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Regarder les objets du passé

Depuis 2014 et mon déclic minimaliste, j’en ai viré des choses et des choses, que ce soit des vêtements, des livres et autres produits culturels ou encore des bidules de cuisine.

J’ai donné, vendu, recyclé ou jeté jusqu’au plus soif, bien aidée par non pas un mais deux déménagements internationaux vers une île puis vers le continent.

Photo de Edward Jenner sur Pexels.com

J’ai parfois gardé des clichés de ce qui a quitté ma vie et je suis fière de ce que j’ai accompli dans le domaine. La lutte contre le bazar est constante, comme celle contre la junk food. Après tous ces challenges minimalistes, est-ce que je regrette des objets dont je me suis séparée? Dans l’écrasante majorité des cas: non! et si j’ai eu un regret, j’ai toujours trouvé un objet similaire.

J’essaye de ne plus garder des choses pour des très hypothétiques « au cas où », mais les tentations sont présentes partout, tout le temps. Il est rare qu’un nouvel objet résolve un de mes « problèmes ». Généralement il en crée un immédiat: son stockage, puis sa maintenance et finalement, sa fin de vie.

Bref, mon album photos des objets du passé ne me rend jamais nostalgique. Je me fais plutôt des remarques sur le fait que je ne me rappelais plus que j’avais tel ou tel objet chez moi et que je vis sans depuis des années sans que mon confort de vie n’en ait pati.

On n’a vraiment pas besoin de grand chose pour vivre, c’est évident. L’accumulation d’objets me semble aujourd’hui pathologique, une idée du passé. A quoi bon vivre dans une armoire géante?

A la maison, Défis, Minimalisme

10 astuces à 0€ pour faire des économies

Toujours dans ma mouvance minimaliste et dans le cadre de mon plan d’économies, je vous présente des astuces qui ne coûtent rien et qui permettent de ne pas dépenser plus que nécessaire!

1- Je garde des emballages pour mes propres envois : je ne parle pas des enveloppes matelassées ou des colis que je reçois, ça je pense qu’on le fait tous. Je mets aussi de côté des emballages divers, tels que ceux de la pâtée des chats, qui sont en carton épais. Super pratique pour mes ventes sur Vinted, plutôt que de les mettre au bac de recyclage. Je garde aussi les emballages en papier des légumes et ceux de la boulangerie pour caler le contenu de mes colis.

2- Je reporte le week-end les vêtements de la semaine, s’ils sont encore propres. Laver trop souvent les vêtements les abîme, alors je préfère en tirer le meilleur parti et allonger leur durée de vie. Cela fait faire des économies de lessive et d’électricité.

3- Je n’achète pas ce qu’il est facile d’emprunter, par exemple des livres. Dans toutes les villes, il y a des bibliothèques gratuites, elles proposent en plus souvent des livres électroniques. Plus besoin de se déplacer pendant les horaires d’ouverture.

Photo de cottonbro sur Pexels.com

4- J’utilise une banque en ligne sans frais. Pas de frais bancaires mensuels etc. Ma carte Visa Premier me coûte 0€. Certes, Boursorama m’a demandé de laisser 5000€ chez eux, mais c’est très vite rentabilisé. Ils font aussi régulièrement des offres promotionnelles sur leurs différents produits. En 2020, j’ai récupéré 200€ de cashback en plaçant de l’argent sur différents produits que j’utilisais déjà (Assurance vie, Compte d’Épargne Financière Pilotée, Compte titres). Mon code parrainage est ici: Boursorama.

5- Je ne suis pas à découvert. Ça rejoint le point d’avant. Certes, j’ai droit à un découvert sans frais pendant 30 jours, mais je préfère ne pas dépenser de l’argent que je n’ai pas. Ce n’est pas facile pour tout le monde, je sais, mais les agios coûtent une fortune, en pure perte.

6- Je fais des listes: shopping listes + to do listes. J’ai une shopping list pour les courses du quotidien, que je complète dès que je manque de pois chiches ou de flocons d’avoine. J’ai aussi une shopping list pour les vêtements et accessoires. Ma garde-robe est plutôt minimaliste, mais je renouvelle parfois des pièces. Quand quelque chose est depuis trop longtemps sur la liste, je l’enlève : si j’ai vécu sans pendant longtemps, c’est que je peux vivre sans pour toujours.

7- Je prends une gourde d’eau du robinet dès que je pars de chez moi pour quelques heures. Certes, il y a le prix de la gourde, mais on peut aussi recycler un bocal ou une petite bouteille en verre. J’évite ainsi l’achat de boissons hors domicile, qui sont chères et qui laissent derrière des emballages plastiques pas très recyclés.

