de fermer la porte sur mon travail et de ne pas mélanger mon espace de vie et mon bureau. Je ne pourrais plus me passer de cet espace séparé. C’est devenu un critère non-négociable dans ma recherche d’achat immobilier (je ne désespère pas d’aboutir en 2021).

Pour cette pause de Noël, que j’ai souvent délaissée pour un break hivernal au soleil (cette année, c’est mort, pas de voyage sous les Tropiques), j’ai décidé de passer du temps sur mon blog. Relire des vieux articles, corriger les fautes et optimiser leur lisibilité (pas simple quand on passe d’une plateforme à une autre), avoir de l’inspiration pour des futurs articles, faire des liens entre eux, mettre à jour les étiquettes, les mots-clés… Il y a beaucoup de choses à faire pour l’améliorer. J’ai été très étonnée de voir sa fréquentation exploser en ce mois de décembre 2020 (plus de 100 visites! à mon échelle, c’est l’Himalaya), puisque j’ai écrit très peu de nouveaux articles. Je pense que c’est mon activité sur les réseaux sociaux qui a drainé quelques nouveaux lecteurs. Bienvenue à vous! J’espère que mon contenu vous intéresse.

J’ai toujours considéré ce blog comme mon petit jardin secret, mon support pour écrire puisque mon rêve d’enfant était de devenir écrivain. Je ne crois pas avoir donné son adresse à un seul de mes proches. Ils pourraient le retrouver entre mon Facebook, l’Instagram de mes chats et mon Instagram perso, mais je ne sais pas s’ils ont suivi le chemin. Ce n’est pas si grave. Je ne partage pas des choses particulièrement confidentielles. Parfois des choses intimes, comme ma série sur les régimes, qui me demande pas mal de travail et que je n’ai d’ailleurs pas finalisée, encore un autre de mes projets pour 2021.

En résumé, je vais « bosser » entre ces pages, afin de réaliser toutes mes envies bloguesques. Je pourrais peut-être passer à une version payante et commencer à monétiser. Je ne sais pas encore. On verra.

Et vous, faites-vous une pause de fin d’année? Si oui, à quelle(s) activité(s) vous consacrerez-vous?

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La femme Prosecco, et moi?

Cet article du Guardian m’a fait réfléchir, en ces temps de cadeau obligatoire. Voilà des années que je ne fais plus de cadeau et que, surtout, je demande à ne pas en recevoir ! Pas besoin de grand chose, horreur du bazar qui traîne, cadeau à côté de la plaque… J’en ai déjà parlé .

Dans cet article, pour ceux qui ne comprendraient pas l’anglais, l’auteure constate qu’elle reçoit des cadeaux sur le thème du Prosecco, ce vin italien, plus abordable que le champagne : bouteilles, t-shirts, mugs… Elle se demande si finalement, « Prosecco » n’est pas devenu un type de personnalité, sa personnalité. Évidemment que non, mais elle vient de réaliser que ces proches connaissent d’elle, c’est son goût pour ce vin, mais pas vraiment grand chose d’autre. Aïe.

Voilà des années que les cartes qu’on m’adresse des cartes à thème »chat », donc je comprends ce qu’elle peut ressentir. Bien sûr, j’adore les félins, mais pour autant, j’aime bien d’autres choses dans la vie: l’art contemporain, le théâtre, la musique latino, la salsa, les voyages etc. Mais finalement, ce que mes « proches » retiennent de ma personnalité, c’est que je suis une « crazy cat lady ».

C’est dur de se le prendre en pleine face, mais force est de constater que mes goûts et ma personnalité ne doivent pas transparaître plus que ça… Encore une fois, je ne souhaite pas de cadeau. C’est juste que ça m’embête d’être perçue uniquement sous le prisme de mon amour pour les chats, je suis tellement plus que çà!

Et vous, recevez-vous des cadeaux et cartes sur le même thème ? Êtes vous plutôt chats ou Prosecco?

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L’amitié, j’y crois ou pas ?

