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Finalement, j’achète !

J’ai cédé au dogme de la finance personnelle. J’ai vraiment hésité et j’ai bien failli abandonner le projet, mais j’ai finalement trouvé le bon compromis entre ménager mon compte en banque et avoir un toit sur la tête.

Entendons-nous bien : j’habite en région parisienne, où le prix de l’immobilier est proportionnel à la distance avec Paris. Vivre intra muros est un luxe dont je me passe. À 11000€ le mètre carré à l’achat et à 30€ mensuel le mètre carré à la location, je n’ai les moyens de vivre que dans un tout petit deux-pièces. J’ai dépassé les quarante ans, et même si j’ai des inclinations minimalistes, je souhaite vivre dans plus d’espace qu’un 35 mètres carrés au septième étage sans ascenseur.

J’ai pris mes aises dans mes cinquante mètres configurés en trois pièces. J’aime ma chambre séparée, j’aime mon bureau dont je ferme la porte le soir, bien à part de mon espace de détente, même si je ne suis pas fan de cuisine ouverte (les odeurs qui s’incrustent, le désordre apparent, le gras qui s’infiltre partout, pourquoi mes contemporains aiment-ils autant les cuisines ouvertes? Mystère).

Donc j’ai orienté ma recherche dans des communes desservies en transport en commun pratiques pour moi : en tram. J’abandonne le 92 et je migre dans le 95. Une page se tourne, une autre.

Finalement, il se passe quand même deux ou trois trucs dans ma vie

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Le challenge minimaliste de mars et avril 2021: vaincre la paperasse

Les challenges de janvier et février 2021 ont été très gentillets. Il est temps désormais que j’affronte ma bête noire: les papiers !

De toutes les tâches qu’un adulte se doit d’accomplir, c’est celle que je déteste le plus. Je préfère faire les vitres plutôt que de m’attaquer au rangement de mes papiers. Certes, la digitalisation croissante m’a grandement soulagée de ce fardeau (mes classeurs d’extraits de compte papier ne me manquent pas) mais j’ai encore de la paperasse à gérer, de façon physique et numérique.

Le challenge est si grand pour moi que je vais y consacrer 2 mois : trier les papiers, numériser et ranger ce qui doit l’être et détruire ce dont je n’ai pas besoin.

Pas mes classeurs. Peut on rêver de classeurs?

J’imagine que je ne suis pas la seule personne à détester m’occuper de ma paperasse. Heureusement pour moi, je suis globalement à jour de ce que je dois faire, je gère beaucoup par prélèvement et j’évite les découverts. Mais je rechigne toujours à m’occuper de mes papiers. Je préfère changer la litière des chats, laver les draps, faire deux heures de meal prep, plutôt que de ranger ces fichus papiers.

Et vous, quelle est votre bête noire en tant qu’adulte ?

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10 astuces à 0€ pour faire des économies

Toujours dans ma mouvance minimaliste et dans le cadre de mon plan d’économies, je vous présente des astuces qui ne coûtent rien et qui permettent de ne pas dépenser plus que nécessaire!

1- Je garde des emballages pour mes propres envois : je ne parle pas des enveloppes matelassées ou des colis que je reçois, ça je pense qu’on le fait tous. Je mets aussi de côté des emballages divers, tels que ceux de la pâtée des chats, qui sont en carton épais. Super pratique pour mes ventes sur Vinted, plutôt que de les mettre au bac de recyclage. Je garde aussi les emballages en papier des légumes et ceux de la boulangerie pour caler le contenu de mes colis.

2- Je reporte le week-end les vêtements de la semaine, s’ils sont encore propres. Laver trop souvent les vêtements les abîme, alors je préfère en tirer le meilleur parti et allonger leur durée de vie. Cela fait faire des économies de lessive et d’électricité.

3- Je n’achète pas ce qu’il est facile d’emprunter, par exemple des livres. Dans toutes les villes, il y a des bibliothèques gratuites, elles proposent en plus souvent des livres électroniques. Plus besoin de se déplacer pendant les horaires d’ouverture.