8- Je récupère les bocaux des produits que j’achète. Pas tous, et je ne les garde pas tous non plus. J’aime bien ceux de la confiture Follain que j’ai ramenée d’Irlande. Je teste différents formats pour voir ce qui convient à mes besoins réels et non à mon fantasy self.

9 – Je compare toujours les prix avant de faire un gros achat, type électronique ou électroménager. Amazon n’est pas systématiquement le plus avantageux : Darty, la Fnac et la Redoute ont aussi des bons deals avec les fabricants.

10- Je fais le tri dans mes amis : exit ceux qui ne tiennent pas compte de mes contraintes et souhaits budgétaires : c’est ainsi que j’ai refusé tous les enterrements de vie de jeune fille, systématiquement organisés à l’autre bout de la France… Transport, hôtels, nourriture, activités, part de la future mariée… Tout çà, ça chiffre. Sans compter le mariage lui-même et l’inévitable cadeau pour les mariés. Sans aller faire comme Carrie Bradshaw et me marier avec moi-même, juste que, pour une fois, on célèbre mes choix de vie et qu’on participe à mes frais de vie à moi, je dis non si cela me semble trop dispendieux.

Très clairement, je ne participerai plus aux « weekends entre filles », qui me coûtent, au delà de l’aspect pécuniaire, une bonne dose de stress et de frustration. Les amitiés vieillissent parfois mal.

Je dois dire que c’est pareil pour les restaurants à plusieurs, je souhaite que le budget associé me convienne. Quitte à se contenter d’un café ou d’un verre plutôt qu’une formule complète. Évidemment, en ce moment, la question ne se pose pas vraiment. Mon budget sorties est à 0€ depuis les confinements, comme pas mal de monde, j’imagine.

Et vous, quelles sont vos astuces à 0€ pour économiser pour ce qui compte vraiment pour vous ?

Garde-robe, Minimalisme

Le cachemire c’est fini

J’ai découvert le cachemire en 2015, sur recommandation d’une amie. Auparavant, je n’étais pas très fan de laine car j’ai toujours trouvé que ça grattait.

Je me suis donc retrouvée propriétaire de 2 pulls Éric Bompard : un rose « freesia » un peu épais et un vert « rameau » très fin. Je pense que j’ai pas mal rentabilisé ces pulls, jusqu’au jour où le pull rose n’a pas survécu à une erreur de machine (et en plus il a déteint sur de la laine mérinos… Sans compter les 2 autres pulls en cachemire de moins bonne qualité qui se sont désagrégés dans le tambour ce jour-là).

Vu que la marque Éric Bompard n’est pas spécialement bon marché (plusieurs centaines d’euros à prévoir pour un pull, fabriqué on ne sait pas vraiment où), j’ai complété ma collection avec des pulls en cachemire Uniqlo (entre 59 et 89€ pièce, de mémoire) et une série de pulls et de gilets en cachemire de la Redoute (payés entre 30 et 50€ pièce, toujours en soldes et de préférence l’été). J’ai adoré cette matière, qui tient chaud, qui supporte bien l’entretien pour peu qu’on utilise la bonne lessive et le bon programme. Certains cachemires ont mieux résisté que d’autres, mais un grand nombre s’est retrouvé avec des trous, plus ou moins importants. Dans l’ensemble, je trouvais que c’était joli et sophistiqué.

La laine est issue des animaux

Suite à un griffage de chat, j’ai dû apporter le pull vert « rameau » chez un retoucheur spécialisé. Cela m’a plutôt coûté cher en temps (2 déplacements dans Paris, sans compter la visite initiale en magasin) et en argent. Il va s’en dire que les cachemires troués sont partis au recyclage, car la réparation coûtait plus cher que le produit lui-même.

Suite à mes différents tris de garde-robe, à l’aube de l’hiver 2020-2021, il restait encore ces quelques articles en cachemire dans ma penderie:

  • le fameux pull vert « rameau » Éric Bompard
  • un pull très décolleté bleu ciel La Redoute
  • un gilet noir col rond La Redoute
  • un gilet bleu roi grand décolleté la Redoute

J’ai décidé de me séparer de tout çà. D’une part, je trouve que c’est trop d’entretien et j’ai été un peu traumatisée par mon accident de lessive vu l’argent fichu en l’air. Par principe, je veux les articles qui nécessitent le moins d’entretien possible et clairement le cachemire n’est pas la bonne option. D’autre part, je ne suis pas à l’aise avec l’idée de m’habiller avec des matières animales. Je me passe de produits animaux dans mon alimentation, alors pourquoi devrais-je en consommer pour me vêtir ?