La youtubeuse Laurette a publié récemment une vidéo proclamant qu’elle ne croyait plus en l’amitié suite à des relations amicales s’étant révélées toxiques.

Cela m’a interrogée. Voilà des années que je me sens très seule (je ne suis pas proche de ma famille ni géographiquement ni émotionnellement) et que je me fais assez peu d’amis. Moi aussi, j’ai eu des déceptions amicales, des personnes qui se sont « servi » de moi et qui m’ont traitée mal, le genre de relation unilatérale où une seule partie fait des efforts. L’avantage de l’âge et de l’expérience, c’est que maintenant je repère très vite les mauvais comportements et que je ne les accepte ni ne les excuse plus. Évidemment, cela n’a pas arrangé ma solitude, mais cela m’a épargné pas mal de « drama » et de perte de temps. Pour moi, un véritable ami ne se force pas, et ne force pas, on s’inclut sans effort dans nos vies.

Pour certains, le premier confinement a été une prise de conscience de qui comptait dans leur vie: ceux qui nous ont contactés, ou pas, ceux qu’on a contactés, ou pas. L’ambiance de fin du monde nous a mis face à nos fragilités. Je dois que j’ai été surprise de mes interactions à l’époque : des personnes devenues lointaines se sont manifestées. D’autres censées être plus proches n’ont pas battu un cil. Les faits ne mentent pas. Depuis que j’ai enlevé ma date de naissance de Facebook, seuls mes vrais proches pensent à moi le jour de mon anniversaire.

Mais, en fait, bien avant le confinement, c’est mon incursion à l’étranger qui a été, pour moi, révélatrice de la solidité de mes relations interpersonnelles. Je savais déjà que les « expatriés » se retrouvaient en décalage avec ceux restés au pays, en plus des difficultés naturelles pour se lier avec les locaux. J’avais conscience que mes amis « d’avant » ne s’intéresseraient probablement pas à ce que je vivais à l’étranger. Je n’ai pas été déçue du voyage, sans jeu de mot foireux… Ils n’en avaient rien à cirer !

Mes amies les plus proches venaient de mon école de commerce. On s’est éloigné dès qu’elles se sont mises en couple et elles ont carrément disparu quand elles ont eu des gosses. Et les rares occasions où elles se libéraient de leurs contraintes familiales, en prévoyant les choses des mois à l’avance, elles ne parlaient que de ça. Comme si elles n’étaient plus des êtres humains, mais uniquement des « mères ».

A un moment, je n’ai plus voulu faire l’effort d’aller les voir, car c’était toujours à moi de m’adapter. Honnêtement, nous n’étions plus sur la même planète. Je ne suis pas sûre qu’elles aient réalisé à quel point j’évitais, en plus, de croiser leur progéniture. Les enfants ne m’intéressent pas. Vraiment pas. Je ne les trouve pas « mignons », ni « adorables ». Aucun atome crochu. Passé la visite de politesse au nouveau-né, je fais en sorte de ne pas les recroiser. Je m’en porte très bien. Moi je préfère les animaux. J’irais volontiers voir le chat d’une amie, mais elles n’en ont pas.

Parfois, j’ai ressenti une certaine pression, comme si je devais montrer que je les enviais. Je sais reconnaître le chantage affectif, ma mère me l’a montré sous toutes les coutures. Clairement, je ne me vois pas jouer la comédie. J’ai beaucoup de défauts, mais je ne suis pas une hypocrite. Perso, je ne suis pas jalouse de leur vie. J’aime la mienne comme elle est. C’est fou que mes amies ne semblent pas comprendre que je suis amie avec elles, pas avec leur mari ni leurs enfants. Mais elles ont été absorbées par des entités plus grandes qu’elles, elles n’arrivent plus à dire « je », elles disent toujours « on » ou « nous ».

Je suis tellement indifférente aux enfants que je me désabonne des instagrameuses que j’aime bien dès qu’elles annoncent leur grossesse. Parce qu’après, ça ne cause que biberons et caca et prise de conscience écologique blablabla. Avec des photos de leurs enfants, mais toujours de dos. On peut se soucier de la planète sans avoir d’enfant. Et probablement, en faire n’est pas bon pour la planète. Anyway.