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4- J’utilise une banque en ligne sans frais. Pas de frais bancaires mensuels etc. Ma carte Visa Premier me coûte 0€. Certes, Boursorama m’a demandé de laisser 5000€ chez eux, mais c’est très vite rentabilisé. Ils font aussi régulièrement des offres promotionnelles sur leurs différents produits. En 2020, j’ai récupéré 200€ de cashback en plaçant de l’argent sur différents produits que j’utilisais déjà (Assurance vie, Compte d’Épargne Financière Pilotée, Compte titres). Mon code parrainage est ici: Boursorama.

5- Je ne suis pas à découvert. Ça rejoint le point d’avant. Certes, j’ai droit à un découvert sans frais pendant 30 jours, mais je préfère ne pas dépenser de l’argent que je n’ai pas. Ce n’est pas facile pour tout le monde, je sais, mais les agios coûtent une fortune, en pure perte.

6- Je fais des listes: shopping listes + to do listes. J’ai une shopping list pour les courses du quotidien, que je complète dès que je manque de pois chiches ou de flocons d’avoine. J’ai aussi une shopping list pour les vêtements et accessoires. Ma garde-robe est plutôt minimaliste, mais je renouvelle parfois des pièces. Quand quelque chose est depuis trop longtemps sur la liste, je l’enlève : si j’ai vécu sans pendant longtemps, c’est que je peux vivre sans pour toujours.

7- Je prends une gourde d’eau du robinet dès que je pars de chez moi pour quelques heures. Certes, il y a le prix de la gourde, mais on peut aussi recycler un bocal ou une petite bouteille en verre. J’évite ainsi l’achat de boissons hors domicile, qui sont chères et qui laissent derrière des emballages plastiques pas très recyclés.

8- Je récupère les bocaux des produits que j’achète. Pas tous, et je ne les garde pas tous non plus. J’aime bien ceux de la confiture Follain que j’ai ramenée d’Irlande. Je teste différents formats pour voir ce qui convient à mes besoins réels et non à mon fantasy self.

9 – Je compare toujours les prix avant de faire un gros achat, type électronique ou électroménager. Amazon n’est pas systématiquement le plus avantageux : Darty, la Fnac et la Redoute ont aussi des bons deals avec les fabricants.

10- Je fais le tri dans mes amis : exit ceux qui ne tiennent pas compte de mes contraintes et souhaits budgétaires : c’est ainsi que j’ai refusé tous les enterrements de vie de jeune fille, systématiquement organisés à l’autre bout de la France… Transport, hôtels, nourriture, activités, part de la future mariée… Tout çà, ça chiffre. Sans compter le mariage lui-même et l’inévitable cadeau pour les mariés. Sans aller faire comme Carrie Bradshaw et me marier avec moi-même, juste que, pour une fois, on célèbre mes choix de vie et qu’on participe à mes frais de vie à moi, je dis non si cela me semble trop dispendieux.

Très clairement, je ne participerai plus aux « weekends entre filles », qui me coûtent, au delà de l’aspect pécuniaire, une bonne dose de stress et de frustration. Les amitiés vieillissent parfois mal.

Je dois dire que c’est pareil pour les restaurants à plusieurs, je souhaite que le budget associé me convienne. Quitte à se contenter d’un café ou d’un verre plutôt qu’une formule complète. Évidemment, en ce moment, la question ne se pose pas vraiment. Mon budget sorties est à 0€ depuis les confinements, comme pas mal de monde, j’imagine.

Et vous, quelles sont vos astuces à 0€ pour économiser pour ce qui compte vraiment pour vous ?

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« No buy challenge » des vacances

Au gré de mes aventures minimalistes, j’ai déjà bien réduit le contenu de mes placards: vêtements, cosmétiques, maquillage, affaires de sport, livres… J’ai encore du boulot dans ma cuisine (ustensiles/robots/garde-manger) mais je crois que je n’ai jamais eu aussi peu de choses chez moi, sauf peut-être quand j’étais étudiante, et encore, j’avais encore une chambre pleine d’affaires (ne me demandez pas quoi, je n’en ai plus aucune idée) chez mes parents.

Je me suis rendu compte que les vacances ont souvent été l’excuse d’une multitude d’achats: bagages, vêtements, équipements de sport, médicaments etc. S’il est plutôt positif de faire l’inventaire chaque année de ce qui traîne dans ses placards, je me désole de retrouver des choses que je n’utilise qu’en vacances. Je ne parle pas d’un adaptateur pour une norme différente de la France, mais par exemple, de pantalons de randonnée, de sandales pour aller dans l’eau etc.