J’ai donc mis ces articles en vente sur mon Vinted (pseudo verte_pale), et je rajoute également :

  • 1 marinière 100% laine de mérinos Armor Lux (là encore un vêtement que j’ai bien rentabilisé en 5 ans mais qui m’est trop juste)
  • 1 pull en laine mérinos rouge Banana Republic avec des froufrous (le décolleté est définitivement trop décolleté)

Me restera-t-il de la laine dans ma garde-robe ? La réponse est oui: j’ai un manteau en laine bleu marine Gérard Darel (made in Lithuania) et une marinière coton-laine Armor Lux (Made in France). Le reste de mes vêtements d’hiver est soit en coton, soit en synthétique. Il en va du cuir comme de la laine chez moi: j’ai encore quelques articles à user jusqu’à la moelle (1 ceinture, quelques paires de chaussures, 1 sac à main) et soit ils ne seront pas remplacés, soit ils le seront par d’autres matières.

Je n’ai pas prévu de remplacer les vêtements en laine, cachemire ou mérinos dont je me sépare. Je ne perds pas de vue mon challenge cagnotte garde-robe.

Et vous, achetez-vous des articles en laine ? Trouvez vous que ce soit ethnique ?

A la maison

Ma première commande chez Landmade

Ouh la la, le titre ressemble à un post de vlog, sur des hauls Zara et autre Kiko… Loin de moi cette superficialité (ou du moins cette superficialité outrancière), d’ailleurs je ne fais pas de vidéo. Je suis trop vieille pour çà et le montage demande un boulot dingue.

J’ai donc passé ma première commande sur un site de slow life, si on peut dire: Landmade (non, je ne suis pas sponsorisée, ce sont mes propres sous que je dépense). Cela faisait des mois que je louchais sur leurs produits. Et même avec la perspective du déménagement international, j’ai eu envie d’investir dans des objets beaux et durables, sans plastique.

J’ai donc passé commande des produits suivants:

– un panier en maille à casier (Made in France)
 

 

 – un bloc de savon de Marseille (Made in France) et un filet à provisions (Made in France)

 
 

– une serviette de bain en lin (Made in Finlande)

 – une étole en laine couleur camel (Made in UK) 



Je suis absolument ravie de mes achats, durables, beaux et éthiques.










Journal

COP21, Demain…

Entre la COP21 et la sortie du film Demain, je me suis sentie moins seule dans mon style de vie de plus en plus conscient de mon impact écologique: consommation locale, décroissance, sobriété, simplicité volontaire, zéro déchet, végétarisme… Ces concepts se font de plus en plus grand public et pourtant, je vois tant de résistances au quotidien!

A titre perso, j’ai décidé de me séparer de ma voiture, dont je n’ai plus besoin pour aller à mon nouveau travail car j’y vais à pied. Je ne sacrifierai plus jamais ce confort. Quel bonheur de n’avoir besoin que de ses pieds, de faire la nique aux embouteillages et aux grèves des transports! Colocaliser habitat et travail, c’est le futur, comme c’était déjà le passé! Car éloigner les deux a été le début de la fuite en avant: besoin d’un véhicule, d’essence, de parking, embouteillages, stress, pollution etc.

Mon choix de quitter un job pour un autre me permettant d’être plus près de chez moi est le meilleur que j’aie jamais fait. Quel gain de temps, quelle qualité de vie! Et en plus, je suis mieux payée. Heureusement, d’ailleurs, quand je vois la note du garagiste car ma voiture doit passer le contrôle technique prochainement. Un gouffre.

Bref, je me sens de plus en plus sereine et je ne cache plus mes convictions: je suis en passe de transitionner vers un mode de vie incluant une consommation plus raisonnée, un refus du consumérisme plus affiché… Je vais bientôt faire mon coming-out de décroissante!

Je vais poursuivre ma confection maison de détergents et de cosmétiques. Et en 2016, je vais tenter les fringues d’occasion, voire l’ameublement d’occasion. Cela me fera économiser pour mes futurs projets: travailler moins, faire plus de pratiques artistiques, cultiver de la nourriture. J’ai plein de projets. Peut-être parviendrais-je également à me mettre à mon compte et à ne travailler que pour moi.

Entre le film « Demain » et d’autres documentaires passés récemment à la télé: « Ma vie zéro déchet« , « Moins, c’est mieux« , j’ai pris conscience de mes dispendieuses habitudes de déplacement pour mes vacances. J’ai donc décidé de ne plus prendre l’avion qu’une seule fois par an pour mes déplacements personnels, maximum. Je privilégierais le train pour mes autres escapades, puisque ma voiture a vocation à déserter mon box. Il y a déjà beaucoup de possibilités pas loin de chez moi. Profitons-en!

A la maison

Achat "Fabriqué en France" à base de matériau recyclable: un Sakelly Reversible

Dans mes pérégrinations consuméristes récentes, j’ai été frappée par le peu d’articles en matériau recyclé à disposition des consommateurs. Moi-même, j’ai du mal à acheter d’occasion. Mes quelques expériences (des sacs à main) ont été décevantes: photos qui ne correspondent pas, mauvais état. Pourtant, il existe des produits de bonne qualité qui viennent de « seconde main », mais je préfère regarder du côté des produits à base de matériau recyclable. Parmi eux, les articles de chez « Reversible ».