Le visage de l’enfant est sacré, on ne le montre pas sur Facebook, mais on en abuse sur Whatsapp

Comme à un moment, mes amies en ont quand même un peu marre du huis-clos avec leur conjoint et leurs gamins, a germé l’idée d’un week-end annuel sans eux, entre « filles ». On avait déjà toutes plus de 30 ans, mais on est apparemment restées des « filles ». Bref. Des mois de discussions pour décider de la date, de la destination, du programme. Le premier était sympa (l’attrait de la nouveauté), même s’il y a eu des incidents, comme ce restaurant alsacien avec un buffet à 40€ sans aucune option végétarienne. Et en plus, c’était dégueulasse. Je m’en suis émue, mais zéro solidarité avec moi. Zéro compréhension. C’était ma première année de végétarisme alors j’ai laissé couler, mais j’ai encore ce repas, et surtout les remarques mesquines d’une de mes amies, en travers de la gorge. L’autre surprise quand une d’entre nous nous impose de payer pour une autre sans nous prévenir avant. Toujours la même, tiens, tiens.

Ça semble leur faire plaisir, d’éviter leur mec et leurs gosses pendant tout un week-end, une fois par an. Et pourtant qu’est-ce qu’elles ont pu me bassiner avec leurs désirs de couple et de famille ! Bref, cette histoire de weekend en meute, ça a l’air d’être fun pour elles, mais pas pour moi: il faut payer des activités qui ne me plaisent pas, on est les unes sur les autres. Pas franchement une partie de plaisir. Je ne compte plus les fois où nous avons fait des activités différentes car on n’était pas d’accord. C’est quoi l’intérêt d’un weekend ensemble pour in fine passer ce temps séparément? Autant se faire une soirée restau. Pas la peine d’aller à Rome pour se foutre sur la gueule.

WhatsApp, cette application que j’aime et que je déteste à la fois

On reparle de la conversation WhatsApp qu’on a mise en place, à l’occasion justement d’un de ces weekends annuels? C’était au départ sympa d’avoir toutes les cinq le même niveau d’info, et puis, entre jérémiades du dimanche de la célibataire mal dans sa peau et frustrée et photos des galas de danse ou matches de foot des gamins… Même en y glissant des photos de mes chats pour équilibrer, je ne supportais plus les réflexions passives-agressives de l’une (toujours la même) et le peu de soutien des autres. J’ai longuement hésité à quitter la conversation. J’ai commencé par la mettre en muet, pour ne la regarder que quand j’étais disposée à lire les échanges. Et puis, après des partages de photos des gosses un peu trop « in your face », je l’ai quittée. Sans l’annoncer ni l’expliquer. Ce Whatsapp était devenu un Facebook, mais avec obligation de regarder les photos, mais de face (sur Facebook, on ne voit que des nuques). Chers parents, si vous me lisez, au bout de la cinquantième photo de dos de vos enfants, posez vous la question: soit vous ne les montrez pas du tout, et ça se respecte comme décision, soit vous les montrez de face, car ça sert à quoi de les montrer de dos, si çà se trouve ce sont les enfants du voisin! Voilà voilà.

Pas sûr qu’elles aient compris mes motivations pour m’autoexclure du clan. Aujourd’hui, de ce groupe, seule une de mes « amies » me demande régulièrement de mes nouvelles. Voilà. C’est dit. Elle a un job, un mari et des gosses et elle arrive quand même à m’envoyer des messages de temps en temps. Donc quand on veut, on peut. Sur les 3 autres, il y en a une que je suis allée voir après son accouchement (son troisième à près de quarante ans) et les deux autres que je n’ai pas vues depuis deux ans. Toutes les excuses sont bonnes pour ne pas les croiser. Merci les grèves, le confinement etc. Je maintiens l’illusion que nous sommes amies. Mais je n’ai plus envie d’être leur amie. Je vais peut-être le matérialiser sur Facebook. Vu le peu que nous interagissons, elles ne le remarqueront pas. Et comme elles ne postent rien, je ne verrai pas non plus de différence. Win win!