Partir loin de chez soi et faire des activités non habituelles génèrent des dépenses, c’est certain. Mais avoir des choses qui ne me servent qu’une seule fois dans l’année au maximum m’agace. C’est pourquoi cette année, alors même que les stocks sont au plus bas, j’ai décidé de me lancer ce challenge : ne rien acheter pour les vacances à la montagne. Je ne prévois pas de trek ni de camping, je n’ai donc pas besoin de toute une palanquée d’objets qui ne me serviraient que pour çà.

Pour avoir passé pas mal de temps le nez dans mes placards, traquant le moindre article pouvant alimenter ma cagnotte « nouvelle garde-robe », j’ai confiance en mon intuition. J’avais 6 soutien-gorge de sport : 4 feront très bien l’affaire (et sans doute 2 d’ailleurs). J’avais beaucoup d’affaires que je ne peux plus mettre car j’ai trop grossi: pantalons de randonnée, T-shirts de sport. Ils sont partis sur Vinted, pour une bouchée de pain, mais j’ai moins mauvaise conscience puisqu’ils n’encombrent plus mes tiroirs. Je les avais acheté il y a 10 ans pour la plupart, donc ils ont été plus qu’amortis.

Je vais m’en remettre à ce qui me va aujourd’hui: des caleçons un peu extensibles, des hauts larges. Je ne compte pas conserver ma circonférence actuelle, donc pas d’investissement prévu en garde-robe avant un bon moment (je fais même un petit challenge sur le sujet en ce moment).

J’emmènerai ce que j’ai actuellement dans ma trousse de médicaments (je passe mes vacances en France, il y aura toujours une pharmacie pas loin en cas d’urgence), de toilette (j’ai encore du stock pour tout ce dont j’ai besoin) et autres. A priori, je ne vais pas emmener pléthore de paires de chaussures, ce sera pas mal de choses à usage multiple.

Voyager léger : le top!

J’avoue que mes chaussures de randonnée ne me servent qu’en vacances. Je les ai achetées il y a 3 ans, elles ont encore beaucoup de vie en elles. Je suis également largement équipée en sacs de randonnée et de voyage. Il fut un temps où j’en avais 2 de plus: un qui me faisait mal au dos et un de 38 litres, pour les treks de plusieurs jours. J’ai revendu les deux. Je ne me vois pas faire de trek à l’avenir et je ne conserve pas les choses qui ne me conviennent pas. J’ai donc un sac à dos de randonnée à la journée de chez Decathlon, qui fait une vingtaine de litres et qui m’a coûté une dizaine d’euros. Non seulement je l’embarque en randonnée pendant mes vacances, mais il me sert aussi quand je pars en weekend. Il est léger et pratique, je n’ai besoin de rien d’autre. Je l’ai rentabilisé et je compte l’utiliser le plus longtemps possible.

Et vous, dépensez-vous beaucoup pour ce que vous emmenez en vacances ?

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Les astuces pour vendre sur le net

Vous devenez minimaliste? Frugal? Vous déménagez? Vous devez faire du vide?

Bref, vous êtes dans une phase de désencombrement. Admettons que vous avez identifié des objets encore en bon état et dont vous pensez pouvoir tirer quelques euros. Cela peut être des livres, bibelots, vêtements ou autres meubles. Voire une voiture ou une maison!

J’ai envie de vous dire: tout s’achète et tout se vend sur le net. MAIS vous ne gagnerez sans doute pas autant que ce que vous estimez… prenez bien en compte TOUS les paramètres pour devenir un vendeur heureux.





Ma longue expérience en la matière (+ de 1000 ventes en 13 ans…) m’a donné quelques réflexes pour vendre au mieux sur les différents sites. Mon optique est avant tout de faire du vide et de désencombrer et non pas de faire du profit. Faire du profit en vendant d’occasion est un métier, celui de brocanteur et c’est un métier réglementé.

Première question à se poser: Ai-je du temps à consacrer à des ventes?
Il ne faut pas sous-estimer la charge de travail nécessitée par les ventes.
Une bonne vente nécessite une parfaite information des acheteurs, donc prendre des photos, donner des renseignements sur le produit (ex: les caractéristiques d’un four micro-ondes, les dimensions d’un sac à main etc.) donc la mise en ligne d’un produit prend à elle seule du temps, sans garantie que l’article trouve preneur au prix demandé.