 

 
Ce qui m’a séduite? Le format généreux, la matière increvable et surtout le fait que je dispose d’un modèle unique. Mon Sakelly en bâche publicitaire a une odeur un peu bizarre, mais je pense qu’elle disparaîtra à l’utilisation. Autre point hyper positif: j’ai été livrée très vite.
 
Grande fan de sac, je me lasse aussi très vite. Voyons voir la suite!
A la maison, Minimalisme, Santé, Solo living

Achat "Made in Europe" Gourde en inox Laken

​Laken produit en Espagne. Je préfère cela à la Chine, qui a bien gagné sa vie grâce à moi, jusqu’ici.
 
Cette gourde fait 0.75L et est en inox de qualité alimentaire. Elle fait Thermos, chaud ou froid, gazeux ou citronné…
 
 
Elle remplace en tout cas mon usage quotidien de la gourde en plastoc que j’avais achetée chez Décathlon l’année passée, dont le mécanisme de fermeture est en train de rendre l’âme. J’avais d’ailleurs échangé une première gourde, qui fuyait. Elle ne se fait plus chez Décathlon, en fait.
 
La gourde Laken se ferme en vissant un capuchon en plastique (difficile d’éviter pour ce type de produit) sur son large goulot (un de mes critères d’achat), ce qui la différencie de mon bidon de randonnée Quechua en aluminium, qui est juste une tannée à ouvrir et à fermer (la gourde qui se vide dans le sac à dos, c’est moyen) et dont la peinture a pris quelques accrocs. J’ai donc opté pour une gourde sans peinture, j’espère donc qu’elle vieillira mieux.
 
 
 
 

A la maison, Garde-robe

Achat "Fabriqué en France": des chaussettes Archiduchesse

La marque Archiduchesse fabrique de chouettes produits colorés, pour tous les goûts et en France!


Pour passer l’automne et l’hiver au chaud, j’ai commandé quelques paires (frais de port offerts au delà de 42 € d’achats).


Joli packaging avec un autocollant tête de mort-chaussettes avec…


… des conseils toujours utiles!
Garde-robe

Achats durables: 2 pulls Eric Bompard

Je ne sais pas si on peut considérer ces 2 achats comme éthiques. En tout cas, moi, je les vois comme « durables ». Un cachemire bien entretenu peut en effet durer jusqu’à 20 ans.

J’ai toujours trouvé difficile d’acheter des pull-overs en matière naturelle pour l’hiver. La coupe n’est jamais bien, la maille se défait, les coutures s’usent à vitesse grand V. Je ne compte plus le nombre de pulls qui n’ont duré qu’une saison, voire 2 au maximum.

Donc j’ai décidé d’investir dans ces 2 pulls, que j’ai achetés en magasins d’usine. Le prix boutique non soldé est tout de même important. Ce sera donc une expérience: ne pas avoir froid tout en restant chic.
A la maison, Journal

Consommation durable – mes objets que j’ai depuis longtemps

J’ai une tendance à l’accumulation mais pas au gaspillage. Du coup, j’ai chez moi des objets d’une stupéfiante longévité:

 
– une tasse « mug » avec des cœurs, achetée en 1998: mon premier achat quand j’ai pris mon premier appartement toute seule.
 
– une bouilloire Philips achetée en 1998, dont je me sers tous les jours. Elle était fabriquée en Angleterre. Pas sûr que l’usine existe encore.
 
– un sèche-cheveux Calor, acheté en 2002. Honnêtement, je ne m’en sers pas souvent car je préfère la brosse chauffante Babyliss que j’ai achetée en 2005, en parfait état de marche également. Les deux sont « Made In China ». Je crois que je vais me séparer de mon sèche-cheveux à la brocante.
 
– un tabouret Ikéa, acheté en 2002, quand j’ai découvert l’enseigne. Il a résisté à tous mes déménagements mais j’ai dû le customiser pour le garder en état.
 
– un grille-pain Seb, Made In France, acheté en 2002, qui tient toujours la route!
 
– une clé USB de 128 Mo, achetée en 2003. Elle m’avait coûtée 70€, soit une grosse somme pour l’étudiante que j’étais. Elle avait la capacité de 100 disquettes de l’époque, soit une jolie performance. Maintenant les clés USB ne valent plus grand chose, j’en ai récupérées plusieurs en cadeau. J’en ai acheté une de 128 Go en 2013 pour le même prix que son aînée mille fois plus petite en termes de capacité. Soyons honnête, j’utilise peu ma vieille clé USB, dont la capacité est juste riquiqui au vu des standards d’aujourd’hui!