Photo de Helena Lopes sur Pexels.com

Heureusement, j’ai quand même d’autres amis, issus de ma scolarité, de mes cours de théâtre, rencontrés en vacances… Des amis Facebook, quoi. Sinon, plus proches de moi, j’ai mes amis de formation continue et de l’étranger, car nos expériences communes nous ont rapprochés. Nous nous comprenons bien mieux qu’avec mes ex-amies. Je ne me force pas, et c’est agréable!

Alors, aujourd’hui, est-ce que je crois à l’amitié ? En fait, pas tant que ça. J’ai drastiquement revu mes attentes à la baisse : une sortie au spectacle ou au restaurant de temps à autre, mais jamais je n’établis mon emploi du temps sur celui de mes « amis ».

Et vous, avez-vous de vrais amis ? Trouvez-vous facile de vous faire de nouveaux amis ? Quelle place prennent vos amis dans votre vie?

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Puisqu’on reconfine en France

Je vais aborder ces prochaines semaines avec un état d’esprit différent du premier confinement, qui m’avait procuré beaucoup d’anxiété, surtout parce qu’on n’avait aucune idée de combien de temps il durerait ni s’il serait efficace pour enrayer la pandémie. J’avais fini par me faire à l’idée de télétravailler de façon plus intense et cela ne s’est pas si mal passé que çà.

Est ce que je vais me lancer dans des chantiers particuliers? En fait, j’en ai un peu marre des injonctions à la productivité. Je revendique le laisser-aller comme loisir à part entière. Le temps que je donne à Corporate America en échange d’un salaire confortable se doit d’être productif. Ce qui se passe en dehors, non.

Besoin de chill, en fait

Donc, la culture du levain ne passera pas par moi, ni l’apprentissage du ukulélé. Je ne me lancerais pas non plus dans la lecture de la Recherche ni dans l’intégrale de « Game of Thrones« . Je vais me foute la paix sur les « performances ».

En revanche, je continue ma leçon quotidienne d’italien exécutée sur Duolingo. Ça fait partie de ma routine maintenant. Déjà une série de 195 jours d’apprentissage ! Je suis tellement faire de moi! J’avais fait 3 ans de cours en présentiel de 2011 à 2014 et je n’avais pas eu l’opportunité d’entretenir mon niveau, faute « d’exposition » à la langue, si ce n’est lors de weekends en Italie. Ces 5 à 10 minutes quotidiennes font du bien à mon moral et représentent un petit rituel réconfortant!

Après le challenge d’octobre, le challenge de novembre est lancé et c’est fort probable que je garde ce rythme pour les prochains mois.

Et vous, avez-vous des projets personnels pour ce nouveau confinement ?

Journal

J’y suis presque !

Alors que mon blog me sert de psychothérapie gratuite (et publique !), je constate que l’augmentation de la cadence des articles me fait du bien. N’ayez crainte, je saisis tout à fait la différence entre aller voir un psychologue et écrire sur un blog. Mais comme le temps et l’envie me manquent pour consulter, j’aime autant ordonner mes pensées sur ce carnet électronique. J’aime relire (et parfois corriger) mes anciens articles, car j’ai l’impression que j’ai progressé sur les sujets qui m’intéressent: le minimalisme, la nutrition, la garde-robe et tant d’autres choses.

J’ai presque atteint mes objectifs. Certes, il y a encore du boulot pour la perte de poids, mais pour le reste, on est sur les rails.

Les phases 1, 2, et 4 de la méthode Konmari dont achevées. Je suis encore à la ramasse pour les papiers (ma bête noire) et les objets sentimentaux.

Mon secret pour enfin passer plus de temps à bloguer? Il était dans ma poche: j’utilise désormais mon smartphone de façon plus utile et moins ludique. Plutôt que de scroller Instagram, je rédige un billet de blog où je relis un ancien post. Il y a toujours des fautes de frappe quelque part, même si je suis attentive à mon contenu. Je gère aussi les mots-clés, étiquettes etc.