Deuxième question: Ai-je accès à un bon réseau logistique? Quelle est ma zone de chalandise?
Point très important: si vous habitez au fin fond de la campagne, personne ne va se déplacer pour récupérer une chaise ou un vélo. Vous ne pourrez vendre que des objets qui rentrent dans des colis.
Autre point important: si vous habitez loin d’un bureau de poste ou d’un relais colis, êtes-vous prêt à vous déplacer lors des horaires d’ouverture et faire la queue pour expédier un livre à 2€? Votre temps serait sans doute mieux utilisé autrement.
Mon conseil? Groupez vos ventes au maximum (ex: sur Momox).

Troisième question: Est-ce pratique pour moi?
Si vous habitez au 5ème sans ascenseur, c’est compliqué de vendre sa machine à laver, il faudra faire un geste sur le prix.
Si vous n’avez pas quelques fournitures d’avance: scotch, petits cartons, enveloppes matelassées, c’est aussi compliqué. Le mieux est de récupérer ce petit matériel. Une enveloppe à bulles coûte au minimum 50 centimes, donc il faut tenir compte de cette éventuelle dépense supplémentaire. Il arrive très fréquemment que les coûts d’emballage et d’expédition soient supérieurs au prix de l’article.
Par principe, je fais payer le juste prix aux acheteurs et je ne veux pas sponsoriser leur achat. J’utilise au maximum les frais de port pré-payés (ex: sur Priceminister qui propose une livraison en relais-colis ou en soColissimo ou un forfait Mondial Relay sur Ebay). Tout le monde s’y retrouve.

Quatrième question: Est-ce que c’est rentable?
Vous avez donc un petit stock à écouler, le temps pour gérer la relation client, la matériel pour emballer la camelote, vous pouvez donc vous lancer!


Ce qui marche:
– faire de jolies photos, qui donnent envie et qui montrent l’article honnêtement
– donner des renseignements sur la provenance, date et lieu d’achat, le prix originel
– répondre aux questions des acheteurs, car eux aussi ont besoin d’être rassurés

Ce qui ne marche pas: 
– mettre des prix irréalistes. Non, personne ne voudra de la machine à coudre vintage de tatie Jacqueline pour 800€. Déjà que plus personne ne coud… Ne comptez pas qu’on vous la rachète à prix d’or pour la recycler en meuble de salle de bain. Ceux qui seraient tentés de se lancer dans ce type de bricolage ne mettront pas une fortune dedans.

– ne pas mettre de photo du tout.

– négliger son image de marque de vendeur: les évaluations inspirent confiance. Si vous expédiez tardivement les commandes et récoltez de mauvais commentaires, vous vendrez moins facilement après.

Les sites que j’utilise:

– E bay: le leader historique
le +: le système d’évaluation et le fait qu’on sache qui est l’acheteur (au moins, c’est du sérieux, il y a des habitués et tout se passe bien)
le -: les commissions prélevées par le site et cette tendance des dernières années à être une market place d’objets neufs et non plus une brocante virtuelle. Le site a perdu de son charme.

– Priceminister, pour les produits culturels
le +: la facilité pour poster les annonces
le -: la commission prélevée est très importante (c’est le prix de la garantie) et l’offre trop importante sur les mêmes produits, qui ralentit donc la vente (quand vous êtes 200 à vendre le même livre, difficile d’émerger – les articles qui viennent de sortir partent toujours très bien)

Vinted, pour les vêtements et accessoires

Momox: comme Priceminister, mais en grande quantité
je garde un souvenir ému de ma première vente de 95 articles. J’ai imaginé mes 95 paquets individuels et mes 95 allers-retours à la Poste que j’aurais pu m’infliger. Certes, je n’en ai pas tiré un profit maximum, mais ce fut un profit tout de même et bien moins fatigant que 95 ventes individuelles.

Je n’ai pas cité le Bon coin, n’ayant jamais eu de bonnes expériences avec. On ne sait pas qui achète, les adresses et numéros de téléphone ne sont pas vérifiés. 

Les précautions à prendre:
Évidemment, il faut se faire payer l’objet avant de l’expédier ou de le céder. Donc on encaisse le chèque avant d’expédier la babiole et on exige un paiement en cash (ou en avance sur Paypal) pour un meuble.
J’aurais tendance à préconiser de ne donner son adresse exacte qu’à la dernière minute et jamais le digicode. Le mieux est même de livrer en bas de son immeuble ou devant chez soi sans donner le code ou l’étage.
Je recommanderais aussi d’utiliser une adresse e-mail très générique et pas celle sur laquelle on cherche un travail. Les systèmes d’aujourd’hui sont reliés les uns aux autres et vous n’avez pas envie que Facebook vous suggère comme ami à la personne qui vous a acheté un frigo…
Idéalement, si le volume de ventes est important (ex: déménagement), j’utiliserais un numéro de portable jetable. Ainsi, pas de harcèlement ultérieur possible.

Voilà, je crois que tous mes conseils sont rassemblées dans ce post.

Bonnes ventes! 

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Ne gardez rien pour vos enfants… à moins qu’ils ne vous le demandent explicitement

Wake up call minimaliste!

Dans mes lectures bloguesques, je suis tombée sur cet article (en anglais) qui dit, très fermement: « Chers parents baby boomers, non, vos enfants ne veulent rien récupérer de ce qui vous appartient ». Et que cela n’en fait pas des enfants ingrats, juste des individus qui ont, eux aussi, droit de faire des choix et de prendre des décisions!

Un peu dur à avaler pour une génération, mais évident pour les moins de 40 ans! Leurs parents n’ont de cesse de vouloir leur refourguer leurs meubles, vêtements, vaisselle et autres éléments de décoration.

Cet article a trouvé une résonance particulière chez moi, avec une mère incapable de jeter quoi que ce soit et qui entasse un bordel immonde dont je n’ose prendre la mesure tellement cela me donne la nausée. Mon père ne fait pas mieux avec ses collections en tout genre et qui n’ont aucune valeur pécuniaire, ainsi qu’il l’a appris récemment à ses dépens. L’un comme l’autre s’imagine qu’ils laissent à leurs enfants un quelconque « trésor ». J’ai été très claire avec eux: je ne veux RIEN récupérer. Vraiment rien, pas même les meubles de ma chambre d’adolescente qui m’ont encombrée un temps et que je n’ai pas choisis d’ailleurs. Je n’y attache aucune valeur, ni monétaire, ni sentimentale. Ce ne sont que des objets.

Il y a 6 ans, j’ai mis dans une camionnette toutes mes affaires qui restaient chez eux et j’ai été très claire: c’était l’unique voyage. Malheureusement, ma mère n’a pas joué le jeu et a planqué diverses choses, dans le grenier, la cave, le garage, dans l’armoire de ma sœur… et je n’ai pas pu tout prendre ainsi que je le souhaitais. Bref. J’ai tiré un trait sur ces objets, qui finalement ne me manquent pas. Seules 2 choses m’auraient fait plaisir: récupérer mon blouson en jean d’adolescente et le sweat de mon école. Tant pis. Je les retrouverai peut-être un jour, ensevelis sous tellement d’autres vêtements… J’aurais changé de taille dans tous les sens et ils seront défraîchis, tachés, troués, plus à la bonne taille. Donc finalement, aucun regret.

J’aurais tellement préféré partager des centres d’intérêt avec mes parents, des expériences, des vacances… Plutôt que de les voir obnubilés par leur bazar et m’abandonner chez ma grand-mère à la moindre occasion. Et quand on les écoute, ils ont « fait des sacrifices ».

Ma mère, avec sa baraque de 4 chambres et 160 mètres carrés dont un garage, une cave et un grenier n’a de cesse de se lamenter que « c’est trop petit » pour justifier que ses 2 filles ne viennent jamais la voir. La raison est tout autre, mais bon. Il n’y a que 2 habitants et un chat. Avec mon grand studio de 36 mètres carrés, je lui réponds que ce n’est pas trop petit, c’est juste trop encombré, et bien, elle ne comprend pas! Tout simplement, elle n’imagine pas vider quoi que ce soit (hormis mes souvenirs d’adolescence qui ne lui plaisaient pas). Moi, je suis détachée de çà, ce ne sont que des objets. L’essentiel n’est pas d’avoir un service en porcelaine ou de conserver toute la layette de ses 3 enfants…