Coucher mes pensées sur le papier m’apaise. Je matérialise le cheminement de mon esprit et la logique des choses devient limpide: je trouve des solutions !

Et vous, bloguez-vous? Quels sont vos astuces pour le faire rgulièrement?

A la maison, Journal, Minimalisme, Solo living

Le test de la maison de retraite

J’ai coutume de dire que je n’ai pas envie d’être la plus riche du cimetière. Ma philosophie de vie est de profiter de mon argent et ne rien laisser derrière moi. Je n’ai pas d’enfant, et même si j’ai des neveux et nièces, je ne souhaite pas leur léguer quoi que ce soit. J’ai peu de proximité émotionnelle avec eux.

Mon objectif est de gagner suffisamment d’argent pour vivre confortablement, y compris pendant mes vieux jours. Je caresse l’idée de l’indépendance financière depuis quelques années et je me mets en ordre de marche: consommation raisonnée, investissement à long terme dans des projets immobiliers. L’idée est qu’à terme, je n’ai plus aucune dette et que mes revenus locatifs me permettent de ne plus travailler.

En marinière… Pour profiter des bonnes choses de la vie.

Pour autant, je ne veux pas me priver de tout et compter tous mes sous un par un. Nous sommes peu de choses sur cette Terre. Il faut vivre dans le moment présent, ce qui m’est difficile. Je fais partie de cette classe moyenne qui, bien qu’ayant fait des études et ayant une jolie carrière, a la frousse d’être déclassée et de perdre ce qu’elle a gagné en travaillant dur. C’est une anxiété très ancrée en moi et ce n’est pas simple de s’en libérer.

Je viens seulement d’entamer la quarantaine et pourtant je suis assez obsédée par mes « vieux jours ». J’appelle mon appartement en investissement locatif , « ma retraite » parce que je ne crois pas vraiment au système de retraite actuel. Clairement, il sera de moins en moins généreux, malgré tout l’argent que j’aurais mis dedans pendant des décennies.

Je fais partie des « plafonnés », de ceux qui contribuent davantage au système qu’ils n’en bénéficieront jamais. Concrètement, je cotise plus que la moyenne et même si je double mon salaire, ma pension de retraite n’augmentera pas d’un euro. Les contributions d’aujourd’hui paient les pensions d’aujourd’hui et non les miennes dans le futur. Donc je considère que ce sont des taxes.

Bref. Tout ça pour dire qu’au delà de ce constat, je lutte pour vivre de façon minimaliste et ne pas m’encombrer plus que nécessaire. C’est ainsi que j’ai réfléchi à un test pour évaluer mes besoins futurs. J’ai appelé çà le « test de la maison de retraite ».

Parce que, même si on vit dans une villa de 300 mètres carrés, on n’emportera rien au paradis et il est fort probable qu’on finira ses jours dans une maison de retraite, avec pour seul espace de vie une chambre, pas plus. Évidemment, je préférerais mourir chez moi, dans mon sommeil, d’une crise cardiaque. Mais statistiquement, c’est peu probable. Ma génération aura maille à partir avec l’acharnement thérapeutique et nous préférerons sans doute être placés dans un endroit apte à prendre soin de nos vieux corps. D’où la maison de retraite, qui coûte plusieurs milliers d’euros par mois et qui n’est pas finançable avec une simple pension de retraite.

Dès lors que nous serons dans cet espace contraint, on ne pourra conserver que ce qui comptera vraiment pour nous. Les placards ne seront pas aussi vastes que nos logements, nous ne ferons plus la cuisine, nous n’aurons pas d’affaires de sport ni de bagages. Les animaux de compagnie ne seront pas acceptés, donc évitons d’en adopter quand nous serons trop âgés (ou alors des séniors), pour ne pas en faire des orphelins.

J’aime bien le concept du « Swedish death cleaning », cette approche qui consiste à faire le vide de son vivant et de ne pas encombrer ceux qui vivent après nous, c’est pour moi le summum du raffinement et du savoir-vivre. J’aimerais tellement que mes parents comprennent et appliquent ce concept, plutôt que de laisser pourrir leurs possessions entre 3 enfants qui s’en fichent.

J’avance pas à pas vers mon minimalisme et je me trouve bien partie. Si je dois mourir demain, je ne serais pas une charge pour mes héritiers. Il faudrait quand même que je rédige mon testament !

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Mes deux boules de poils

Je suis l’heureuse maîtresse de deux chats:

Lulu est une grande charmeuse.

– Luckie, femelle tigrée de 7 ans, adoptée à 2 ans dans un refuge. Elle a été sauvée d’une situation de »hoarding », une vieille dame ayant recueilli bien trop de chats chez elle (de mémoire, une trentaine dans 60 mètres carrés pour cette dame de plus de 80 ans). Son caractère : très vocale, plutôt collante, elle dort toujours à mes pieds. Elle réclame beaucoup de nourriture et d’attention. Elle est super sociable: aucun problème pour sauter sur les genoux d’un inconnu et de se laisser caresser. Elle aime les balades à l’extérieur et a déjà pris tous les moyens de transport possibles : voiture, bus, métro, ferry, avion… Elle a un caractère dominant et se serait bien contentée de rester chat unique. Son jouet préféré ? Une canne à pêche avec de la peluche pour mordre dedans. Signe particulier : elle adore se faire brosser!

Fifi adorait ce fauteuil.

-Irish Coffee (Fifi, ou « le petit »), mâle noir et blanc (tuxedo) qui a aujourd’hui 2 ans, adopté à 5 mois. Il a été trouvé dans un jardin de la banlieue de Dublin, avec sa portée, à l’âge de 5 semaines puis a été recueilli en famille d’accueil. Je l’ai récupéré à la clinique vétérinaire le jour de sa stérilisation. Il est très craintif et grosso modo asocial. Il s’était caché dans le plafond de ma cuisine pendant 5 jours quand je l’ai ramené chez moi. Il n’aime pas trop les humains, mais adore ses congénères. Il essaye vainement de charmer sa « grande sœur » mais elle le tolère juste. Son jouet préféré? Une canne à pêche flexible à plumes. Il vient même réclamer de jouer avec, alors qu’il est très peu bavard. Il adore aussi chasser les insectes et grimper partout où il peut. Il aime les chaises et l’arbre à chat. En revanche, pas de caresses (même par moi) ni de curiosité vers les inconnus. Il en a peur et va se cacher quand j’ai des invités.

L’estomac est plein.

Pourquoi ai-je une paire de félins ? Quand j’ai adopté Luckie, je vivais dans 36 mètres carrés. Impensable de prendre un second chat pour éviter qu’elle ne s’ennuie. Elle semblait plutôt bien dans ses pattounes, et adorait aller sur mon balcon, de préfèrence dans la jardinière, avec de la terre. Je n’ai pas réussi à y faire pousser quoi que ce soit dedans, mais elle kiffait à fond!

Puis après quelques déménagements, j’ai eu un appartement de 100 mètres carrés où elle a entrepris de détruire toute la moquette. Je sentais bien qu’elle se sentait seule dans ce grand espace quand je n’étais pas là. J’ai donc décidé de contacter une association de protection animale pour lui trouver un compagnon. Et c’est ainsi que j’ai adopté « Smudge », rebaptisé « Irish Coffee », du moins pour l’État civil.

Les débuts ont été plutôt froids. Le petit allait souvent vers elle, mais elle le repoussait systématiquement. Elle a fini par se détendre et même si ce n’est pas le grand amour, ils se tolèrent et se tiennent compagnie. Ils font même litière commune !

Bref, les deux félins ont pris pas mal de place dans mon existence. Mon logement est adapté à leurs besoins en plus des miens.

Certes, cela fait des contraintes, mais leur présence et leur affection me font beaucoup de bien. Voilà dix ans que je vis avec des chats et que j’aime çà !

Vous aimez les félins? Suivez Luckie et Irish Coffee sur Instagram – il s’agit d’un compte dédié. Mon actu est disponible sur un autre compte Instagram: ElodiePeony