Si l’émission « C’est du propre » passait dans cette baraque, elle aurait la nausée. Quant à « un trésor dans votre maison », elle serait très déçue, car rien n’a la moindre valeur! Il parait que la mode est un éternel recommencement, mais la taille qu’on fait quand elle revient n’est pas la même et surtout, les vêtements ne sont plus faits pour durer. Soyons honnêtes, chez mes parents, c’est plutôt « la Halle aux vêtements » que Chanel. Mais ma mère ne jetterait pour rien au monde ses frusques. Comme si elle allait remonter le temps, perdre 25 kilos et porter à nouveau des minijupes. Pathétique. Et je fais 10 cm de plus qu’elle, donc aucun de ses vêtements ne me va, ce qu’elle n’a toujours pas compris, alors que j’ai fini ma croissance il y a plus de 20 ans.

En conclusion, si vous êtes de cette sorte de personne qui s’imaginent que leurs enfants vont récupérer leur armoire normande (mes parents ont imaginé me refourguer leur bibliothèque vitrine couleur acajou de 2 mètres de long alors que j’habitais un studio parisien au 4ème sans ascenseur…), soyez VRAIMENT généreux, laissez vos enfants choisir. S’ils veulent quoi ce soit, ils vous le feront savoir. S’ils ne montrent aucun intérêt pour vos babioles, c’est juste normal, et humain. Pourquoi auraient-ils les mêmes goûts que vous? Pourquoi prendriez-vous le droit de les encombrer de vos affaires?

Transmettez leur vos valeurs, partagez avec eux des souvenirs inoubliables… plutôt qu’une théière de grand mère ou une collection de livres de poche jaunis.

 
 
 
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Ce que je pense des cartes de fidélité et des offres promotionnelles

J’ai fait des études en école de commerce donc, même si je travaille dans un domaine qui n’a rien à voir, j’ai une petite idée des rouages des politiques marketing.
 
Je tenais à partager mes convictions:
– on ne dépense pas de frais publicitaires si on n’a pas dans l’idée de créer un nouveau besoin. Grosso modo, tout ce qui a besoin d’une pub à la télé ne sert à rien. A-t-on déjà vu des spots publicitaires pour le vinaigre d’alcool, le bicarbonate de soude ou les citrons bio?
– un nouveau besoin est un besoin superflu: si on vivait sans avant, il y a sans doute une bonne raison.
 
 
Les cartes de fidélité sont basées sur des raisonnements statistiques. Les consommateurs sont incités à donner leur détails personnels (âge, catégorie socioprofessionnelle, nombre d’enfants…) en échange d’avantages perçus comme avantageux: réductions, ventes privées etc.
Je reçois par exemple souvent des bons de réductions pour les croquettes du chat. Je ne les utilise que si c’est la bonne marque et le bon produit, parce ma bestiole n’aime pas le changement.
 
Il ne faut jamais perdre de vue que ces dispositifs sont mis en place pour vendre et non pas pour que vous fassiez une bonne affaire!
 
Voici donc ce que j’applique, en accord avec mes principes minimalistes:
– je ne paye jamais une carte de fidélité
– je ne détiens de cartes de fidélité que dans les magasins que je fréquente au moins une fois par mois. Cela réduit drastiquement les possibilités.
– je dématerialise le plus possible: je demande à ne recevoir d’offres promotionnelles que par e-mail et je conserve la carte sur une application smartphone
 
En conclusion, j’ai bien peu de cartes de fidélité et je fais encore plus d’économies, puisque je suis moins sollicitée!
 
 
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Lâcher-prise, arrêter d’agir selon son moi "idéal"

J’en parlais avec les livres de cuisine et avec les livres tout court. Souvent on a tendance à acheter des objets, que l’on rattache instinctivement à un « statut ».

On a des applications pour apprendre des langues étrangères sur sa tablette et on se rend compte qu’on les ouvre jamais. On télécharge de la musique gratuite légalement et on ne l’écoute qu’une fois.

Quel gâchis de temps, d’énergie, d’argent…

 
 
On fantasme, on rêve d’une autre existence. C’est bien humain, mais réellement illusoire. J’aimerais reprendre des cours d’allemand, apprendre le piano et la clarinette. Et le chant aussi, et  la cuisine, et la salsa. Mais je ne suis pas une héritière oisive sans souci matériel… Je n’ai donc ni le temps ni l’argent de réaliser les projets mentionnés ci-dessus. Donc, j’ai décidé de n’en ressentir ni souffrance, ni frustration.